Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

12/11/2007

Défense de cracher par terre et de parler breton

3d75e7dbef78f875f7cc337be5138241.jpg

10:25 Publié dans Bretagne | Lien permanent | Commentaires (61) | Tags : Bretagne, breton, Breizh

Commentaires

Pfff, c'est un mensonge, une manipulation politique et identitaire cette affiche. Elle n'a jamais existé, elle a en plus été fabriqué par un groupuscule d'extrême-droite... Bravo les références...
http://pagesperso-orange.fr/fanch.broudic/articles/interdit.parler.html

Écrit par : DJIDJI | 20/11/2007

Monsieur,

Vous prétendez que cette affiche serait un faux. Nous demandons à nos correspondants de poursuivre l'enquête menée par Fanch Broudic.
Nous tenons à souligner la répression faite à l'usage de la langue bretonne à l'école, comme en ont avéré les faits.
Je peux attester personnellement, pour l'avoir entendu de la bouche de mon grand-père, que l'usage du breton était interdit dans les écoles de la République en Bretagne dans les années 1900.
Le traitement que le maître infligeait à l'élève surpris à parler breton à l'école était le "symbole": non seulement on lui accroche le symbole (un sabot) au cou, mais "si l'enfant n'a pas réussi avant la fin de la classe à dénoncer quelqu'un d'autre, il le traîne sous le préau et lui fait épeler l'écriteau : Défense de cracher et de parler breton".
Avec nos sincères salutations

Écrit par : Henri Baillavoine | 20/11/2007

Monsieur

Je note plusieurs erreurs (ou malvaillances ?) dans votre article :

1) Vous ethnicisez un fait social: vous présentez les Bretons en tant que victimes des Français. Or il ne s'agit pas d'une interdiction française contre les bretons, mais d'une interdiction de la bourgeoisie (parisienne mais aussi bretonne) envers l'ensemble de la population paysanne (française donc bretonne).

2) Toujours dans le domaine de la victimisation : Vous semblez isoler la Bretagne comme si la Bretagne avait été la seule région de France à avoir subit ces interdictions. Or l'ensemble de la population paysanne (bérrychonne, picarde, francillienne...) a subit ce genre d'interdiction.

3) "LE" breton n'a jamais été interdit en tant que tel. Il y avait une série de dialectes bretons et romans, différents d'un village à l'autre, qui ont été interdit à l'école. Mais la langue bretonne, en tant que telle, n'existait plus depuis bien longtemps.

4)Vous n'indiquez pas le contexte de ces interdictions : L'école gratuite et obligatoire, du plus pauvre paysan au plus riche petit bourgeois. C'est un noble objectif qu'il faudrait rappeler lorsque l'on parle d'interdiction des dialectes.

Enfin Fanch Broudic est incontestablement un défenseur de la culture bretonne ; mais entre la défense légitime d'un patrimoine culturel et la manipulation politique et identitaire, il y a un pas que Fanch Broudic ne franchit pas.

Bien à vous

Écrit par : DJIDJI | 20/11/2007

Monsieur,

Je répondrai brièvement car nos lecteurs et amis risqueraient de se lasser.
1) Oui, les Bretons ont été spoliés, étouffés, submergés, par les Français, l'état français, la langue française. Le jacobinisme parisien n'en est que le summum.
2) Non, je ne victimise pas les Bretons, je parle au nom de tous les peuples victimisés par la France. Un ami Catalan m'a un jour montré une photo. Elle représentait le mur d'une école, un vieux mur, d'une vieille école aujourd'hui démolie. Il y était écrit, en grosses lettres noires: "Défense de parler patoit".
3) Faux. La langue bretonne, comme toutes les langues, présentaient plusieurs parlers locaux. Tous ces dialectes ont été unifiés en KLT, et l'on parle maintenant un breton "peurunvan", totalement unifié ou écriture « zh », le digramme "zh" ayant été pris comme symbole de la réunification nationale du vannetaise et des autres dialectes (Breizh = Bretagne)
4) La disctinction que vous introduisez entre le petit paysan pauvre et le fils de bourgeois riche est en dehors du sujet
Quant à Fanch Broudic, il a une opinion, celle que le breton est en train de mourir. Ce n’est pas la mienne. Nous n’avons pas forcément la même façon d’entrevoir la suite des choses pour la Bretagne, mais nous avons tous deux envie d’en faire quelque chose.

Écrit par : Henri Baillavoine | 22/11/2007

Je ne voudrais pas lasser vos lecteurs (ou vous-même), mais vos lecteurs n’apprécieraient, sans doute, pas que vous ne leur apportiez qu’une information partielle (et partiale) . Je vous écris aussi rapidement car cette façon de communiquer par « commentaires » n’est pas appropriée.


1) Faux. Il est sans doute agréable de se complaire dans la victimisation, mais il n’y a jamais eu aucun crime français envers les Bretons. Les Bretons, dans leur ensemble et depuis qu’ils sont français, ont toujours participé de leur plein gré à l’Etat français, à son système et à ses valeurs. Pour faire bref : il y a plus de Bretons qui soient mort pour la France que contre elle...

2) Je ne conteste pas l’interdiction des patois. Ce que je dis c’est que la bourgeoisie « catalane », comme la bourgeoisie bretonne, soutenait cette interdiction au profit du français. Il ne s’agit dons pas là d’une oppression des Français sur les « Catalans » et les Bretons mais d’une question sociale (bourgeoisie >< paysannerie). Ce que je dis aussi c’est que cette interdiction de parler patois s’appliquait également aux français « ethniques » : ceux du Berry, de Picardie… Il n’y a donc pas de dimension spécifiquement anti-bretons ou anti-catalans ; ni de dimension particulièrement pro-français.

3) Le breton KLT a été unifié pour al première fois en 1908 (par des personnalités au passé sulfureux), soit bien après l’instauration de l’Education Nationale. (Il existait un breton juridique « unifié » auparavant, mais il a disparu, de mémoire, au 11ème siècle). Il n’y a donc, comme je disais au précédent commentaire, pas une interdiction spécifique à la LANGUE bretonne mais à l’ensemble des patois (breton, germanique d’oïl ou d’oc) qui recouvraient l’entierté du territoire français sans acharnement particulier sur l’un ou l’autre dialecte.

