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06/04/2009

A bridge too far

Written by: Diana West

 

If you want to know why US policy, from Bush to Obama, is cataclysmically wrong on pushing the European Union to make Turkey a member, you couldn't do better than by reading this excellent book, A Bridge Too Far, by Philip Claeys and Koen Dillen. The authors, members of the European Parliament from the Vlaams Belang party in Belgium, make the compelling historical, religious, cultural, and economic argument against Turkish membership in clear and logical prose.

Hint: It all has something to do with the fact that Turkey is a part of Islamic civilization, not Western civilization. If it joins the EU, it becomes the largest EU state, suddenly adding 70-plus million Muslims--presto--to "Europe." In other words, Creeping Sharia becomes Leaping Sharia.

17:30 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0)

15/03/2009

"La Belgique est morte, vive la Belgique !", de José-Alain Fralon : fin de partie outre-Quiévrain

Même lui ? Oui, même lui... José-Alain Fralon pense désormais que le plat pays de Brel n'a plus d'avenir en tant que nation. Il y a une vingtaine d'années, ce "petit Français", comme il s'était baptisé, adressait à Baudouin Ier, le roi des Belges - et à quelques autres personnalités - une "lettre ouverte" joliment troussée. Il y énumérait tout ce qui faisait le charme de cette terre sans nier que les ferments de la division étaient à l'oeuvre.

Entre les lignes, on lisait un amour profond de l'auteur pour sa deuxième patrie et la conviction, bien belge, que tout pouvait finir par "s'arranger". Un verbe très répandu, outre-Quiévrain, où l'on cultive son double sens : trouver une solution - fût-elle boiteuse -, mais aussi tricher avec la réalité pour en inventer une autre et, ainsi, mieux nier les faits, pour faire croire à la persistance du "miracle belge".

Longtemps baigné par la douceur de vivre bruxelloise, mélange d'insouciance et d'un humour qui le ravissait, l'auteur a "voulu y croire". Aujourd'hui, c'est toutefois par une missive à Albert II, frère de Baudouin et monarque inquiet, qu'il conclut son constat. Et il lui écrit : "Votre Majesté, vous régnez sur un seul peuple. L'autre ? Il s'est fait la belle. C'est triste un pays qui meurt et c'est encore plus triste d'en être le roi."

Sans agressivité et sans véritable nostalgie, ce fin connaisseur d'un pays où il avait atterri pour observer les développements de la construction européenne détaille cette fin de partie. La messe semble dite, le divorce des Flamands et des francophones est inéluctable, le mouvement flamand n'a d'autre objectif que l'indépendance à court ou à moyen terme.

Survolant l'histoire d'une nation improbable, née essentiellement d'un compromis entre les grandes puissances du XIXe siècle, il en conclut que ce qui finira par tuer le royaume des Saxe-Cobourg, c'est, d'abord, l'indifférence réciproque des deux peuples qui le composent. Indifférence et méconnaissance de plus en plus grandes, encouragées par un faux fédéralisme, qui a favorisé la dissociation.

Faut-il en pleurer ? Mais non, en rire ! Dans ce pays où un ex-premier ministre, arrivé au pouvoir en s'alliant à des indépendantistes flamands, a confondu récemment La Brabançonne et La Marseillaise, on se séparera forcément en douceur, prédit Fralon. Les Flamands s'en iront, tandis que Bruxelles et la Wallonie formeront une mini-Belgique. Des scénarios plus pessimistes circulent. Plein d'espoir et de conviction, l'auteur ne veut pas y croire.


LA BELGIQUE EST MORTE, VIVE LA BELGIQUE ! de José-Alain Fralon. Fayard, 204 p., 17 €.

Jean-Pierre Stroobants

03/03/2009

Johnny Hallyday lève le voile sur ses impôts

C.J. (lefigaro.fr)
Johnny Hallyday samedi aux Victoires de la Musique.
Johnny Hallyday samedi aux Victoires de la Musique. Crédits photo : AFP

Le chanteur, qui est parti vivre en Suisse en 2007 pour des raisons fiscales, y paye environ 607.000 euros d'impôts par an.

