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16/05/2009

La mer monte, la Bretagne va rétrécir


À Gâvres (ici en mars 2008) comme ailleurs, les tempêtes pourront avoir des conséquences plus graves, compte tenu de l'élévation du niveau de la mer. : Archives Thierry Creux.

Archives Thierry Creux.

Un cinquième des côtes bretonnes est exposé au risque de submersion engendré par le réchauffement climatique. Attention avant d'acheter en bord de mer...

Faudra-t-il se résoudre à laisser le bourg de Gâvres redevenir une île, quitte à livrer quelques maisons à l'appétit de la mer ? C'est la question - un peu provocatrice - posée jeudi, avec des universitaires, lors de Semaine de la mer et du littoral organisée par le conseil régional. Ils étaient en visite dans cette localité proche de Lorient.

L'irruption des flots en 2001, et surtout lors de la tempête du 8 mars 2008 ne serait-elle qu'un prélude à ce que prépare le réchauffement climatique ? La Bretagne devra-t-elle céder quelques kilomètres carrés à l'océan ?

« Au début de la décennie, on prévoyait une élévation de la mer de 30 centimètres en un siècle, » rappelle Philippe Sergent, directeur scientifique au Centre d'étude maritime et fluviale de l'Équipement (Cetmef). « Des aménageurs, dans les pays du nord, tablent maintenant sur un mètre. » Outre à la dilatation de la mer et la fonte des glaces, on s'attend à une houle plus agressive.

Béton ou abandon

« Pour s'y préparer la Bretagne a du retard. 20 % de son littoral est pourtant exposé au risque de submersion, » résume Stéphane Pennanguer, chargé de mission au conseil régional. « Cette journée Érosion et changement climatique montre ce qui se fait déjà dans le Nord, en Normandie, en Aquitaine. Nous voulons provoquer une prise de conscience. »

Après le sinistre de Gâvres, la communauté d'agglomération de Lorient, Cap L'Orient, a lancé une étude pour aider les communes à prévoir leur protection « et maîtriser l'urbanisme ». La DDE du Morbihan a aussi choisi Gâvres comme site témoin pour entamer un Schéma départemental de prévention des risques littoraux.

Car il faudra renforcer les ouvrages là où il y a des enjeux économiques et humains... et où c'est financièrement et techniquement possible. Le maire de Gâvres y compte bien. Mais des institutions comme le conservatoire du littoral envisagent parfois de laisser faire la mer, en respectant le caractère naturellement « dynamique » du trait de côte. Peut-on même « délocaliser » des familles bretonnes, comme celles de Criel-sur-Mer (Seine-Maritime) où dix maisons ont été détruites au bord d'une une falaise ?

Un Atlas des risques littoraux décrira déjà les zones sensibles du Morbihan dans deux ans. Quitte à traumatiser un peu le marché de l'immobilier. Souvenez-vous, la ville d'Ys n'était déjà pas un bon placement.

Raymond COSQUÉRIC

17:52 Publié dans Bretagne | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : bretagne, mer, submersion

Commentaires

Réchauffement climatique et montée de la mer

J'ai regardé par hasard l'émission "Thalassa" vendredi soir. C'était d'une débilité affligeante. Les mots "LE réchauffement climatique", LA "montée du niveau de la mer" revenaient en leitmotiv, comme s'il s'agissait de certitudes absolues. Que dire de ces pauvre femmes de l'île de Sein, désespérées d'apprendre que dans 50 ans leur île sera submergée ! Peut être pourrait on la surélever, leur île, disaient elles ! Et leur brave maire qui regardait une micro-falaise de son littoral qui s'érode (cela fait 10000 ans que cette érosion existe), désespérant de ne pouvoir tout bétonner ! Et ces braves gens qui sont installés (région de Cayeux) à 2 m sous le niveau de la mer et qui s'étonnent d'être inondés de temps en temps ! Et l'usine marémotrice de la Rance présentée comme un précurseur exemplaire (mais on ne dit pas les graves perturbations écologiques provoquées dans la ria). Mais aussi ces braves hollandais sur leur petite île qui ont bien compris tout le fric qu'ils peuvent tirer des éoliennes et de la vague écolo en général...
Notre unité travaille largement sur les paléo-environnements et leurs variations. Pour ma part je travaille à l'échelle de quelques centaines de milliers d'années; mais des collègues travaillent à l'échelle de quelques milliers d'années, voire de quelques centaines d'années. On ne tient pas assez compte des connaissances et des recherches des paléo-environnementalistes ou paléo-climatologues.

On essaie de faire croire à la population que le climat , le niveau de la mer, l’environnement, sont invariables. Les géologues, les archéologue et paléo-environnementalistes .qui travaillent sur des temps très courts et proches, savent que ce n’est pas vrai.

