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13/06/2008

Bruxelles cogéré ou annexé par la Flandre: le voeu de Kris Peeters selon Demotte

POLITIQUE jeu 12 juin

Kris Peeters s’est exprimé mardi soir à l’occasion d’un débat sur Bruxelles. Le ministre-président flamand CD&V a exprimé le fond de sa pensée sur le statut de notre capitale. Il a déclaré voir l’avenir de la Belgique à court terme passer par deux entités fédérées distinctes (Flandre et Wallonie, ndlr) et Bruxelles ayant un « statut à part » Pour Rudy Demotte, ministre-président wallon et de la communauté française (PS), cela « revient, au mieux, à un condominium cogéré par les deux autres entités ; au pire à une annexion par la Flandre. » Une information révélée ce jeudi par le journal Le Soir.

Au CD&V, seul Yves Leterme avait, durant son mandat de ministre-président flamand, reconnu Bruxelles comme une région à part entière qui devait pouvoir traiter d’égal à égal avec les autres régions. Mais que ce soit par le passé (Dehaene) ou dans le présent, le parti a toujours eu l’art de négliger Bruxelles. Confirmation avec Marianne Thyssen, présidente du parti, qui renvoie aux propos de Kris Peeters pour la position officielle du CD&V sur la question.

Kris Peeters a rassuré en déclarant qu’il allait continuer à investir de l’argent flamand à Bruxelles … mais pour une présence flamande, pas pour les besoins des citoyens de la capitale en terme de mobilité ou de sécurité.

Open Vld et sp.a plus modérés


Lors du même débat, des mandataires des socialistes et libéraux flamands se sont également exprimés, mais il s’agissait de mandataires bruxellois. Le sp.a voit l’avenir du pays passer par un fédéralisme à trois composantes et non deux. Mais concèdent que le statut spécifique de Bruxelles devrait engendrer la signature d’une forme de contrat, mais pas de gestion, avec les deux grandes régions ; parlant ainsi de « contractualisation ». Le Vld revient quant à lui à l’idée de « communauté urbaine » regroupant Bruxelles et les deux Brabants, lancée par Verhofstadt. Et question financement, ils parlent d’une même voix pour une rationalisation des dépenses.

Sauf Tobback


Seul Louis Tobback du sp.a s’est montré agressif envers Bruxelles et son exaspération face à la « suffisance » des Bruxellois qui réclament un refinancement. Pascal Smet a tout de même rappelé que M. Tobback parlait en son nom et n’exprimait pas l’avis du parti.


Source: http://www.rtlinfo.be/news/article/138784/--Bruxelles+cog...

26/05/2008

« La Belgique est à 3 ou 4 mois du clash final »

http://www.levif.be/actualite/article.jsp?articleID=17434&sectionID=56&siteID=72

23/05/2008 00:25

Pour l'essayiste politique wallon Jules Gheude, la Belgique vit ses derniers moments. Et la Wallonie doit vite se préparer à des lendemains qui (dé)chantent.

Jules Gheude n'est pas « seulement » l'auteur d'ouvrages de référence sur l'histoire politique de la Belgique et sur son maître à penser, l'inénarrable François Perin, l'un des pères du Rassemblement wallon, qui marqua l'histoire politique des années 1970. Il est aussi un citoyen boulimique d'informations - il épluche religieusement la presse flamande tous les jours -, qui rêve de faire sortir la Wallonie de l'impasse économique et politique dans laquelle, selon lui, elle se trouve.

C'est ainsi qu'il a pris l'initiative, avec quelques autres, du « Manifeste pour la convocation des Etats-Généraux de Wallonie », qui veut réveiller les consciences et unir les forces vives autour d'un projet d'avenir. Il signe aujourd'hui un nouveau livre, sous la forme d'un dialogue imaginaire, baptisé Le Choix de la Wallonie(1), dans lequel il livre ses pistes à propos du destin de la Wallonie et de Bruxelles, lorsque c'en sera fini de la Belgique.

Le Vif/L'Express : Pour vous, cela ne fait aucun doute, la Belgique est condamnée et ce à très court terme...

Jules Gheude : Elle se trouve, en effet, à un point de rupture. Elle ne peut plus être sauvée, parce qu'une nation flamande a d'ores et déjà émergé en son sein : le fédéralisme, qui suppose une collaboration entre des entités fédérées, n'est donc plus possible.

Mais les revendications flamandes et la marche du Nord vers toujours davantage d'autonomie rythment la vie politique belge depuis fort longtemps. Pourquoi, cette fois-ci, la crise signerait-elle la fin de l'Etat belge ?

La crise autour de la scission de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde a précipité les choses jusqu'à un point de non-retour. BHV n'est pas une broutille et ne concerne pas que les bourgeois francophones établis en Flandre. La scission de cet arrondissement transformera définitivement les frontières de la Flandre en frontières d'Etat, et il sera impossible, à l'avenir, d'« arracher » à la Flandre les communes à facilités, pourtant majoritairement peuplées de francophones. L'objectif historique de la Flandre de constituer une nation, autour des trois ingrédients constitutifs que sont le sentiment d'appartenance à un peuple, un territoire homogène et une langue, sera réalisé. Cela dit, je ne crois pas que BHV sera scindé de façon «légale». Pour que cette scission soit entérinée, il faut la sanction royale, couverte par le contreseing ministériel. Or aucun ministre francophone ne sera jamais solidaire d'un ministre flamand qui donnerait son contreseing à pareil texte de loi. Donc, on va tout prochainement à la rupture.

Tout prochainement, c'est-à-dire ?

Mon pronostic ? La Belgique est à trois ou quatre mois du clash final. Les francophones doivent donc, de façon urgente, songer à leur destin après la Belgique.

13/05/2008

Wilders parle d'une fusion Pays-Bas/Flandre

From Belga - Via Le Soir - Belgique

Le Premier ministre néerlandais Jan Peter Balkenende devrait prendre le pouls auprès de son homologue Yves Leterme au sujet de l’opportunité d’une fusion entre les Pays-Bas et la Flandre, a affirmé le député nationaliste néerlandais Geert Wilders.

Geert Wilders souhaite que les Flamands et les Néerlandais s’expriment au sujet de cette option par référendum. En novembre dernier, un sondage auprès de ses électeurs avait démontré qu’une majorité d’entre eux étaient favorables à une fusion entre la Flandre et les Pays-Bas.

D’après Geert Wilders, la nouvelle union serait bonne pour l’économie des Pays-Bas, affirme-t-il dans les colonnes du quotidien « De Telegraaf ».

Le fondateur du « Parti pour la liberté », qu’il a créé en 2006 à la suite de son départ du parti libéral, a jugé que les troubles politiques en Belgique « constituent la preuve que ce pays ferait mieux de s’arrêter d’exister ».