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12/05/2008

De Gaulle et le "rattachisme" Wallon, déjà...


in "C'était de Gaulle" d'Alain Peyrefitte , De Fallois-Fayard, 2000, t. III, p. 329.

1965, De Gaulle dévoile ses arrières-pensé es quant au rattachement de la Wallonie à la France : "Des Wallons m'avaient déjà demandé de les annexer à la fin de la guerre. Je n'ai pas voulu donner suite à leur démarche. En 45, il fallait respecter les frontières que nous a léguées l'Histoire, sauf les frontières des pays vaincus. C'est ce qui a été fait. [ndlr : en effet ! ] La Belgique, il ne faut pas y toucher. Mais que les Wallons s'organisent pour défendre leur langue et leur culture, pour éviter que les Flamands ne leur marchent sur les pieds, [ndlr : une belle inversion de la réalité historique en Belgique, mais on prête toujours aux autres ses propres travers...] nous n'y voyons aucune espèce d'inconvénient. .. Ou alors, il faudrait que les Flamands rendent la vie impossible aux Wallons, et qu'alors les Wallons se jettent dans nos bras. Mais nous n'avons surtout pas à bouger. Ce serait trop facile de nous accuser de vouloir nous arrondir aux dépens de la Belgique."

"Je sais bien qu'après la Libération, il aurait suffi que je claque des doigts pour que la Wallonie demande son rattachement à la France. Mais justement, j'estimais qu'il ne m'appartenait pas de claquer des doigts. Il aurait fallu que les Wallons ou leurs représentants légitimes prennent l'initiative. La France n'avait pas à payer une dette comme au Canada".

[ D'autres sources moins révérencieuses nous affirment que De Gaulle avait bel et bien l'intention de profiter de la déchéance du Roi des Belges, coupable de "collaboration" avec l'occupant, pour annexer (au moins) la Wallonie, mais que ce fut la présence des armées britanniques et américaines en Belgique qui le dissuadèrent de passer à l'acte et de procéder à cet Anschluss. Salauds d'Anglo-Saxons. .. De Gaulle convoitait d'ailleurs aussi Monaco, la Sarre, Kehl, Landau, voire toute la rive gauche du Rhin. ]

Un moment, j'avais songé à faire un voyage qui aurait commencé à Gand, je me serais arrêté à Dinant où j'ai été blessé en 14, à Namur, capitale de la Wallonie, j'aurais descendu la Meuse jusqu'à Liège, dont Michelet disait qu'elle était plus française que la France. Ç'aurait été comme le "Chemin du Roy" au Québec. Mais j'ai résisté à la tentation.

"Notez bien que depuis mon retour aux affaires, une de mes premières initiatives a été d'inviter le Roi et la Reine des Belges. On ne m'a jamais rendu l'invitation. On avait trop peur, sans doute, des manifestations populaires en Wallonie."
Il reprend, après quelques secondes : « J'avais reçu une délégation de Wallons, bien décidée à préparer le rattachement. Elle m'avait
expliqué que les Flamands étaient de plus en plus arrogants et finiraient par faire d'eux-mêmes sécession. C'est peut-être comme ça que ça finira.

[ndlr : Les francophones Wallons ont volé aux Flamands leur capitale Brussels, qui est devenue une ville...francophone au plein coeur de la Flandre !  Aujourd'hui, ils persévèrent en empiètant sur les communes environnantes où ils ne cessent d'exiger des "facilités linguistiques" dès qu'ils s'intallent, se comportant comme des colons en territoire conquis, refusant de pratiquer la langue de leur région d'accueil. En France, on appelerait cela un déni du "devoir d'intégration républicaine" des immigrés francophones en Flandre... Et lorsque les Flamands endormis commencent enfin à se réveiller un peu et à se défendre, ils sont taxés...."d'arrogants" voire pire !  Au fait, si demain les Flamands s'installaient massivement à Lille, Roubaix ou Tourcoing, est-ce que la France leur accorderait les "facilités linguistiques" qu'ils seraient eux aussi en droit d'exiger... ? Et qu'en est-il des Flamands de Dunkerque et de Hazebrouck, leurs droits linguistiques sont-ils respectés chez eux ?]

"La Wallonie existe, mais il n'y a pas une nation wallonne, les Wallons n'ont jamais cherché à devenir un État. Ils demandent à être intégrés au sein de la République française, dont ils ont déjà fait partie. C'est tout autre chose que, pour les Québécois, de s'émanciper de la domination anglo-saxonne.

"Beaucoup de Wallons pensent qu'ils seraient mieux traités par la France que par la Flandre. C'est probable. Ils retrouveraient au sein de la France la fierté d'appartenir à une grande nation, la fierté de leur langue et de leur culture, le goût de participer aux grandes affaires du monde et de se battre pour de grandes causes humaines.

"Toutes choses qu'ils ont perdues dans leur association contre nature, imposée par les Anglais, avec les Flamands qui ne les aiment pas et qu'ils n'aiment pas. Pour les besoins de l'unité de la Belgique, on a raboté ce qu'ils avaient de différent. Ils en sont frustrés."

Et chacun sait que la France, elle, se garde bien de 'raboter' tout ce que les Bretons, les Corses, les Basques, les Catalans et les Alsaciens-Mosellans ont de différent, et ce en 1000 fois pire que la Belgique ne l'a jamais fait . De plus, lorsque la Belgique  'une et indivisible' rabotait, c'était au profit des francophones et non des néerlandophones. ..

La cerise : "De Gaulle" n'est pas du tout un patronyme noble, mais un nom d'origine... flamande !   "Le canasson" en français, "Der Gaul" en allemand. Alphonse Allais disait que la particule de (fausse) noblesse, à savoir être "de" quelquechose, çà vous pose un homme, comme être "de Garenne", çà vous pose un lapin... C'est aussi valable pour les équidés ?

Kenavo

Henri

17:44 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0)

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