4) Je voulais simplement, et c’est ce qu’il y a de plus important (!), rappeler le contexte : une éducation gratuite et obligatoire pour tous dans une optique de promotion social et d’égalité des chances. C’est un noble objectif qu’il faut souligner. Bien plus noble que celui des obscurantistes qui préféraient maintenir les villageois dans l’ignorance de la langue nationale et donc de leurs droits élémentaires

Écrit par : DJIDJI | 22/11/2007

Pour en revenir à Fanch Broudic, j'ajouterais qu'utiliser des apocryphes comme ce panneau et sans rappeller le contexte de l'époque me semble malhonnête et contraire à la défense de la langue bretonne.

Écrit par : DJIDJI | 22/11/2007

Des tonnes d'écrits ont été publiés sur les sujets que vous soulever. Il ne me reste plus qu'à vous inviter à acheter une bibliothèque complète.

1) Le premier crime fut l'annexion de la Bretagne, d'abord par le traité du Plessix Macé, puis, puis surtout l'annexion pure et simple faite lors de la nuit du 4 août 1789, par la République Française.
Extrait: Pourtant, lors de la nuit du 4 août, dont la préparation revient au Club Breton (le président de la séance est Le Chapelier, député de Rennes), les députés bretons du Tiers acceptent, gênés et avec des réserves malgré tout, de renoncer aux libertés bretonnes, alors qu'ils avaient reçu la charge " d'employer leur zèle pour (les) maintenir et les conserver " (sénéchaussées de St-Brieuc, de Dinan, etc...). Les députés du clergé, eux, refusent cet abandon. A vrai dire, seul, le député de Lorient Delaville Le Roulx (né en Berry) déclare pouvoir, sans aucune réserve, " déposer nos privilèges entre les mains de la Nation ". Ce même député intervient aussi pour réclamer la suppression des privilèges de la Compagnie des Indes, ce qui ruinera complètement, après 1790, l'activité du port du commerce de sa ville (dont les installations seront ainsi récupérées par la Marine militaire).
Je vous accorde donc que c'est par la traîtrise de l'un de ses enfants que la Bretagne fut rattachée à la France.
Lorsque vous dites "Pour faire bref : il y a plus de Bretons qui soient mort pour la France que contre elle... " je ne sais pas si vous mesurez le caractère ignominieux de votre reflexion. Oui, nombre de bretons sont morts pour la France, et n'ont pas à en rougir. Nombre de fusilliers-marins bretons sont morts à Ypres, pour la Belqique et sont honorés en Flandre.

2) Je vous accorde que la bourgeoisie bretonne, catalane, irlandaise ou belge se sont comportés comme des pignoufs.

3) Allez parler d'autonomie à un Berrichon??? Vous confondez "nation" et "terroir".

4) Le fait que le KLT ait été la première tentative ne vous autorise pas à décréter que cette réussite ait été le fait de "personnalités au passé sulfureux". C'est toujours la vieille histoire des Bretons Nazis que vous voulez ressortir?
Votre thèse est celle de Françoise Morvan. Donnez donc la référence de l'ouvrage de cette dame: LE MONDE COMME SI ; NATIONALISME ET DERIVE IDENTITAIRE EN BRETAGNE

Écrit par : Henri Baillavoine | 23/11/2007

Au sujet de cette affiche "Défense de cracher par terre et de parler breton", Monsieur Djidji m'avait demandé mes sources.
Son accusation était très claire. Je cite Monsieur Djidji: "Elle n'a jamais existé, elle a en plus été fabriqué par un groupuscule d'extrême-droite... Bravo les références..."

Je donne donc aujourd'hui mes sources (ci-dessous):

Agence Bretagne Presse
www.agencebretagnepresse.com/
Depeche : Quimper/Kemper le 7/11/07
Source : ABP
De notre correspondant: Angèle JACQ
Interdit de parler breton ou de cracher par terre
A ti ar vro Kemper, jusqu'au 16 novembre.

Découvrir cette exposition c'est faire un saut de trois mille ans dans un passé qui nous livre le voisinage des mots qui ont voyagé avec leurs
locuteurs depuis les steppes du confins de l'Inde jusqu'aux rives de la Manche et de l'Atlantique. Au fil de leur émigration vers - et à travers - le continent européen, les mots ont évolué mais gardé des cousinages étonnants. Les découvrir, c'est découvrir nos racines au sens strict du terme. Les vicissitudes et les répressions que notre langue a dû affronter pour être encore là, et être toujours décidée à exister contre vents et marées.

Afin de ne pas déflorer le sujet et laisser à toux ceux qui voudraient encore passer par cette exposition de grande qualité, œuvre de «Preder», citons cette analyse d'un universitaire, mise en exergue : « L'idée que le breton serait un descendant direct du gaulois est revenu
périodiquement sur le devant de la scène au cours du 19 ième et 20 ième siècle. C'est une idée force de l'idée anti-bretonniste : c'est le
cheval de bataille de qui ne voient dans l'identité bretonne qu'une forme de l'identité française, la Bretagne étant seulement plus
celtique que les autres provinces françaises puisqu'elle a gardé l'idiome ancestral. L'idéologie bretonniste a elle aussi nourri des
positions peu scientifiques. Cette querelle annonce deux courants culturels bretons de l'époque moderne : les courants loyaliste et
nationaliste. »

L'exposition - gratuite - est à visiter jusqu'au 15 novembre prochain.
Elle vaut le détour. Aussi prévoir environ 1 h 30 afin de bien en faire le tour, découvrir les fabuleux parcours historiques, comparer les mots
bretons d'aujourd'hui avec ceux d'hier ; les mots utiliser dans le passé comme maintenant par d'autres peuples européens que ces langues
soient peu ou grandement répandues : on s'aperçoit alors que parler des langues indo-européennes n'est pas un vain mot et que les Européens sont frères.

Télécharcher l'affiche grand format « Interdit de parler breton ou de cracher à terre » [Voir le site]

Angèle Jacq est une écrivain bilingue. Elle a publié "Les braises de la liberté", les "Légendes de Bretagne" et "Le voyage de Jabel"," Ma
langue au chat", "Il n'avait que leurs mains" et "Un brassard et des sabots"

Écrit par : Henri Baillavoine | 25/11/2007

On peut discuter sans fin du passe mais la realite est la: aujourd'hui autant qu'hier (meme si c'est de maniere plus sournoise) la France decourage l'usage du breton (et des autres langues de peuples autochtones non francais).

