Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

12/12/2007

Le pays qui ne s'aimait plus, par Pierre Mertens

http://www.lemonde.fr:80/web/article/0,1-0@2-3232,36-986101,0.html

LE MONDE | 05.12.07 | 14h09 

Il y a une trentaine d'années, lorsque nous avons, le sociologue Claude Javeau et moi, forgé le concept de "belgitude", nous étions bien loin de penser que cette boutade, via un clin d'oeil appuyé à Léopold Sédar Senghor et Sullerot, résisterait à l'épreuve du temps.


N'avions-nous pas voulu souligner seulement que, à la différence de maints représentants des générations antérieures, les savants et les artistes de la nôtre n'avaient plus forcément à prendre le chemin de l'exil pour se voir exister ? Qu'on accordait plus d'attention que par le passé à l'histoire sociale et politique d'où nous émergions ? Et que cela pouvait peut-être aller de pair avec ce que certains pédants appellent "un vouloir vivre ensemble" ? Qu'en reste-t-il aujourd'hui ?

C'est qu'on revenait de loin. On a beaucoup glosé sur le caractère artificiel d'une construction nationale ambiguë, conçue pour faire pièce à certaine Sainte Alliance et neutraliser les passions conquérantes des grandes puissances européennes (les calculs stratégiques du dénommé Talleyrand n'y avaient pas été pour rien).

Discriminée au sein d'un Etat qui s'était créé unitaire et francophone, la population flamande développa bientôt de grands espoirs d'inverser, lorsque l'occasion se présenterait, le rapport de force. Une partie non négligeable de celle-ci pactisa et collabora même avec l'ennemi durant l'Occupation, entre 1940 et 1945, pour assouvir son appétit de revanche. Et nous en recueillons encore, au demeurant, les fruits empoisonnés.
Une guerre sourde s'était déclarée entre les communautés linguistiques - et pourquoi ne pas dire : ethniques ? - qui ne s'apaisa, désormais, que par intermittence, pour faire illusion.
Il y a quelques mois, à peine, une édition spéciale qui passait sur la première chaîne de notre télévision nationale donna à voir l'éclatement du pays, à l'initiative des instances régionales flamandes. Scénario ingénieusement concocté pour que la plupart des téléspectateurs puissent, quelques instants, y croire. Il s'agissait, sans doute, d'une "fausse bonne idée", si l'on veut bien penser qu'elle émanait d'un service public censé ne refléter que la vérité...

A la lecture de la presse d'aujourd'hui, on pourrait croire que la réalité n'est pas loin de dépasser la fiction. On s'immerge, à corps perdu, dans un lexique de nature quasi polémologique. Il n'est plus question que "de portes qui claquent au Parlement, d'ultimatums, de gaffes et de diktats, de compromis impossible, de risque de crash, de gifles, de viols et de camouflets, de coups durs et de coups bas, de bombes à retardement, de fractures et de point de rupture, de guerre de tranchée, de dramatisation autour de Bruxelles, d'agression politique et de passage en force, de riposte et de représailles... d'actes de belligérance sur tous les fronts !"

Nul observateur de la scène locale qui ne lésine encore sur le recours aux superlatifs martiaux ou bellicistes. La raison de tout cet émoi cassandresque, de cette belliqueuse effervescence ? Plus de deux saisons passées dans l'enfer de la recherche, vaine, d'un gouvernement. Alors, pour interrompre la chronique d'un séisme annoncé, d'un divorce inéluctable, et empêcher in extremis l'avènement du pire, on appelle désespérément : un geste fort, un signe de bonne volonté, une restauration de la confiance dilapidée.

