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31/05/2008

Le Petit Grégoire

Le petit Grégoire, l'histoire d'un grand chouan par Théodore Botrel...
Dans l'enregistrement effectué par l'auteur, ne figure pas le second couplet. On trouve parfois sur internet un curieux mélange entre les couplets du
Petit Grégoire et le refrain du chant Monsieur de Charette (où il est question d'un autre Grégoire).





I. La maman du petit homme
Lui dit un matin :
«A seize ans t’es haut tout comme
Notre huche à pain…
A la ville tu peux faire
Un bon apprenti
Mais pour labourer la terre
T’es ben trop petit, mon ami !
T’es ben trop petit ! dame oui !»


II. Vit un maître d’équipage
Qui lui rit au nez
En lui disant : «point n’engage
Les tout nouveaux-nés !
Tu n’as pas laide frimousse
Mais t’es mal bâti…
Pour faire un tout petit mousse
T’es ’cor trop petit, mon ami,
T’es ’cor trop petit, dame oui !»


III. Dans son palais de Versailles
Fut trouver le Roy :
«Je suis gars des Cornouailles
Sire équipez-moi !»
Mais le bon Roy Louis XVI
En riant lui dit :
Pour être “garde française”
T’es bien trop petit, mon ami,
T’es bien trop petit, dame oui !
»


IV. La guerre éclate en Bretagne
Au printemps suivant
Et Grégoire entre en campagne
Avec Jean Chouan…
Les balles passaient nombreuses,
Au-dessus de lui
En sifflotant, dédaigneuses,
«Il est trop petit, ce joli,
Il est trop petit, dame oui !»


V. Cependant une le frappe
Entre les deux yeux…
Par le trou l’âme s’échappe :
Grégoire est aux Cieux !
Là, saint Pierre qu’il dérange
Lui dit : «Hors d’ici !
Il nous faut un grand Archange,
T’es bien trop petit, mon ami,
T’es bien trop petit, dame oui !»


VI. Mais en apprenant la chose,
Jésus se fâcha
Entrouvrit son manteau rose
Pour qu’il s’y cacha ;
Fit ainsi rentrer Grégoire
Dans son Paradis,
En disant : «Mon ciel de gloire,
En vérité je vous le dis,
Est pour les petits dame oui !»



Ecouter le chant ici :



ou ci-dessous (précédé d'un petit précis historique sur la vie de Théodore Botrel)

30/05/2008

Nationalisme breton

26/05/2008

« La Belgique est à 3 ou 4 mois du clash final »

http://www.levif.be/actualite/article.jsp?articleID=17434&sectionID=56&siteID=72

23/05/2008 00:25

Pour l'essayiste politique wallon Jules Gheude, la Belgique vit ses derniers moments. Et la Wallonie doit vite se préparer à des lendemains qui (dé)chantent.

Jules Gheude n'est pas « seulement » l'auteur d'ouvrages de référence sur l'histoire politique de la Belgique et sur son maître à penser, l'inénarrable François Perin, l'un des pères du Rassemblement wallon, qui marqua l'histoire politique des années 1970. Il est aussi un citoyen boulimique d'informations - il épluche religieusement la presse flamande tous les jours -, qui rêve de faire sortir la Wallonie de l'impasse économique et politique dans laquelle, selon lui, elle se trouve.

C'est ainsi qu'il a pris l'initiative, avec quelques autres, du « Manifeste pour la convocation des Etats-Généraux de Wallonie », qui veut réveiller les consciences et unir les forces vives autour d'un projet d'avenir. Il signe aujourd'hui un nouveau livre, sous la forme d'un dialogue imaginaire, baptisé Le Choix de la Wallonie(1), dans lequel il livre ses pistes à propos du destin de la Wallonie et de Bruxelles, lorsque c'en sera fini de la Belgique.

Le Vif/L'Express : Pour vous, cela ne fait aucun doute, la Belgique est condamnée et ce à très court terme...

Jules Gheude : Elle se trouve, en effet, à un point de rupture. Elle ne peut plus être sauvée, parce qu'une nation flamande a d'ores et déjà émergé en son sein : le fédéralisme, qui suppose une collaboration entre des entités fédérées, n'est donc plus possible.

Mais les revendications flamandes et la marche du Nord vers toujours davantage d'autonomie rythment la vie politique belge depuis fort longtemps. Pourquoi, cette fois-ci, la crise signerait-elle la fin de l'Etat belge ?

La crise autour de la scission de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde a précipité les choses jusqu'à un point de non-retour. BHV n'est pas une broutille et ne concerne pas que les bourgeois francophones établis en Flandre. La scission de cet arrondissement transformera définitivement les frontières de la Flandre en frontières d'Etat, et il sera impossible, à l'avenir, d'« arracher » à la Flandre les communes à facilités, pourtant majoritairement peuplées de francophones. L'objectif historique de la Flandre de constituer une nation, autour des trois ingrédients constitutifs que sont le sentiment d'appartenance à un peuple, un territoire homogène et une langue, sera réalisé. Cela dit, je ne crois pas que BHV sera scindé de façon «légale». Pour que cette scission soit entérinée, il faut la sanction royale, couverte par le contreseing ministériel. Or aucun ministre francophone ne sera jamais solidaire d'un ministre flamand qui donnerait son contreseing à pareil texte de loi. Donc, on va tout prochainement à la rupture.

Tout prochainement, c'est-à-dire ?

Mon pronostic ? La Belgique est à trois ou quatre mois du clash final. Les francophones doivent donc, de façon urgente, songer à leur destin après la Belgique.