Que doivent faire les Bretons? Regagner leur independance volee en 1532. Ils auraient ainsi un bel avenir devant eux , ainsi que leur langue. en France ils ne peuvent que moisir.

Tout le reste est de peu d'improtance. Laissons les Francais discuter de ce qu'ils veulent entre eux et reconstruisons notre pays entre nous.

Écrit par : Gwen | 03/12/2007

Breizhiz, kouezhomp d'an daoulin, hag hep fallgaloni, pedomp Jezuz da gemer truez ouzh hor Bro-ni. breizh diskaret, ur piled nebeutoc'h a skedo; War aodoù ar c'hoarnaouog na tenval e vezo! Breizhiz, pedomp a galon ma vro, adsavet Breizh en he c'haer,evel gwechall, gant he yezh hag he feiz!

Écrit par : Breizh digabestr! | 03/12/2007

Ya, Breizh ha Feiz !

Écrit par : Henri Baillavoine | 03/12/2007

Chers amis,

Vous confondez bretagne et Basse-bretagne. La bretagne ne fut jamais majoritairement bretonnante et la régression de la langue bretonne a débutée au XIe siècle. Et le français fut officiel en bretagne avant le reste du royaume.

La répression du breton ne permis pas de réduire la langue bretonne mais c'est paradoxalement alors qu'il n'y avait plus d'interdiction dans les années 50 que les bas-bretons sont massivement passé du breton au français pour des raisons très diverses (voir les travaux de Fanch Broudig).

La phrase "interdit de parler breton et cracher français" est une invention. Toutes les affiches découvertes portant cette mention se sont avérées être des faux. Pourquoi utiliser des faux pour défendre la langue bretonne?

Écrit par : francois | 20/05/2008

Ah oui?
Et vous avez des preuves de ce que vous avancez, ou vous êtes simplement payé par le jacobinisme français?

Écrit par : Jean-Louis Le Meur | 21/05/2008

euh je suis un peu choquée par vos commentaires... Vous voulez savoir ce qui se passe en Bretagne? hé bien ce qui se passe c'est que la moitié des bretons ne se considèrent pas français, mais ils ont oublier ( on les à forcés à oublier) qu'ils sont breton.Sa me met un peu hors de moi que des français discutent le fait qu'en Bretagne on à été forcés de s'assimiler au peuple français. Voilà voilà, je n'ai pas votre culture et tout, moi je parle juste au nom des gens que j'ai autours de moi.

Écrit par : breizh dieub | 08/06/2008

Breizh Dieub, est ce que votre remarque "Sa me met un peu hors de moi que des français discutent le fait qu'en Bretagne on à été forcés de s'assimiler au peuple français" s'adresse à François? (voir commentaire précédent).

Si oui, je dois dire que nous ne savons pas si François est français, belge ou autre....

Écrit par : Jean-Louis Le Meur | 10/06/2008

Cher François,

>>Toutes les affiches découvertes portant cette mention se sont avérées être des faux.

Savoir si cette affiche est vraie ou fausse n’a finalement que peu d’intérêt. Le fait que les langues régionales aient été interdites dans les écoles sous la 3eme République (et les enfants punis pour avoir parlé ces langues) est quand même bien documenté. Pour ma part, j’ai entendu mes grands-parents en parler.

Lors d’un débat récent à l’assemblée nationale, un député catalan déclarait aussi que dans certaines écoles on pouvait voir des inscriptions ‘parlez français’ accolées à ‘soyez propres’. On peut voir une photo sur ce site :

http://marguerite.aroles66.free.fr/page11/page11.htm

>>mais c'est paradoxalement alors qu'il n'y avait plus d'interdiction dans les années 50 que les bas-bretons sont massivement passé du breton au français pour des raisons très diverses (voir les travaux de Fanch Broudig).
Ouais mais d’abord ce serait plus juste de dire les choses comme ça : ‘à partir des années 50, les bas-bretons choisissent d’élever leurs enfants en français (mais souvent continuent à parler breton entre eux et avec leurs relations)’. Vous faites référence à la loi Dexionne de 1951 sur l’enseignement des langues régionales mais ça serait malhonnête de ne pas rappeler que :

1) la transmission du français aux enfants a commencé plus tôt. J’ai entendu de parler de cas dans les années 1930. 1950, c’est plutôt l’accélération du phénomène que sa naissance. Et les parents qui dans les années 1950 choisissaient de transmettre le français à leurs enfants étaient justement ceux qu’on avait puni 15 ou 20 ans plus tôt (et qui avaient portaient la ‘vache’ ou le ‘symbole’) pour avoir parlé breton à l’école.

2) la loi Dexionne ne changeait rien au fait que le breton restait marginalisé dans la vie publique, les media etc… (ex : à la radio seulement ~20 minutes d’émission en breton par… semaine). Et cette marginalisation était le fruit d’une longue politique d’unification linguistique menée dans les décennies précédentes.

3) même dans l’enseignement, avec cete loi la place du breton restait marginale (~1 heure par semaine en option). Et elle restait je crois complètement absente de l’école élémentaire. Le dilemme restait donc le même pour les parents. Transmettre à leur enfant leur langue maternelle et l’envoyer quelques années pus tard apprendre à lire et écrire dans une école qui utilise exclusivement une autre langue. Ou lui parler en français.

La loi Dexionne ne changeait finalement pas grand-chose. Et il faut être aveugle pour ne pas voir de lien entre l’interdiction/marginalisation du breton et son déclin. Même Fanch Broudic (qui n’est pas vache avec l’Etat français) juge le rôle de l’Etat ‘déterminant’. Pour être exact, il dit ‘déterminant mais pas suffisant’. Une formule un peu curieuse qui n’est pas sans rappeler une autre expression encore plus curieuse : ‘responsable mais pas coupable’…

Écrit par : Jean | 13/06/2008

A lire sur le bulletin des bibliothèques de France :

‘Il existe un incunable breton, le Catholicon, imprimé à Tréguier en 1499; il s’agit d’un dictionnaire trilingue, breton-français-latin, destiné aux clercs et aux étudiants. Entre 1500 et 1789, on a recensé plus de 1 500 livres imprimés en breton, littérature religieuse, dictionnaires et grammaires, textes satiriques, poésie, théâtre… Certains ouvrages connaissent de multiples éditions successives, 71 pour le Colloque de Quiquer, petit manuel de conversation français-breton (au format poche), dont la première édition date de 1626 pour durer jusqu’en 1915 !’

