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30/10/2011

La Vallée des Saints à Carnoët dans les Côtes d'Armor (Aodoù an Arvor)

 

 
 
 
 

  
 
 Carnoët est un nom breton qui veut dire "pays des tumulus" et carn voire cairn en français veut dire "tumulus". Des cairns, il y en a un peu partout en Bretagne : près de Carnoët à Trélan, à Kergan ; dans le Morbihan, le tumulus de Mané-er-Hroëk à Locmariaquer, mais ceux sur l'île de Gravinis et à Barnénez sont les plus importants.
 
 



Depuis la butte, on peut voir un très beau panorama sur un rayon de 30 kilomètres, si le temps le permet.




  
   Il se peut qu'un tumulus, un cairn, ait existé aussi dans cette région car les archéologues ont trouvé sur la butte les vestiges d'un camp romain et en bas les restes des thermes d'une importante villa gallo-romaine. Le camp avait une fonction défensive et servait entre autres à surveiller les voies romaines qui traversaient la région : celles vers Coz-Yaudet (Lannion) et vers Tréguier.
 
 
 
 
   Carnoët se situe à l'ouest dans les Côtes d'Armor et à une quinzaine de kilomètres de Carhaix-Plouguer, tout près du département du Finistère.  C'est sur ce tumulus  à Carnoët que des sculptures des religieux en granit sont en train d'être placées sur la butte qui domine le paysage.
 
 
 
   Cet ambitieux projet s'appelle "La Vallée des Saints" et est ouvert à tous ceux qui voudraient s'engager à travers des dons.
 
 
 




   La Vallée des Saints a un rapport direct avec la christianisation de la Bretagne au Moyen âge. L'installation des sculptures en granit des saints est un hommage aux religieux qui ont christianisé la Bretagne au Vème et VIème siècles.
 
 
 
 
 
 
 
L'atelier des sculptures est sur place. On peut voir de tout près le travail des artisans sculpteurs : quelques sculptures sont dans le chantier.
 
 
   Ces religieux venaient de Cornouaille ou du Pays de Galles dans le Royaume Uni; la Bretagne étant un territoire assez difficile de pénétrer par l'intérieur. Les religieux cisterciens d'Irlande et du Royaume-Uni avaient déjà créé des bases solides pour développer une évangélisation à l'extérieur de leurs monastères.
 
 
 
 
 
 
 
Sur l'image ci-dessus, sculpture de Saint-Malo.
 
 
   Pendant des siècles, Saint-Gildas a été vénéré et une chapelle a été construite, en bas de la butte, pour lui rendre culte.
 
 
 
 
 
Placée en pleine nature, où prédominent les couleurs jaune (des céréales) et vert en été, la chapelle Saint-Gildas est de style Beaumanoir du XVIème siècle. En 1965, a été complètement pillée.
 

 



La chapelle Saint-Gildas est austère mais il y a quelques détails intéressants.



 

Ci-dessus, détail de la décoration de léglise.



 
Intérieur de la chapelle Saint-Gildas.
 
 

 

Ci-dessus, gargouille sur le toit de la chapelle Saint-Gildas.


 

Derrière la chapelle, il y a une fontaine monolithique.
La butte est entourée des champs de blé.
Vue de la chapelle Saint-Gildas depuis la butte.
 

   Pour réveiller l'esprit médiéval, un millier de statues mégalithes en granit de 3 mètres de haut seront installées au fur et à mesure sur la butte,  créant ainsi un lieu de mémoire des origines de la Bretagne.




On peut remarquer la taille des sculptures.



La crosse du moine engagé dans l'évangélisation est une pièce importante dans son travail, symbole d'autorité.



   Finalement, le projet comprend aussi la reconstitution d'un habitat celtique en pierre, afin de recréer une ambiance visuelle en trois dimensions telle qu'elle était à l'époque.
 
 
   On peut visiter les lieux et, s'il fait beau, picniquer sur le jardin de la chapelle.
 
 
Plus d'infos sur la vallée des Saints :
 
 
D'autres images sur la Vallée des Saints :
 
 
Ces images ont été prises le 25 juin 2011.
 
 
©José María Gil Puchol.

23:04 Publié dans Bretagne | Lien permanent | Commentaires (0)

27/10/2011

Changement d'heure..

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Philippe Geluck est un artiste belge né en 1954. Comédien de formation, il monte sur les planches du Théâtre national de Belgique à l'âge de 21 ans. Sept ans plus tard, il crée seul en scène une pièce de Henri Michaux et rencontre le succès.

À partir de 1978, il devient animateur d'émissions humoristiques au ton mordant à la RTBF : Lollipop (avec Malvira), L'esprit de famille, L'empire des médias ou encore Les imbuvables et Un peu de tout avec les comédiens du Magic Land Théâtre.

En 1983, sur commande du grand quotidien belge, Le Soir, il crée le personnage de bande dessinée qui le rendra célèbre, Le Chat.

Parallèlement à sa carrière de dessinateur, Philippe Geluck poursuit sa carrière en radio dans les émissions de Jacques Mercier: entre 1988 et 1999, il fait partie de l'équipe du Jeu des dictionnaires et de La semaine infernale. C'est lors de cette dernière qu'il crée le personnage du Docteur G: un médecin qui répond aux lettres d'auditeurs ... fictifs.

Geluck devient à partir de 1992 chroniqueur dans plusieurs émissions radiophoniques et télévisées françaises, notamment Vivement dimanche prochain, avec Michel Drucker et On a tout essayé, avec Laurent Ruquier.




19:20 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0)

25/10/2011

Le Far breton

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Le far breton est à l’origine un plat de pauvres : les fars qui trônaient sur les tables de nos aïeux étaient un brin différents de ceux qui nous régalent aujourd’hui, notamment parce qu’ils étaient salés !

L’appellation « far » est un diminutif de « farz fourn » ou « farz sac'h » où farz désigne l’ingrédient de base (la farine) et fourn ou sac’h le mode de cuisson (au four ou en sac). À noter que pour une fois, l’origine du mot n’est pas celte, c’est le mot latin far (froment, blé, gruau, épeautre…) qui a été retenu. Mais le far est bel et bien breton, il est mentionné dans des écrits dès le XVIIIème siècle.

En fait, l’alimentation de base de la plupart de nos ancêtres bretons se composait de gruaux salés. Le far est initialement un aliment complet, salé, à base de farine de froment ou de blé noir et cuit en sac. Il est servi en tranches ou émietté ("bruzunog"), et consommé tel quel ou en accompagnement des viandes.

Pour les desserts de fête ou de cérémonie, le far s’endimanche : il est sucré et chaque coin de Bretagne amène sa petite variante, l’enrichissant en beurre, œufs, fruits ou parfums. Il semble que la tradition des pruneaux ne soit pas si ancienne ; elle ne tiendrait pas à la proximité des pruniers (qui ne se plaisent pas en Bretagne), mais au souci de protéger les marins du scorbut en introduisant des vitamines dans leur alimentation. La santé publique au service de la gourmandise !

C’est ce far sucré qui conquerra la France entière, tandis que son homologue salé restera confiné au terroir breton

00:22 Publié dans Bretagne | Lien permanent | Commentaires (0)