Quelque 35 000 personnes, dont 20 % de néerlandophones, marchent, un dimanche, dans les rues de la capitale, pour exprimer confusément cela. Non à l'initiative de partis ou d'hommes d'Etat, mais d'une simple citoyenne de Liège. Ce n'est pas énorme, c'est loin d'être négligeable. Des drapeaux tricolores fleurissent sur les balcons. Pour un rien, même des anarchistes se réveilleraient, pour un temps, patriotes.
Pendant ce temps-là, se succèdent en guise de samu providentiel, pour doter la nation d'un nouveau pouvoir exécutif : un informateur, un formateur, un négociateur, un démineur, un rapporteur, un explorateur, un facilitateur, un débloqueur, divers modérateurs, des réconciliateurs... Nous en passons, et des meilleurs. A se demander où sont passés, entre-temps, les électeurs : ces prétendus destinataires ultimes du message démocratique... Peu d'heurs, beaucoup de malheurs - et un certain déshonneur.

Rien n'y fait : on se livre, partout, à des concours d'épitaphes. Les nécrologies débordent. On diagnostique, dans un délire d'anticipation, l'encéphalogramme plat. La Belgique serait, pour la énième fois, bien morte. Alors, si, au lieu de parier sur le pire - ou de verser dans l'angélisme, ce qui revient au même -, on s'évertue à examiner froidement la situation, on se retrouve même à établir certains constats.
Au sud du pays, les francophones se sont suicidairement divisés et ne font guère d'efforts pour dépasser leurs démagogiques dissensions. Un pestilentiel climat de corruption y a régné presque impunément, et cela au risque insensé d'amoindrir la crédibilité de toute une communauté. On se serait bien passé de la mansuétude dont ont pu bénéficier certaines mafias locales.

Au nord, un nationalisme nauséabond s'est radicalisé, sans qu'on y prenne vraiment garde. L'installation - parfois fantomatique - d'un "cordon sanitaire" autour d'un club ouvertement xénophobe, sinon néonazi, n'empêchera pas d'autres partis, plus "présentables", de s'unir pour former une entité totalement dévouée, par avance, à la scission du pays. Un seul parti, parmi eux, dirigé par un leader résolument négationniste, qui n'a envoyé au Parlement que six députés (sur un total de plus de 200), tient l'organe majoritaire, dont il est l'allié indispensable, par la barbichette, et de ce fait le pays tout entier. Ces gens-là réclament - entre autres - la division de la Sécurité sociale. Donc appellent de leurs voeux la fin de la solidarité nationale. C'est-à-dire de la nation elle-même.

La Belgique ne s'aime plus. Elle ne s'est jamais vraiment assez aimée. Un certain masochisme l'a toujours rongée de l'intérieur. Cette tendance à l'autodérision qui, à la fois, reflète son humour et son défaut d'arrogance, mais aussi nourrit ses tendances suicidaires. La voici littéralement désenchantée. Toujours aussi singulière et inventive. Mais moins fraternelle - c'est bien dommage. Son métissage, sa bâtardise même, faisaient d'elle une métaphore, une métonymie de l'Europe tout entière : une partie pour le tout. Un laboratoire que l'on venait visiter, de partout, pour percer les secrets du modèle paradoxal, improbable, que nous représentions.

Un legs irremplaçable. Il suffirait de renoncer à cette foncière intolérance dont se targue l'institution - au point que le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes laisse la place au droit de l'Etat à disposer des peuples -, pour recouvrer un désir de Belgique. En attendant, on masque cruellement, de façon obscène, les besoins des gens, leurs inquiétudes socio-économiques et leurs soucis écologiques.
A quoi bon ce pays s'immolerait-il ? Il faudrait aussitôt en réinventer un, qui lui ressemblât. 

Pierre Mertens est romancier, chroniqueur au quotidien "Le Soir" et membre de l'Académie royale de Belgique.

11/12/2007

Yves Leterme égal à lui-même hier sur RTL-TVI

ELECTIONS 2007 sam 8 déc

bee29d739d70c6889e5fa641999b375f.jpg‘Monsieur 800.000 voix’ était l’invité exceptionnel de Katryn Brahy et Fabrice Grosfilley au début du journal de 13 heures sur RTL-TVI et en simultané sur Bel RTL, hier samedi. Le double ex-formateur avait décidé d’accorder cette interview exclusive après de longs mois de silence car « le moment est grave pour le pays ». Il a déclaré vouloir prendre ses responsabilités pour former un gouvernement fort et estime que sa discrétion était nécessaire afin d’éviter de nuire aux négociations par des « petites phrases».