Johnny Hallyday n'est pas un mauvais payeur et tient à le faire savoir. Deux ans après avoir soulevé la polémique en choisissant de quitter pour raisons fiscales la France et de s'installer en Suisse, l'«Idole des Jeunes» a révélé le montant des impôts qu'il verse à la Confédération helvétique. Chaque année, le chanteur règle 607.000 euros d'impôts. «Je n'ai rien volé à personne en me soumettant à un régime existant», s'est-il défendu dans les colonnes du quotidien «Le Matin».

«Je suis d'accord de payer des impôts, mais il y a une limite. Avant, je versais plus de 70%. Avec ce que j'ai payé dans ma vie, j'aurais pu faire vivre plusieurs familles pendant des générations», a-t-il déploré dans une allusion à la fiscalité tricolore. A titre de comparaison, Johnny Hallyday bénéficie en Suisse, à condition d'y séjourner plus de six mois par an*, d'un «forfait fiscal», payé en lieu et place des impôts ordinaires sur le revenu et la fortune. Sous ce régime, le revenu imposable est égal, au minimum, au loyer annuel de la résidence, multipliée par cinq. L'impôt forfaitaire, dont s'acquittent les titulaires du forfait, atteint au moins un tiers de ce revenu. La situation familiale et le train de vie (jet privé, voitures de luxe, par exemple) entrent aussi en compte.

L'interprète de «Quelque chose de Tennessee», qui avait un temps cherché à devenir belge (encore pour échapper aux impôts, avaient avancé certains), confie s'être attaché à la Suisse. «Je ne vendrai pas mon chalet de Gstaad. En dehors de toute considération d'argent, je m'y sens bien. Là-bas au moins, on me fout la paix!». Le chanteur, qui vit dans le canton de Berne, n'envisage donc pas de quitter la Confédération même si les avantages fiscaux existants sont menacés, de nombreux cantons étant tenter de suivre l'exemple du canton de Zurich qui les a supprimés. L'artiste admet cependant ne pas passer très souvent dans son chalet. «Je suis en Suisse quand je ne travaille pas. Or je travaille beaucoup», souligne le chanteur, qui possède une propriété à Los Angeles et une maison à Marnes-la-Coquette, qu'il a donnée à son épouse Laeticia.

 

«En France, on ne peut plus exprimer ce qu'on pense»

En revanche, Johnny Hallyday fait preuve de sévérité à l'égard de la France. La décision du CSA de comptabiliser, durant la présidentielle de 2007, ses propos en tant que «temps de soutien» au candidat Nicolas Sarkozy, l'a indigné. «On est taxé sur ses opinions. Pour un pays qui proclame liberté, égalité, fraternité, ça me surprend. Mais où elle est la liberté, là ?», a-t-il lancé. «On ne peut plus exprimer ce qu'on pense. C'est terrible mais au moins on parle moins», a tourné en dérision l'interprète de «Ca ne finira jamais».

Le chanteur, qui a adopté une deuxième petite fille vietnamienne, Joy, avec son épouse l'hiver dernier, a glissé sur la fin de son entretien «au Matin» quelques confidences. «Je vis pour moi-même et pour ma famille. J'espère fêter les 20 ans de Joy. J'ai changé de train de vie. J'ai ralenti la cigarette, j'ai 65 ans, ma femme est beaucoup plus jeune que moi. S'il m'arrivait quelque chose, [Joy] aurait de quoi être heureuse toute sa vie».

«Ai-je été à la hauteur ? Je n'en sais rien. J'espère. Peut-être, pas toujours... Disons que j'ai été de bonne volonté. J'ai fait du mieux que j'ai pu», conclut l'artiste pour qui la retraite semble une perspective lointaine. L'interprète du «Pénitencier» espère, après son ultime tournée pharaonique des stades qui commence au printemps, fréquenter les plateaux de cinéma et jouer avec le leader des Rolling Stones. «Dave Stewart, ex-Eurythmics, aimerait monter un groupe. Jouer dans des petits clubs avec Mick Jagger, éventuellement, Keith Richards. Pour le fun», rêve-t-il.

* si son activité l'en empêche, Johnny Hallyday doit prouver qu'il n'a pas séjourné plus longtemps dans un autre pays.

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