http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/frontoffice/2007/03/document.xsp?id=bbf-2007-03-0036-006/2007/03/fam-dossier/dossier&statutMaitre=non&statutFils=non#AppelNote14

1500 livres imprimés en breton entre 1500 et 1789… Pas trop mal pour une langue qui est supposée avoir disparue (enfin c’est Djidji qui nous le dit) au 11eme siècle… :-)

Djidji, vous ne voulez voir qu’un fait social dans l’interdiction des langues régionales. Et vous accusez la bourgeoisie d’en être responsable.
Moi je pensais que sous la 3eme République, le choix des méthodes et des langues d’enseignement dans les écoles publiques de relevait bien du ministère de l’Instruction Publique et du gouvernement de la République Française.
Et pas des Cellules d’Action Bourgeoises Anti-Ch’ti de Bergues, ni du Club des Friqués Francophones de Perpignan…

Écrit par : Jean | 13/06/2008

Ma grand mère née à la fin du XIXe (1990) a subit dans une école de Brest la punition faite à ceux qui était surpris à parler breton. avoir le sabot pendu au cou et la malveillance était que pour s'en débarrasser il fallait le refiler à une autre. Et celle qui l'avait à la sortie de l'école le retrouvait le lendemain matin. Cela l'avait tellement marquée que lorsque sa mère à commencer à m'apprendre le breton elle était paniquée. Elle ne voulait plus que je rende visite à sa mère.
C'est curieux mais dès que l'on se pleint avec raison on fait de la victimisation. La victime est toujours coupable. La grand mère de mon mari dans une autre région n'a pas eu ce genre de problèmes.

Écrit par : meven | 27/07/2008

Monsieur DJDJi,
Ce que vous racontez sur l'école publique gratuite et obligatoire est partiellement faux car en haute normandie peu d'enfants se rendaient à l'école. Faites des recherches généalogiques et vous verrez les commentaires des instituteurs ayant en plus les fonctions de secrétaire de mairie et de chroniqueur du village.

la plupart de mes ancêtres bretons savaient lire et écrire bien avant votre école laique et obligatoire. Ils étaient cultivateurs ou pêcheurs. Après le passage de combes boucoup de petits villages n'avaient plus d'enseignants (lisez les archives) ni d'école. L'on prenait n'importe qui pour en faire office. mais si possible une personne ne parlant pas breton dans la partie bretonnante de la bretagne. Monsieur prenez donc la peine d'aller dans les mairies lire les comptes rendus des réunions des conseils de l'époque, le sujet est évoqué.
C'est beaucoup plus juste que toutes les déclarations idéologiques sur la grande oeuvre de ....etc....

Écrit par : meven | 27/07/2008

Je suis toujours étonné par cette victimisation des Bretons. En tous les cas, je suis reconnaissant à l'école républicaine enseignée en français de m'avoir "sorti" de la misère ouvrière même si le patron de mon père parlait breton. Le patron qui parlait le breton (local !) n'augmentait pas le salaire pour autant et le licenciement n'en était pas moins insupportable.

Écrit par : paul | 14/10/2008

Je ne vois pas le rapport entre le fait de parler breton (local *) et le duo salaire/licenciement.

Je connais au moins un patron italo/belge, parlant l'italo/belge, qui a astucieusement déclaré la faillite de son entreprise, et s'est sauvé avec la caisse de façon à ne pas verser les salaires de ses employés.

Je n'en tire pas pour autant la conclusion hâtive que les patrons italo/belges sont des crapules et que les employés sont des victimes.

Écrit par : lug | 15/10/2008

Si cette affiche a réellement existé, et qu'elle est invisible ou introuvable aujourd'hui, cela peut vouloir dire que ses exemplaires originaux ont été détruits ou mis sous le boisseau... ce qui ne serait pas étonnant de la part des jacobins modernes, désireux de redorer le blason de leur prédécesseurs, et de ne pas présenter le flan d'un des piliers de leur idéologie à la critique populaire d'aujourd'hui...

Écrit par : Jean-Loup LE CUFF | 20/01/2010

Si cette affiche a réellement existé, et qu'elle est invisible ou introuvable aujourd'hui, cela peut vouloir dire que ses exemplaires originaux ont été détruits ou mis sous le boisseau... ce qui ne serait pas étonnant de la part des jacobins modernes, désireux de redorer le blason de leur prédécesseurs, et de ne pas présenter le flan d'un des piliers de leur idéologie à la critique populaire d'aujourd'hui...

Écrit par : Jean-Loup LE CUFF | 20/01/2010

cette affiche fut celle de la propagande franc-maçonnique anti-bretonne! mes parents m'en ont souvent parlé !

Écrit par : Le Goff | 27/03/2010

La franc-maçonnerie en France, c'est l'équivalent du "politiquement correct" aux USA. C'est ce qui reste des valeurs démocratiques après digestion par des lobbyistes bureaucrates inquisiteurs. Ils vous les transforment en normes, en directives officielles, en vérifications, en interdictions diverses, en positions de principe, au point que ces pauvres valeurs en perdent leurs couleurs d'origine.

Écrit par : Henri Baillavoine | 28/03/2010

je suis tombé ici par hasard
la force de la terre de bretagne et sa beauté sont dans le coeur des hommes qui la defendent et lui rendent son honneur
oui interdit de cracher par terre et de parler breton
et non je suis pas francaise mais bretonne
la bretagne est toujours libre dans nos coeurs meme si l'histoire ne nous a pas permis de choisir notre destinée

Écrit par : nolwenn | 25/05/2010

Respect, Nolwenn.
Ici, nous sommes tous d'accord avec vous

Henri

Écrit par : Henri Baillavoine | 10/06/2010

Vive la Bretagne et sa belle langue unifiee, mais a bas les faux aux buts natioalistes:
"Ainsi, récemment il a été affirmé que le « Musée Rural de l’Éducation de Bothoa » à Saint-Nicolas-du-Pélem dans les Côtes-d'Armor possédait une telle affiche or après enquête ce musée ne possède aucune affiche portant une telle mention[19]. Fañch Broudig qui a mené une étude sur le sujet a conclu à un faux pour un autre cas impliquant le Musée de l'École Rurale de Trégarvan[20]:

« Autant le principe édicté en 1897 par l’Inspecteur d’Académie du Finistère, Dosimont, selon lequel pas un mot de breton ne devait être prononcé ni en classe ni dans les cours de récréation est couramment référencé, autant il est difficile de retrouver trace de l’interdiction « de cracher par terre et de parler breton » (…) Sous réserve d’inventaire complémentaire, il faut considérer que la phrase que l’on brandit désormais comme un contre-slogan est, historiquement, une extrapolation. » "

http://fr.wikipedia.org/wiki/Breton#Politique_scolaire_sous_la_IIIe_R.C3.A9publique

amicalement

Olahus, Roumanie

Écrit par : olahus | 31/08/2010

" Si l'on veut comprendre la Vendée, qu'on se figure cet antagonisme : d'un côté la révolution française, de l'autre le paysan breton.
En face de ces événements incomparables, menace immense de tous les bienfaits à la fois, accès de colère de la civilisation, excès de progrès furieux, amélioration démesurée et inintelligible, qu'on place ce sauvage grave et singulier, cet homme à l'œil clair et aux longs cheveux, vivant de lait et de châtaignes, borné à son toit de chaume, à sa haie et à son fossé, distinguant chaque hameau du voisinage au son de sa cloche, ne se servant de l'eau que pour boire, ayant sur le dos une veste de cuir avec des arabesques de soie, inculte et brodé, tatouant ses habits comme ses ancêtres les Celtes avaient tatoué leurs visages, respectant son maître dans son bourreau, parlant une langue morte, ce qui est faire habiter une tombe à sa pensée, piquant ses bœufs, aiguisant sa faulx, sarclant son blé noir, pétrissant sa galette de sarrasin, vénérant sa charrue d'abord, sa grand-mère ensuite, croyant à la sainte Vierge et à la Dame Blanche, dévot à l'autel et aussi à la haute pierre mystérieuse debout au milieu de la lande, laboureur dans la plaine, pêcheur sur la côte, braconnier dans le hallier, aimant ses rois, ses seigneurs, ses prêtres, ses poux ; pensif, immobile souvent des heures entières sur la grande grève déserte, sombre écouteur de la mer.

Et qu'on se demande si cet aveugle pouvait accepter cette clarté .
Depuis deux mille ans, le despotisme sous toutes ses espèces, la conquête, la féodalité, le fanatisme, le fisc, traquait cette misérable Bretagne éperdue ; sorte de battue inexorable qui ne cessait sous une forme que pour recommencer sous l'autre. Les hommes se terraient.
L'épouvante, qui est une sorte de colère, était toute prête dans les âmes, et les tanières étaient toutes prêtes dans les bois, quand la république française éclata. La Bretagne se révolta, se trouvant opprimée par cette délivrance de force. Méprise habituelle aux esclaves.

C'étaient des clans, comme en Écosse. Chaque paroisse avait son capitaine. Cette guerre, mon père l'a faite, et j'en puis parler.
La Vendée a fini la Bretagne
La Bretagne est une vieille rebelle. Toutes les fois qu'elle s'était révoltée pendant deux mille ans, elle avait eu raison ; la dernière fois elle a eu tort. Et pourtant au fond, contre la révolution comme contre la monarchie, contre les représentants en mission comme contre les gouverneurs ducs et pairs, contre la planche aux assignats comme contre la ferme des gabelles, quelque fussent les personnages combattants (...), c'était toujours la même guerre que la Bretagne faisait, la guerre de l'esprit local contre l'esprit central.
Ces antiques provinces étaient un étang ; courir répugnait à cette eau dormante ; le vent qui soufflait ne les vivifiait pas, il les irritait. Finistère, c'était là que finissait la France, que le champ donné à l'homme se terminait et que la marche des générations s'arrêtait. Halte ! criait l'océan à la terre et la barbarie à la civilisation. Toutes les fois que le centre, paris, donne une impulsion, que cette impulsion vienne de la royauté ou de la république, qu'elle soit dans le sens du despotisme ou dans le sens de la liberté, c'est une nouveauté et la Bretagne se hérisse. Laissez-nous tranquilles.(...).

En somme, en démontrant la nécessité de trouer dans tous les sens la vieille ombre bretonne et de percer cette broussaille de toutes les flèches de la lumière à la fois, la Vendée a servi le progrès. Les catastrophes ont une sombre façon d'arranger les choses "
Victor Hugo

Écrit par : Jean-Louis Le Meur | 01/09/2010

L'affiche dont vous mettez le lien est un faux car la police de caractères employée n'existaient pas à l'époque. Vive l'informatique et photoshop.

Écrit par : Marc | 09/09/2010

Monsieur le manipulateur d’idées,

Je vous renvoie à Pierre-Jakez Hélias, dans son livre Le Cheval d’orgueil, qui écrit : « Dans la cour du lycée la Tour d’Auvergne, à Quimper, en 1925, il est interdit de cracher par terre et de parler breton » (Pierre Jakez Hélias, Le cheval d’orgueil, Collection Terre Humaine, Plon (poche 3000), p. 236-237).

Pour votre édification faites un tour en Bretagne et visitez le Musée Rural de l’Education de Bothoa à Saint-Nicolas-du-Pélem (22) qui présente une affiche interdisant aux élèves « de parler breton et de cracher à terre. »

Cette pratique de l’école de la République, est confirmée par des milliers de témoignages. Elle n’est pas exclusive de la Bretagne puisqu’elle existait, sous diverses variantes, dans d’autres régions de France. Et existe encore dans certains territoires hors métropole que nous n’osons plus appeler des colonies.

Il ne sert à rien de nier certains "détails" de l’histoire. Ils sont là.

Écrit par : Jean-Louis Le Meur | 20/09/2010

Bonjour à tous, Je tombe sur ce vieux sujet par hasard, en tant que francilien pur souche. Je n'oserais pas me classer dans la "bourgeoisie parisienne" tant vilipendée mais plus modestement dans la classe moyenne salariée.
Et bien je pense que les petites entités humaines n'ont pas d'avenir, le temps est à l'union qui fait la force, l'unification linguistique de la France est l'un des bienfaits de la 3° république.
Aujourd'hui les droits individuels sont plus forts qu'autrefois, donc ce ne serait plus possible, alors félicitons nous que cela fut fait tant que ce l'était encore.
A part ça je n'ai rien contre les Bretons et je veux bien apprendre le breton si jamais je vais habiter en Bretagne un jour, mais un Breton qui refuserait de pratiquer le Français n'aurait aucun avenir sauf comme SDF de la campagne.
Par ailleurs la Bretagne n'a pas d'avenir économique seule.