Controverse ce midi sur la situation politique

Cette semaine a été marquée par l'apparition, selon la volonté royale, de Guy Verhofstadt, premier Ministre d'un gouvernement d'affaires courantes et grand perdant des dernières élections. Mission : sortir le pays de cette crise sans fin. Mais comment ? Une Violette d'urgence et provisoire avant une coalition plus large ? Alors que le torchon brûle à nouveau entre MR et CDH, qu'une tripartite classique est contestée de toutes parts, la mission Verhofstadt est elle impossible ? Quelle est la responsabilité des politiques dans ce surplace alors que ce feuilleton politico-communautaire qui s'éternise depuis juin commence à lasser et à révolter les citoyens ?

Invités : Philippe Moureaux, vice-Président du PS ; Jean-Marc Nollet, député fédéral. Chef de groupe ECOLO - GROEN ! ; Charles Michel, porte-Parole du MR ; Benoît Lutgen, ministre cdH de l'Agriculture, de la Ruralité, de l'Environnement et du Tourisme ; Brigitte Grouwels, secrétaire d'Etat bruxelloise (CD&V) ; Pierre Vercauteren, politologue aux FUCAM ; Luc Van der Keelen, journaliste Het Laatste Nieuws, et Jean-Marie De Decker, LDD.

Décryptage de l’interview

Une image à restaurer

Yves Leterme a reconnu avoir fait des erreurs dans le passé au niveau communicationnel qui ont détérioré son image auprès des francophones. Mais il se dit prêt à en tirer les leçons.

Serein par rapport à l’avenir de la Belgique, le formateur démissionnaire a voulu rassurer quant à la présence confirmée de la NV-A au sein du cartel. « Nous ne voulons pas la fin du pays, mais une politique pour l’ensemble des citoyens. »

La démocratie m’a choisi

Par rapport à sa candidature en tant que Premier ministre, Yves Leterme a rappelé que la démocratie l’a choisi. « Les résultats électoraux du 10 juin sont là. »

Porte ouverte aux socialistes

Pour Yves Leterme, l’orange bleue est bel et bien enterrée. Après avoir tenté de la faire mûrir, il constate que c’est un échec. Une autre alternative gouvernementale doit dès lors être mise sur pied. L’objectif étant de trouver un gouvernement bénéficiant d’une majorité des 2/3 au Parlement afin de pouvoir faire passer les réformes nécessaires.

En cela, Yves Leterme a clairement ouvert la porte aux socialistes avec lesquels il a déjà pris contact à plusieurs reprises.

L’homme aux 800.000 voix a conclu cette entrevue en promettant de s’engager à être le Premier ministre de tous les Belges. « Si on me donne la chance, oui, je serai le Premier de tous les Belges. » 
 

Yves Leterme s'était déjà exprimé hier dans la presse 

Pas de gouvernement sans Yves Leterme

Yves Leterme s’était déjà exprimé dans la presse écrite hier matin, dans les colonnes de Vers l’Avenir en autres. On peut y lire que pour lui, l’orange bleue a clairement montré ses limites. Il admet avoir "fait le maximum pour faire mûrir" l'Orange bleue, mais la formule a montré ses limites. La responsabilité de cet échec n'incombe toutefois pas uniquement au parti de Joëlle Milquet, le cdH. "Tout le monde a sa responsabilité", indique-t-il, pointant toutefois les oppositions, qui ont été les plus fortes selon lui, entre le cdH-FDF et la NV-A sur le plan communautaire.

Mais attention, il faudra toujours compter avec lui si on veut donner un gouvernement à ce pays. Leterme se dit en effet "prêt demain à recommencer à trouver des accords pour ce pays". "La répartition des sièges au parlement n'a pas évolué. Il faudra toujours parler avec moi si on veut donner un gouvernement à ce pays", affirme-t-il.

