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31/07/2010

Inspection : les francophones renforcés, selon J.-L. Crucke

30.07.10 - 08:49

Selon le MR Jean-Luc Crucke, la décision rendue par la Cour constitutionnelle jeudi renforce les droits des francophones de la périphérie. Il pense que cela doit faire frémir certains décideurs flamands.

La Cour constitutionnelle a suspendu jeudi partiellement le décret flamand sur l'inspection des écoles francophones de la périphérie. Interrogé par Arnaud Ruyssen, le MR Jean-Luc Crucke, président de la commission enseignement du Parlement de la Communauté française, souligne que dans la motivation de cette décision, on trouve "des éléments qui vont changer le respect qu'on doit aux francophones de la périphérie : pour la première fois, on reconnaît que les écoles francophones de la périphérie sont une exception suite à un accord qui a existé et qui doit continuer à être respecté. Pour la première fois, on leur rappelle qu'ils ont le droit de demander une dérogation et donc de dépendre des socles de compétence de la Communauté française. C'est énorme. Et aussi on reconnaît que ce sont les inspecteurs francophones qui pourront les inspecter. Je vous assure que c'est un pas en avant qui doit encore faire frémir certains décideurs de la Communauté flamande". Les inspecteurs "appliqueront un enseignement qui est francophone et les parents qui mettent leurs enfants dans ces écoles-là ont cette garantie : c'est énorme. Je pense qu'il y a la une sorte de révolution qui est intervenue dans ce qu'on appelle la 'protection des minorités', c'est tout ce que nous demandons. Il y a des francophones en Flandre ; ils ont le droit de pouvoir non seulement parler leur langue, mais aussi d'avoir un enseignement de qualité".

Décret inscriptions : "La Xème couche de vernis"

La Cour constitutionnelle a rejeté jeudi la demande de suspension du décret inscription de la Communauté française pour les élèves de première secondaire. Concernant les inscriptions, Jean-Luc Crucke estime que "le vrai problème pour moi, c'est que ce décret sur le fond est mauvais, c'est qu'on n'a pas résolu le problème de la mixité sociale. On a mis une couche de vernis pour la Xème fois sur une problématique qui existe vraiment, mais on n'a pas réduit la fracture sociale. Pour faire ça, il fallait faire tout à fait autre chose : il fallait d'abord reconnaître qu'il existe effectivement des écoles qui sont en difficulté sociale, dans lesquelles les publics sont extrêmement complexes. Il faut donc d'abord aider de manière bien plus importante sur le plan budgétaire, mais aussi sur le plan structurel et sur le plan opérationnel, les écoles qui sont les plus faibles. C'est là qu'on créera un niveau qui augmentera". Pour Jean-Luc Crucke, il ne fallait "pas faire ce qu'on a fait ici : obliger certains à aller dans une école où ils ne se sentent pas toujours très bien, interdire à d'autres d'aller là où ils voulaient vraiment aller. Mais où est encore la liberté de choix, finalement, des uns et des autres ? Où est encore l'autonomie que certains doivent avoir ? Moi je pense que la Communauté française a pris le problème à l'envers".

 

A.L. avec A. Ruyssen

04:31 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0)

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