Bien cordialement
LC

Écrit par : LC | 07/01/2011

Les Bretons ne refusent pas de parler français. Demandez à un Tunisien s'il refuserait de parler français, et vous aurez une petite idée du problème.
Souvenez-vous. Les enseignants dans les années 1900, hussards noirs de la république, avaient pour mission d'éradiquer la langue et la culture bretonne. Aujourd'hui des députés et sénateurs courageux se battent pour la reconnaissance officielle des langues régionales. Enfin, le Conseil Régional de Bretagne a de nouveau exigé que la France ratifie la charte européenne des langues régionales et minoritaires. Les verrous commencent à sauter. Il ne reste plus qu'à attendre que les chaînes se brisent ! Ça commencera peut-être par l'arabe et la culture algérienne, qui sont bizarrement enseignées dans les collèges de la région parisienne ...
Rassurez-vous, je ne confonds pas langues régionales et langues allogènes. Et ne me faites pas croire que l'ensemble des français fasse la même confusion. Je vous rappelle incidemment que depuis 2008, l'article 75-1 de la Constitution française de 1958 reconnaît les langues régionales comme appartenant au patrimoine de la France. Ne confondez pas svp, France et République.
Ne confondez pas non plus "divers communautarismes ethniques et religieux " allogènes avec l'expression culturelle légitime des peuples et civilisations qui ont composé la France. ...
La Constitution française fait de la langue française un attribut de souveraineté en France : la langue officielle de la République française est le français (article 2 de la Constitution de 1958). Très bien. Mais elle déclare aussi que « Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France. »
— Article 75-1 de la Constitution du 4 octobre 1958.
Je vous en prie, ne faites pas semblant de confondre langues régionales et langues minoritaires allogènes. Le jour où les écoles publiques françaises, en France et à l'étranger, enseigneront le breton, le basque, le corse ou le flamand n'est pas encore venu. Alors pourquoi cette attitude jacobine alors même que l'Éducation dite nationale enseigne l'arabe et la culture algérienne en région parisienne. Dans le temps, en Ile de France, on parlais le françoué, le patois du roué....

Écrit par : Jean-Louis Le Meur | 07/01/2011

Première région agricole française et 3e d'Europe, la Bretagne est déterminée à prendre une part active au développement économique européen.

Écrit par : Jean-Louis Le Meur | 07/01/2011

Et bien, dans ce sujet il n'est pas question des "langues allogènes" mais d'une langue régionale. De tous temps les descendants d'italien apprenaient l'italien en langue étrangère et les descendants de portugais le portugais (plus rare à trouver cependant) donc cela ne me gêne pas que des descendants d'algérien prennent arabe en langue étrangère. A condition bien sur que ce soit une option de langue étrangère et nullement une obligation ni un cas particulier.
J'assume mon jacobinisme culturel que je souhaites apaisé, il vaut toujours mieux convaincre que contraindre.
Pour éclairer ma position, une anecdote :
En mai 1998 je visitais des cousins piémontais à Turin, au même moment, un séisme ravageait la région de Naples. A la RAI (l'équivalent de France 2, chaine publique) un rescapé racontait le séisme. Bien sur je ne comprenais pas ce qu'il disait, mais à mon grand étonnement, il était sous-titré en italien ??
Je demandais pourquoi à ma cousine piémontaise et elle m'a répondu qu'il parlait le napolitain et qu'elle n'y comprenais rien !
J'ai trouvé cela surréaliste et je ne voudrais pas que cela arrive en France, que des Bretons raconte la dernière marée noire en Breton sous-titré Français.
Le Français doit rester la langue commune et le breton, je veux bien le tolérer comme langue supplémentaire mais pas qu'il prenne la place du Français, voilà.

Écrit par : LC | 17/01/2011

Before Ben‑Yehuda Jews could speak Hebrew; after him, they did.
Filed under: Uncategorized — admin @ 3:56 am Edit This

Bonjour à tous,

L’hébreu est plus parlé aujourd’hui qu’il ne l’a jamais été. Parlé couramment jusqu’au premier siècle avant JC, il a été supplanté comme langue journalière par l’araméen et par les langues de la diaspora par la suite. Pendant des siècles c’était donc principalement un langage religieux. Avec les débuts du sionisme moderne au 19e siècle, la question de la langue est revenue sur le tapis. Il y avait beaucoup d’objections, principalement de factions religieuses qui s’opposaient à ce que la langue sacrée soit utilisée par les prostituées et les voleurs (Ben Gourion dira plus tard que le sionisme aura prévalu quand Israël aura ses prostituées et ses assassins).

Il faudra une personne, Ben Yehuda, Eliezer de son petit nom, pour vraiment avancer la cause de l’hébreu comme langue unificatrice de la cause sioniste (le yiddish ou judéo-arabe étant évidemment propre à des régions particulières). Le gars s’est démené de façon incroyable pour moderniser la langue et pour l’imposer. Il a fait évoluer la langue de façon assez artificielle, créant beaucoup de néologismes pour que la langue s’adapte au 20e siècle (créant même des schémas pour créer de nouveaux néologismes). D’autre part, Ben Yehuda est parti vivre en Palestine, pour continuer son activité sur place. Il a créé des journaux, etc et continué à combattre l’utilisation du yiddish.

http://en.wikipedia.org/wiki/Eliezer_Ben-Yehuda dit qu’il a éduqué ses enfants en hébreu exclusivement.

Les points importants de cette histoire sont selon moi :

· Imposer la langue est un combat politique qui se gagne au sein de la population cible

· Il faut moderniser la langue et accepter qu’elle évolue pour s’adapter aux besoins de l’époque

· Il faut des « champions », qui soient prêt à publier, éduquer, écrire des dictionnaires, être sur place, etc.

· La renaissance d’une langue passe par les enfants (on disait à l’époque que l’hébreu était la seule langue que les enfants apprenaient aux parents…)

La citation sur wikipedia : Before Ben‑Yehuda Jews could speak Hebrew; after him, they did.

