Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

03/01/2009

Belgique : le Premier ministre veut durer



Il ne voulait pas du poste. Herman Van Rompuy veut remplir son mandat jusqu'au terme de la législature en 2011. « Le pays a besoin de stabilité. »

La Belgique sur de bons rails ? Le Parlement a voté la confiance, vendredi, au gouvernement d'Herman Van Rompuy, ce démocrate-chrétien flamand qui ne voulait pas du poste et qui, à 61 ans, tente de tirer la Belgique de l'impasse politique. « Ne jugez pas ce gouvernement sur ses intentions, mais sur ses résultats, pas à très court terme, mais en 2011. Le pays a besoin de stabilité. » Un an et demi après les élections, il va de crise en crise.

Débarrassée du cas Leterme, le prédécesseur, accusé d'une intervention d'influence politique auprès des actionnaires de la banque Fortis en vue de sa reprise par BNP-Paribas, la coalition gouvernementale, où dominent la droite flamande et la gauche wallonne, a été reconduite sous la baguette d'un chef plus terne, mais peut-être moins doctrinaire. Dans le débat d'hier, le nouveau Premier ministre a insisté sur la crise économique et la nécessité, pour la Belgique, d'appliquer son plan de relance, conduire des réformes, lutter contre les déficits et préparer la sortie de crise.

Ces thèmes ne sont guère apparus dans le débat parlementaire. Au point qu'Herman Van Rompuy s'en est étonné : « Il faut le faire quand on vit une telle crise », s'est-il exclamé. Mais la vie politique belge a ses travers que l'étranger a du mal à suivre. Ainsi, les éditorialistes de la presse belge attendent-ils la « première glissade » du gouvernement : le cas des trois communes francophones de l'agglomération de Bruxelles situées en communauté linguistique flamande. Yves Leterme devait trouver le moyen de les mettre au pas, c'est-à-dire, par exemple, de leur interdire le français au tribunal. Et de réformer l'État au profit des régions, la fiscalité, la couverture sociale. Échec.

Le débat rebondira très vite, avant les élections régionales de juin. Certains rêvent déjà de voir chuter le gouvernement et de coupler des élections régionales et nationales. L'objectif pourrait donner des majorités convergentes. Mais le moyen « serait criminel » dans le contexte de la crise, affirme l'éditorialiste du Soir, le grand journal de Bruxelles. C'est la pérennité d'un État belge qui est en question.

 

Source: OUEST FRANCE

10:04 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.