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10/06/2010

Les Français veulent bien de la Wallonie

Dans le cas d'un éclatement de la Belgique entre Flamands et francophones, les Français seraient favorables à 66% (contre 33%) à un rattachement de la Wallonie à la France, selon un sondage Ifop publié aujourd'hui par le quotidien France-Soir.

Ce sondage est publié à trois jours d'élections législatives, dimanche en Belgique, qui s'annoncent cruciales pour l'avenir du pays, déchiré par des tensions entre les Flamands et les francophones. Il montre une progression des opinions favorables à un éventuel rattachement de la Wallonie, la région du sud de la Belgique, où vit la plus grande partie des francophones de Belgique.

Un sondage comparable réalisé en juillet 2008 pour le quotidien La Voix du Nord montrait que 60% des Français étaient favorables à un tel rattachement. Ils étaient 54% en novembre 2007, lors d'une enquête également réalisée par l'Ifop.

Le sondage publié par France-Soir ne fait pas référence au cas de Bruxelles, capitale fédérale de la Belgique, qui ne fait pas partie de la Wallonie mais est peuplée d'une grande majorité de francophones.

14:06 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : france, wallonie

Commentaires

Génial la Wallonie ! Comme si nous n'avions pas assez de miséreux en France ! Personnellement je préfèrerais la Suisse ou alors juste Bruxelles. Pourquoi toujours se coltiner la victime. On a déjà Mayotte et la Réunion alors qu'on aurait dû prendre Maurice et les Seychelles, vachement mieux quand même. Les Suisses ont trouvé la formule, ils ne se parlent plus du tout entre eux, comme ça plus de problème. Voilà la solution, la confédération. C'est vraiment hallucinant que l'on pose ce genre de question.

Écrit par : Jean-Louis Le Meur | 10/06/2010

@Jean-Louis Le Meur

Sachez que la Suisse n'a de confédération que le nom. Il s'agit actuellement bel et bien d'une fédération et bien plus solide que la (très artificielle) fédération belge.
La Suisse a cessé d'être une confédération en 1848 après un bref épisode de guerre civile connu sous le nom de Sonderbundskrieg (la guerre du Sonderbund, le nom d'une alliance entre quelques cantons confédéralistes et l'Autriche).

Concernant votre réaction, elle est très compréhensible, mais je tiens à vous rassurer sur plusieurs points.
a/ seule une très infime minorité des francophones de Belgique n'envisage un rattachement à la France. Electoralement, car un parti rattachiste existe bel et bien en Wallonie, ils ne représentent guère plus de 1 à 1,5% de l'électorat francophone.
b/ il est des francophones qui, comme moi, (et je les espère nombreux) pensent qu'avant d'aller quémander un quelconque rattachement à qui que ce soit, il faut faire la preuve de ce que l'on peut apporter à l'ensemble et ne pas simplement vouloir le faire par intérêt économique. Ce serait somme toute reconnaître que les flamands ont raison de nous traiter de feignards paresseux et profiteurs vivant à leurs crochets.
c/ enfin, si j'aprécie beaucoup les français, je nous vois mal partager leur destin de façon aussi "intime" qu'en intégrant la France. Malgré notre langue commune, grandes sont les différences, y compris culturelles, qui nous séparent. Une union telle que souhaitée par les rattachistes francophones causerait à mon sens plus de trouble qu'elle n'apporterait de solutions. La voie d'une plus grande intégration européenne est probablement une solution bien plus praticable. La culture politique, l'organisation scolaire, le mode de scrutin et la semaine de 35 heures (chez nous on bosse de 36 à 40 heures/semaine et je ne parle pas des indépendants), ne sont que quelques exemples de ces différences qu'ils nous faudrait (français comme francophones de Belgique) surmonter. De plus, en tant que partie demanderesse et au vu du ratio de population (près de 70 millions contre - en tirant bien et en comptant Bruxelles et les communes majoritairement francophones de sa périphérie flamande - à peu près 4,5 millions) un tel rattachement ne pourrait se faire qu'aux conditions de la France. Je nous vois mal accepter cela alors que nous avons déjà du mal avec les exigences flamandes... qui ne sont que 6 millions...

Pour poursuivre, je ne trouve pas hallucinant de se poser ce genre de question. Ce genre d'exercice théorique n'est ni hallucinant, ni idiot. Cela ne veut pas dire qu'il faut nécessairement passer à la phase de concrétisation.

De plus, sous la révolution française puis le règne de Napoléon la France a bien envahi puis annexé nos régions... elle ne s'est alors ni posé beaucoup de questions, ni embarrasé de l'état de misère ou de prospérité des populations annexées.

Parlant de prospérité, certes le niveau de vie en Wallonie et à Bruxelles sont pour un tas de raisons moins élevés qu'en Flandre, ils n'en sont pas moins dans la moyenne supérieure de l'UE, soit largement au dessus de la moyenne planétaire! Je me montrerais donc un peu plus circonspect et respectueux des populations dont vous parlez.

Enfin, si vous avez des problèmes avec la Nouvelle Calédonie, les Seychelles et l'île Maurice, nous sommes volontiers repreneurs...

A bon entendeur...

Écrit par : Soltan Griss | 15/06/2010

Bien vu ! Alleï fieu, on te laisse les Seychelles et les C'hallaoued et nous on prend l'Anjou, le Maine, la Normandie, la Vendée, le Poitou et Nantes bien entendu.

Jean-Louis Le Meur

Écrit par : Jean-Louis Le Meur | 15/06/2010

C'est cool... ce serait logique finalement, puisqu'ils sont francophones.

Et sinon, à quand la déchirure linguistique et culturelle entre la Bretagne et la France? Ca commence à être long...

Écrit par : Ewen29 | 10/08/2010

Il n'y a pas à proprement parler, de déchirure, si l'on veut bien considérer que la Bretagne, ayant été privée de ses droits et privilèges par la république (abolition des privilèges le 4 août 1789), n'a pas encore recouvrer son autonomie mais n'envisage pas de "déchirure" violente. Plutôt un processus de dévolution inspiré de l'autonomie écossaise, à replacer dans le contexte du fédéralisme européen. Sur le plan culturel et linguistique, il n'y a pas non plus de déchirure, la culture et la langue bretonne vit sa vie, la France fait de son côté sa politique culturelle. Signalons le travail de certains élus, députés, sénateurs, de droite comme de gauche, pour élaborer une loi protégeant les langues régionales et assurant leur promotion dans la vie de tous les jours.

Écrit par : Jean-Louis Le Meur | 15/08/2010

Les commentaires sont fermés.