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25/07/2009

Le sarrazin, verson Breizh

sarrazin2.jpgAprès le chirashi super sain et les bentos kawaii, la cuisine japonaise abat une nouvelle carte : le sarrasin. Bourrée d’atouts santé, la petite graine a convaincu le tout Hollywood en un rien de temps. Mais c’est vite oublier que, depuis des centaines d’années, le blé noir est aussi un pilier de la gastronomie bretonne.

 

Valérie Orsini, coach des stars, le dit haut et fort sur son profil Facebook : sa nouvelle boisson miracle, c’est le soba-cha. Venu du Japon, ce thé de sarrasin est en réalité une infusion à base de blé noir torréfié ; sans caféine, elle se sirote toute la journée et draine l’organisme. Et la coach d’en remettre une louche : « au petit déjeuner, rien de meilleur qu’un porridge au sarrasin. » Si l’idée n’enchante pas les papilles au premier abord, les arguments santé sont de taille : pseudo céréale au même titre que le quinoa, le sarrasin est en fait un cousin de la rhubarbe. Exempt de gluten, il convient donc aux allergiques et cumule les propriétés hautement nutritives et antioxydantes.

Les Japonais le savent depuis longtemps. Là-bas, c’est sous forme de nouilles, les sobas, que l’on mange le sarrasin depuis des siècles. Sa culture aurait débuté en Chine bien avant notre ère. Passée par la Russie, où elle est consommée décortiquée et rôtie sous le nom de Kacha, la petite graine est arrivée en France au Moyen-Âge. Enfin, a priori, car « au sujet du sarrasin, on n’est certain de rien : la plupart des sources parlent du XVe siècle, d’autres préfèrent le XIXe ! » s’amuse Sylvie Ferdinand, auteur de Petites histoires de cuisine bretonne. (1)

(1) Petites histoires de cuisine bretonne de Sylvie Ferdinand aux éditions Terre de Brume, 95 p., 4,75 €.

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