Et si l’on s’inspirait de l’exemple de Ben Yehuda pour sauver notre vieille langue bretonne ?

BREIZH 2004 offre un prix de 1000 EUROS au jeune Ben Yehuda breton qui saura relever le défi (1)


Kenavo

Claude Guillemain


(1) C’est un concours. Pour les modalités pratiques, contacter Breizh 2004:
breizh.2004@gmail.com

Pour Breizh 2004

Le président

Claude Guillemain

44, rue Léon Durocher

22730 TREGASTEL

breizh.2004@gmail.com

http://www.breizh-2004.org


Fondé en 2004, BREIZH 2004 a pour mission de soutenir et de diffuser des recherches et des textes d’opinion sur des sujets touchant le développement de la Bretagne en Europe. Lieu d’échanges, de concertation et de débats entre les groupes et les individus qui réfléchissent et agissent pour bâtir la Bretagne, BREIZH 2004 se situe au carrefour de l’observation et de l’action. Il a pour but de susciter la réflexion sur les enjeux d’actualité qui concernent la Bretagne et l’Europe. BREIZH 2004 défend le concept de fédéralisme intégral, de fédéralisme fiscal et de localisme dans le cadre des institutions et dans le cadre de la société.

Écrit par : Jean-Louis Le Meur | 17/01/2011

Bon, j'ai pas lu tous les commentaires qu'il y'avait au dessus, mais j'ai juste un truc a dire:

J'habite a Bruxelles, en Belgique,beaucoup de mes amis belges francophones ont été en primaire et meme en segondaire pour certains dans des écoles flamandes, il leur était interdit de parler francais (je parle des anées 2000 et non de la fin du 19e ou du début du 20e siecle)

je ne pense pas que l'interdiction d'une langue dans une école soit un symbole de répression, c'est meme tres compréhensible: immaginez le pauvre enseignant francais (je devrais dire non-breton car les bretons sont aussi francais pour ceux qui s'efforcent a le nier) qui se retrouve a enseigner dans une classe en Bretagne ou tous les eleves parlent breton, ca lui enleverait toute autorité si tout le monde pourriat parler derriere son dos.

Je trouve génial que les bretons aient leur propre culture, mais il faut arreter de dire que les francais maltraitent les bretons depuis des anées, c'est absolument faux

Écrit par : monsieur x | 24/01/2011

Vous ne pensez pas que l'interdiction d'une langue dans une école soit un symbole de répression? C'est de l'humour? Venant d'un résident en Belgique, votre commentaire est assez cocasse.

Écrit par : Jean-Louis Le Meur | 28/01/2011

la bretagne seule n a pas d avenir économique... !!! qu' est ce qu' il ne faut pas entendre ou plutot lire.croyez moi nonsieur ou madame ?? la bretagne libre économiquement ne pourrai faire pire (hormis sous un dictateur farfelu) que la france.

Écrit par : jahier | 28/01/2011

Monsieur Jahier,
Vous êtes un incorrigible passéiste. Demandez aux Hollandais, aux Suisses, aux Irlandais, si leur indépendance leur a interdit d'être économiquement efficaces, rentables, modernes et optimistes. Demandez aux Bretons s'ils sont idiots, alcooliques, et tarés. Demandez-vous surtout si vous êtes au fait des progrès de l'Europe et de sa capacité créatrice de liberté. La Bretagne est loin d'être seule.
Évidemment si l'on fait abstraction de vous.

Écrit par : Lug | 01/02/2011

@Lug Je pense que Jahier s'adressait à moi :D. Et il a raison sur ce point, il serait difficile de faire moins bien que la France de ces 30 dernières années. Ce que je voulais dire c'est que cela fait tellement longtemps que la région ouest en intégrée économiquement au reste de l'hexagone qu'il lui serait impossible d'en sortir sans casse. Je pense qu'elle manquerait ensuite cruellement de capitaux pour décoller, un peu le cas de la France si elle voulait sortir de union européenne. Dans l'absolu c'est possible que la Bretagne survive seule, mais ce n'est pas la meilleure façon de s'enrichir.
@Jean-Louis Le Meur L'éducation est une forme positive de répression, c'est normal qu'il existe des interdits pour les enfants. L'interdiction d'une langue peut donc être considéré comme un élément d'éducation indispensable à l'intégration sociale et sociétale, je ne vois rien de répréhensible là dedans.

Écrit par : LC | 01/02/2011

monsieur , vos propos absurdes,incohérents... bref. passéiste : personne qui a le gout exclusif de ce qui représente le passé et ses traditions . tendance à valoriser le passé , à le regretter à s y attacher au détriment du présent et de l'avenir . en quoi cet adjectif après avoir écrit ces quelques mots ? .rien à voir. au moins avec vous , on sait d'entrée qu'on va perdre son temps . merci de m en avoir fait gagné

Écrit par : JAHIER | 10/02/2011

@LUG nul besoin absolu de s enrichir pour bien vivre quand tu as les moyens et les ressources pour équilibrer tes comptes. merci tout de meme

Écrit par : jahier | 10/02/2011

On attend toujours les résultats de votre enquête sur la recherche d'une vraie affiche interdit "de parler breton et de cracher à terre".

Écrit par : Kevin | 13/06/2011

C'est bien, continuez...

Écrit par : Jean-Louis Le Meur | 21/06/2011

Cette affiche existe belle et bien.
Ma prof' d'histoire l'avais accroché au mur, pile en face de mon bureau. J'ai beau ne pas parler la langue bretonne, étant d'origines Bretonne cela ne m'a pas vraiment fait sourire ...Et je me demande si c'est normal quand 2011 elle soit encore accroché dans une école ?? (Enfin, en 2010 elle y étais en tout cas, je ne suis plus au collège donc bon, je ne sais pas si elle y es toujours).

Écrit par : Morgane | 29/07/2011

Un ami Autrichien viens me dire que sa belle mere a vue les panneaux pareil pendant la seconde guerre quand elle etait petite.