LE réchauffement climatique, c’est la plus grande escroquerie médiatique et politique. Non sans doute, on a connu cela dans les années trente, quand certains voulaient sauver l’Europe du péril juif ! Les communistes, quant à eux, voulaient sauver le Genre humain. Les écolos veulent sauver La Planète. Ne trouvez vous pas qu’il y a un petit air de « remake » ?
Le procédé n’a pas changé : effrayer la populace pour l’amener à votre massivement…
Nous ne sommes pas dans le domaine de la Science, mais dans le domaine des croyances et des idéologies
La perte de confiance du grand public dans la recherche scientifique risque de pâtir de ce qui se passe actuellement:

Il n’y actuellement pas de démonstrations irréfutables de l’existence d’un réchauffement climatique « anormal » (anormal par rapport à ce que l’on connaît au cours de notre actuelle période interglaciaire dénommée l’Holocène). Il n’a pas non plus de preuves que l’action de l’homme puisse induire significativement des variations du climat.
Quant à l’effet de serre, n’oublions pas que sans lui il n’y aurait pas de vie sur la Terre, et que le CO2 n’est pas un polluant, mais est indispensable au monde végétal.
Certes, il faut se préoccuper de la préservation de l’environnement naturel (j’en suis convaincu et acteur depuis toujours), mais ce n’est pas une raison pour dévoyer la science.
Le climat et le niveau de la mer ont toujours varié de manière naturelle à diverses échelles de temps et d’amplitude, souvent rapidement ; mais les problèmes majeurs sont surtout au niveau de la pollution des sols et des eaux.
Observons les faits, mais méfions nous des modélisateurs: les modèles mathématiques valent ce qu'ils valent, c'est à dire pas grand chose ! du moins le cas qui nous occupe. Lorsque nous modélisons la formations de l'Himalaya, nous connaissons le résultat et nous pouvons analyser les processus; dans le cas de la prédiction du climat, on est dans le domaine de Madame Irma et tous les délires s'en suivent ...

Le matraquage médiatique actuel (idéologique et politique), simpliste ne peut conduire qu’à discréditer la Recherche scientifique tout en polluant les esprits.
On essaie de faire croire à la population que le climat , le niveau de la mer, l’environnement, sont invariables. Les géologues, les archéologues et paléo-environnementalistes qui travaillent sur des temps très courts et proches, savent que ce n’est pas vrai.
LE réchauffement climatique, c’est la plus grande escroquerie médiatique et politique. Non sans doute, on a connu cela dans les années trente, quand certains voulaient sauver l’Europe du péril juif ! Les communistes, quant à eux, voulaient sauver le Genre humain. Les écolos veulent sauver La Planète. Ne trouvez vous pas qu’il y a un petit air de « remake » ?
Le procédé n’a pas changé : effrayer la populace pour l’amener à votre massivement…
Nous ne sommes pas dans le domaine de la Science, mais dans le domaine des croyances et des idéologies
Le vrai problème “écologique” est démographique !

Écrit par : MONNIEER | 09/12/2009

globalement je pense aussi qu'il y a actuellement une ambiance excessivement catastrophiste sur le sujet.
A titre d'information pourriez vous me dire de combien le niveau de la mer a monté en Bretagne depuis 1000 ans ? ou alors me donner les références d'un site où je pourrais trouver cette information...à titre strictement personnel et par simple curiosité j'aimerais savoir à quoi ressemblaient nos rivages avant.
Christian Marquant

Écrit par : Marquant | 31/03/2010

D'ici la fin du siècle, une montée des océans de l'ordre de 20 à 40 cm n'aurait pas de conséquences majeures en Bretagne où le plateau continental et granitique est plutôt élevé.


L'érosion reste le phénomène le plus visible.

J'ai trouvé une référence sur l'érosion des côtes bretonnes de 1949 à 2003
http://science-ethique.blogspot.com/2009/12/la-bretagne-face-la-montee-des-eaux.html

Les côtes de la Bretagne sont bien variées, certains endroits plus vulnérables que d'autres. Si l'altitude est faible, si en plus il y a là des rivières pouvant être en crue, le risque peut être important lors d'une tempête accompagnée de pluies très fortes. Certaines zones sensibles localement comme les polders de Ploubalay dans les Côtes d'Armor ou ceux de Combrit dans le Finistère peuvent être inondées.

Plus au sud, sur la côte atlantique très endiguée et urbanisée, différents marais, les dunes vendéennes du Jaunay sont des zones sensibles. Et nous avons vu, malheureusement, les effets de la tempête Xynthia qui a fait selon le dernier bilan 51 morts et 8 disparus sur la côte Atlantique. Ces effets ont été amplifiés par une marée d'ampleur exceptionnelle qui a provoqué des ruptures de digues dans de très nombreux endroits du littoral de Charente Maritime.

En Normandie, des dunes basses devant des zones basses sont fragilisées. Les marais du Val de Saire, de Ver ou de Graye la mare de Vauville sont à surveiller. Commme les estuaires où, c'est une certitude, on enregistrera des variations des niveaux des pleines mers.

Mais si des terres seront un jour gagnées par la mer, la mer recule aussi dans la baie du Mont-Saint-Michel où la sédimentation est plus forte que l'élévation du niveau de l'eau. Là, la terre gagne du terrain.

Alors au cours des années à venir, en Bretagne, il faudra faire attention aux prévisions de tempêtes. A plus long terme, pour vos petits-enfants, les risques dépendent de l'altitude et de la géographie du coin. Si la rue s'appelle Rue de l'Inondation (cela existe !), pensez que l'événement commémoré ainsi peut se reproduire.

Mais les possibilités de baignade vont s'améliorer avec le réchauffement, et les canicules seront plus supportables que dans le Midi !

Écrit par : Henri Baillavoine | 13/04/2010

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