Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

09/11/2007

"En Belgique, la salive coule, mais pas le sang"

Ancien premier ministre en 1981, le chrétien-démocrate flamand Mark Eyskens estime que le vote flamands contre francophones intervenu mercredi 7 novembre à la Chambre des députés touche à "l'épine dorsale" du fédéralisme belge. "Bruxelles-Hal-Vilvorde est non seulement un problème éminemment technique mais une clé du compromis conclu dans les années 1960 et symbolisé par la frontière linguistique. Derrière ce qui peut ressembler à une bagarre de village, il y a un véritable conflit frontalier entre deux communautés", juge-t-il.

Assiste-t-on au prélude d'un éclatement du pays ? M. Eyskens, un intellectuel souvent critique, n'y croit pas. "La Belgique est coriace, et presque inséparable parce qu'inextricable." Le pays a connu d'autres crises, peut-être plus passionnelles. Il cite la "question royale", quand Flamands et Wallons se sont affrontés à propos du retour sur le trône du roi Léopold III, après la seconde guerre mondiale ; l'affaire de l'université de Louvain, avec l'expulsion des francophones en 1968 ; ou l'épisode des Fourons, une commune rattachée contre son gré à la Flandre et qui voulait réintégrer la Wallonie.

 

"ENDIGUER LE VIRUS"

 

M. Eyskens, qui fut ministre de 1979 à 1992, redoute une radicalisation des deux camps. "Parce que l'on explique plus les vrais enjeux aux gens. Parce que, dans ce pays où l'on a un scrutin tous les deux ans, le monde politique n'a plus le courage d'être courageux et de faire accepter les mesures nécessaires. Parce que certains se montrent irresponsables." Toutefois, souligne-t-il, "nous ne sommes pas en Irlande et, en Belgique, la salive coule, mais pas le sang".

Comprenant l'inquiétude à l'étranger, la jugeant même "salutaire", M. Eyskens estime qu'un avertissement des pays voisins inciterait peut-être des responsables flamands à se montrer plus raisonnables. "Il n'y aura sans doute aucune immixtion des institutions européennes, sauf si nous n'avons toujours pas de gouvernement à la fin de l'année. Dans ce cas, on nous invitera peut-être à mettre un terme à nos enfantillages."

Partisan d'un fédéralisme d'union, M. Eyskens estime que le coup de force flamand est "un coup d'épée dans l'eau, un symbole". Ce vote aura un effet, selon lui, mais essentiellement psychologique : en vertu des mécanismes constitutionnels, les francophones pourront organiser le blocage pendant plusieurs mois. "Espérons, dès lors, que ce qui s'est passé soit plutôt une catharsis, un moyen d'endiguer le virus du rejet de l'autre, qui s'insinue dans une partie du corps social."

Source: Le Monde http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-976014@...

07:36 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Belgique

Commentaires

je suis indignée par le geste de provocation des politiciens flamands, le reich n'est pas loin, hitler aussi était beau parleur et quand il a été élu, il a fait ce qu’il voulait de son pouvoir, il s'est imposé. Comme les partis flamands aujourd'hui. Bhv n'est qu'un dossier stratégique pour la flandre ce qu'ils veulent c'est bruxelles la capitale de l'europe, pour une domination plus grande des flamands sur les francophones, c'est du racisme linguistique, qui petit à petit va évoluer vers un racisme général. Après la langue ce sera la couleur des yeux et des cheveux les origines ethniques. Ne fermons plus les yeux sur un extrémisme croissant des partis flamands, ils ne se sont pas gênés la diplomatie n'est pas leur fort ce qui prouve bien qu'ils sont antidémocrates. Les politiciens sont avant tout là pour penser au bien être de la population belge et pas seulement au bien être d'une seule communauté, car nous sommes tous belges . Le bien-être passe par la résolution des problèmes socio économiques. N'oublions pas que tout augmente le pouvoir d'achat est en diminution la précarité est de plus en plus importante et ce n'est pas le voisin francophone qui en est responsable. Comme hitler a tenu responsable les juifs de tout ce qui n'allait pas. Tout ceci doit cesser car nous allons vers une dictature linguistique. Les actes racistes perpétrés à anvers par un jeune pro néo nazi n'est que le reflet du racisme profond de la flandre.
Ne nous laissons pas faire luttons contre cet extrémisme grndissant

Écrit par : karin | 09/11/2007

Les commentaires sont fermés.