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05/01/2010

NON !

Voir en ligne : http://www.frontfrancophone.be/?p=812


Le confédéralisme, c’est peut être un bien joli nom mais qu’est-ce que cela cache exactement et pourquoi en parle-t-on aussi souvent dans le microcosme politique belgo-flamand ?

Le confédéralisme, c’est le piège dans lequel nos représentants francophones doivent absolument éviter de tomber, du moins s’il n’y a pas de contrepartie suffisante. Certains m’évoqueront le modèle Suisse qui semble fonctionner admirablement bien, certes, mais la Suisse n’a de confédération que le nom, elle constitue bien un État fédéral. En réalité, il n’existe dans le monde aucune structure confédérale (à l’exception de l’Union Biélorussie-Russie, confédération de fait), notre fédéralisme à la belge est par contre l’un des plus poussés.

D’un point de vue juridique, les entités fédérées qui composent actuellement la Belgique (Bruxelles, Flandre, Wallonie + Communautés) bénéficient d’une souveraineté interne, c’est-à-dire qu’elles possèdent leur autonomie dans le seul cadre belge, elles peuvent légiférer dans les compétences qui leur sont attribuées mais leur statut ne leur permet de pas de se présenter sur la scène internationale en tant qu’État souverain. La Communauté française a d’ailleurs connu quelques difficultés avec le Quai d’Orsay lors de ses débuts, ce dernier souhaitait s’adresser exclusivement à l’État belge, alors que la Communauté était effectivement habilitée à conclure des traités (selon les articles 167 à 169 de la Constitution belge).

En ce qui concerne les États confédérés, ils sont, quant à eux, des États au sens strict du terme, ce ne sont plus des « sous-éléments » de cet État fédéral. Ils possèdent leur souveraineté interne mais surtout leur souveraineté externe et sont, par conséquent, reconnus sur la scène internationale. Dans une confédération, les États se voient simplement liés entre eux par un traité à travers lequel ils délèguent des compétences (la monnaie par exemple) à un organe commun.

Il dès lors important de ne pas céder au chant des sirènes, ne pas tout accepter pour sauver une Belgique en voie de décomposition car vous l’aurez remarqué, adopter le modèle confédéral, c’est accorder à la Flandre tous les avantages d’une indépendance sans qu’elle n’en supporte les inconvénients (ce sont les mots très bien choisis d’Olivier Maingain, président du FDF).

08/09/2009

La Belgique se déchire autour du consulat fantôme de Marseille


Publié le lundi 7 septembre 2009 à 16H16

Lors de la Fête de la Belgique à Vinon-sur-Verdon (Alpes-de-Haute-Provence) avec moules, frites et bières proposées aux invités. 40 000 Belges résident dans le sur de la France et en région Rhône-Alpes.

 

Photos Nicolas Vallauri

Si vous devez illustrer l'absurdité de décisions politiques par un exemple concret, il vous suffit de lire ce qui va suivre. Le gouvernement belge a décidé, il y a quelques mois, d'installer un consulat général à Marseille et de mettre fin aux activités de son consul honoraire, Pierre Michotte, en fonction depuis 2000 dans la cité phocéenne.

Très bien me diriez-vous, car cela indique que la Belgique veut faire de la deuxième ville de France, sa place forte dans le Sud-Est. Oui mais voilà, cette nouvelle structure ne devrait s'occuper que de politique tandis que celle de Nice, déjà en place, centraliserait, pour l'ensemble du sud de la France, tout ce qui concerne l'économie et surtout l'administratif.

Résultat des courses : un touriste belge, de passage à Marseille, qui aurait un besoin urgent de se rendre à son consulat devrait faire les 200 km qui séparent le Vieux-Port de la Promenade des Anglais. Alors qu'auparavant, il aurait pu régler son problème sur place.

Si un vacancier qui vient de Belgique "se fait voler son sac - avec tous ses papiers - juste avant de prendre son avion, il devrait se rendre à Nice pour régler sa situation" , explique le consul actuel.

Mis à part cela, il y a une aberration qui fait grincer des dents de l'autre côté de la frontière.
Certains journaux belges, en effet, s'étonnent que le gouvernement qui entend serrer la ceinture notamment celle du ministère des Affaires étrangères, la desserre par ailleurs. Le nouveau consulat devant coûter 400 000 euros. "Tout en diminuant le service au public", ajoute le consul honoraire. Un comble !

La polémique enfle du côte de Bruxelles car on soupçonne les autorités belges de vouloir créer ce consulat pour recaser un fonctionnaire. "Un homme, arrivant le 1er novembre, qui n'a pas fait carrière dans la diplomatie", précise Pierre Michotte qui prend le soin d'ajouter "que ce ne sont que des bruits de couloir." Des rumeurs qui font état d'un parachutage d'un proche du Mouvement réformateur (MR), qui participe au gouvernement fédéral.

Aux dernières nouvelles, après avoir provoqué une passe d'armes lors d'un récent conseil des ministres de Belgique, cette nomination et le projet de nouveau consulat seraient remis en cause. "Pour l'instant, réalise Pierre Michotte, je ne suis sûr que d'une chose : si ce changement se confirme, je disparais, il n'y aura plus de consul honoraire." Trop utile sans doute...

Xavier Cherica (XCherica@laprovence-presse.fr)

SOURCE : LA PROVENCE.COM

22/07/2009

Le sentiment des Flamands vis-à-vis des étrangers évolue peu

Un quart des Flamands estime que les migrants contribuent à la prospérité de la communauté mais une proportion importante de néerlandophones reste très mitigée à leur égard.

Près d'un tiers d'entre eux est notamment négatif, voire très négatif vis-à-vis des musulmans. L'attitude des Flamands par rapport aux étrangers ne souffre pas de grandes évolutions. Les Indicateurs Régionaux Flamands prennent chaque année le pouls de la population du nord du pays dans sa relations aux migrants. Selon le rapport 2009 des indicateurs, le nombre d'étrangers a augmenté de 30% en Flandre depuis 2002, atteignant 5,8% de la population. Le rapport ne laisse pas entrevoir de grands changements de comportement dans le chef des néerlandophones vis-à-vis de la population immigrée, en comparaison avec les années précédentes. (HIE)