Écrit par : Walters, Byn | 22/04/2012

Bonjour,
J'ai vu cette affichette dans le début des années 1950, montrée par mon instituteur, ainsi que le premièrement de ce document , mais, sur une plaque émaillée.
Je suis à la recherche depuis longtemps de ces recommandations absurdes (même en fac-similé) . Pouvez -vous me renseigner où pourrais-je me le procurer?
Merci par anticipation pour votre réponse
Roger-Charles THÉAUDIN

Écrit par : THÉAUDIN | 27/07/2012

Cette affiche est un fac-similé et je serais bien en peine de retrouver l'original.
Si vous souhaitez télécharger l'affiche, cliquez sur ce lien:
http://www.agencebretagnepresse.com/photos/interditdecracher.jpg

Écrit par : henri baillavoine | 28/07/2012

Je viens de tomber par hasard sur cet article. J'ai commencé à lire les commentaires désobligeants de cuistres voulant montrer leur savoir mal assimilé en se cachant derrière le net, c'est courant, aucune importance. A 60 ans, j'apprends tous les jours et je me rends compte que je ne sais rien, et pourtant je parle 5 langues mais quand on sait qu'il y a 5000 parlers dans le monde, c'est vraiment très peu. Brestoise descendante de nombreuses générations de Finistériens exclusivement, du côté paternel comme maternel, je connais cette phrase que mes parents s'amusaient à dire en breton. Nous sommes un peuple autochtone, sous occupation française depuis 1532, et bien entendu, nous dérangeons. Je vis à Athènes, je suis auteur en grec, j'ai créé le néophilhellénisme anthropocentrique dans lequel je fais évidemment état de ma dualité BREIZH-ELLAS, la Bretagne étant à la France ce qu'est la Grèce à l'Europe, la seule épine du cactus!

Écrit par : LE BARON Simone | 29/10/2012

Brav !

Écrit par : henri baillavoine | 31/10/2012

Madame, Chère compatriote,

Votre contribution à ce blog est un encouragement remarquable.

Henri

Écrit par : henri baillavoine | 05/11/2012

ma grand mère, née en 1900, dans la région de Paimpol, a vécu ceci: à l'école, il était interdit de parler Breton. Un mot de Breton lâché, une punition. comme celle par exemple de faire le tour de la cour, un sabot attaché autour du cou.

Écrit par : margot floury | 23/06/2013

ma grand mère, née en 1900, dans la région de Paimpol, a vécu ceci: à l'école, il était interdit de parler Breton. Un mot de Breton lâché, une punition. comme celle par exemple de faire le tour de la cour, un sabot attaché autour du cou.

Écrit par : margot floury | 23/06/2013

Même histoire dans notre famille. Mon grand-père, né en 1899 à Tregastel, m'a raconté avoir été puni et condamné à porter le "simbol", le sabot attaché autour du cou. J'ai eu la chance d'évoquer son souvenir avec l'association Div Yezh de Tregastel qui pratique l'enseignement bilingue à Tregastel dans l'école communale.

Écrit par : henri baillavoine | 25/06/2013

A dire vraie j´ai apprécie lire tous les commentaires,moi même comme Catalan je suis très intéressé a savoir et connaitre l´existence des autres langues Européen,tous comme le Breton,Basque,Occitan etc....Une chose est vraie et sur,en France les langues autres que le Français ne sont pas très accepté,de nos jours combien de personnes parle chez eu où dans les rues le Breton?Je connait beaucoup de Breton,la plus part d´entre eu montre avec fierté le drapeau Breton,chose que je trouve formidable,mais par contre entre eu il ne parle que le Français,chose qui me surprend car nous les Catalans nous ne parlons que le Catalan,chose qui ne veux pas dire que nous ne savons pas parlez d´autres langues,je vous dirai une chose,si vous voulez voir le Breton vivant vous devez vous Breton l´utilisé partout,entre vous et toujours,sinon le Breton finira par mourir et cela serai bien triste.

Écrit par : Francesc Josep | 26/12/2013

Mes grand-parents (paternels de Rostrenen et maternels de Pleyben) avaient également l'interdiction de parler Breton à l'école.
Ça n'est certainement pas une invention !!! De même en dehors de la maison, il était plus que préconisé de parler Français et non plus Breton ! Mes parents n'ont donc pas parlé Breton suffisamment et la langue s'est perdue au fil des ans dans ma famille, ce qui est bien regrettable !!!

Écrit par : CONNAN | 07/02/2014

Il en est de même dans de nombreuses familles bretonnes. La langue bretonne a été martyrisée, interdite, méprisée. Grâce aux efforts d'associations comme Diwan, la langue a été préservée dans une forme modernisée, adaptée aux élèves. Mais le breton parlé s'éteint doucement. Nous devons réagir. Notre langue, notre nation.

Écrit par : claude guillemain | 10/02/2014

Jamais je ne parlerais breton ! je me souviens de ces anecdotes où ma mére me racontait que sa grand-mère ne lui parlait qu'en Breton ... Nous avons été amputé !!!

Écrit par : kerdoncuff | 05/06/2014

je confirme ce qui a été ecrit, ma belle mère n'avait pas le droit de parler breton. Elle est née en 1924.

Écrit par : daniel | 10/10/2014

Voici comment étaient traités les Bretons au XXème siècle !

LA LANTERNE :
« Il faut frapper les curés » ; « tapons dessus, de toute la rigueur des lois, de tous les poings des gendarmes » …. « il faut prendre des mesures énergiques, sans hésiter » ; « il faut utiliser des commissaires de police courageux, des préfets, des magistrats, des fonctionnaires républicains pour entreprendre la colonisation de la Bretagne » (!).

De MONZIE, ministre, 1925 :
« Il faut faire totalement disparaître la langue bretonne ».

ALBERT DALIMIER, ministre du travail, 1932.
« La seule réponse, c’est d’emprisonner tous ceux qui formulent les revendications linguistiques bretonnes ».

Michel ROCARD, ancien premier ministre de François MITTERRAND, confidence révélée par WIKILEAKS, faite en 2005 à l’ambassadeur des Etats-Unis en France, M. Craig STAPLETON :
« La France s’est construite sur la destruction de cinq cultures : les cultures bretonne, occitane, alsacienne, corse, flamande …. La France est une création militaire, faite de nations non homogènes ».

Arnaud LEPARMENTIER, journal le Monde, 15 novembre 2012, page 28 :
« Le temps n’est plus ou l’on pouvait hispaniser la Catalogne, comme la troisième république a francisé, avec son armée et ses instituteurs, la Bretagne et le midi de la France ».

Écrit par : claude guillemain | 10/10/2014

Les commentaires sont fermés.