Verhofstadt a la main, qu’il faudrait tendre au PS !

L'ex-formateur renvoie toutefois la balle chez le Premier ministre Guy Verhofstadt "qui a la main pour l'instant". "A lui de trouver la solution pour sortir de l'impasse", indique Yves Leterme qui reconnaît que le cdH a sa place dans un gouvernement avec "une assise large".

Il considère également que "la famille socialiste a une responsabilité à prendre dans les jours qui viennent". Il constate d'ailleurs que le PS a évolué en six mois en affirmant aujourd'hui que la réforme de l'Etat est nécessaire pour assurer l'avenir de la Belgique. Il ne jette pas l'éponge et veut toujours conduire un gouvernement, en élargissant l'Orange bleue au PS notamment.

Il dit également qu’après avoir fait ses calculs, 17 formules de majorité sont possibles, et ce sans inclure l’extrême droite.

La N-VA pas opposée à des refédéralisations … mais exceptionnelles

Il rappelle aussi que son partenaire de la NV-A n'est pas opposée à une refédéralisation de certaines compétences "pourvu qu'elle soit exceptionnelle et que le mouvement général aille du fédéral vers les entités fédérées". Mais "il y a assez de compétences fédérales pour empêcher que les prisons soient des lieux sûrs d'où on sort par la fenêtre ou d'où on s'envole en hélicoptère", ironise-t-il.

Yves Leterme reste-t-il candidat Premier ministre? Il affirme que son programme est plus important qu'occuper le 16 rue de la Loi. "Mais le cartel m'a réaffirmé sa confiance", conclut-il.

Un gouvernement violet d’urgence "serait un gouvernement contre la Flandre"

L'ex-formateur Yves Leterme s'est également entretenu samedi avec plusieurs quotidiens flamands. Il y répète "vouloir surtout tenir sa parole" sous-entendant notamment une réforme de l'Etat.

Il y renie aussi la coalition qu'il a voulu bâtir et plaide pour d'autres formules, dont la tripartite. Il avance une formule avec "une majorité aussi large que possible" et s'oppose farouchement à un gouvernement d'urgence sans le cartel CD&V/NV-A. Il exclut donc l'éventualité d'une Violette (actuelle coalition libérale-socialiste) élargie ou de toute autre formule sans son cartel. "Une équipe d'urgence violette serait un gouvernement contre la Flandre", estime-t-il. M. Leterme voit la solution dans une tripartite classique (libéraux, socialistes, chrétiens humanistes) ou dans une "autre formule élargie", n'excluant pas les Ecolos.

Double langage à propos de Milquet, tenue pour seule responsable dans la presse flamande !

Alors que dans les journaux du groupe Vers l'Avenir, Yves Leterme ne voulait pas imputer toute la responsabilité de l'échec de l'Orange bleue au cdH et à sa présidente Joëlle Milquet, il la tient pour responsable de cet échec dans De Standaard, écrit le quotidien Le Soir qui relaie l'interview de ses collègues flamands. "Nous étions près d'un accord, mais le cdH n'a finalement pas voulu y aller", regrette-t-il.

Pas opposé à être le vice-premier d’un gouvernement Reynders

L'homme fort du CD&V a toujours l'ambition de devenir Premier ministre, sans toutefois exclure le poste de vice-Premier ministre d'une coalition emmenée par le président du MR Didier Reynders. Mais "il devra venir de loin", ajoute-t-il, car le cartel CD&V/NV-A "est de loin la plus grande formation et le MR a perdu deux sièges".

Les 174 jours ‘perdus’ ont servi à quelque chose d’utile, faire accepter une réforme de l’Etat côté francophone, même par le PS

Selon lui, les 174 jours de négociations en vue de former un nouveau gouvernement n'ont pas été inutiles. "Nous avons pu transformer un 'non' absolu du côté francophone en une conscience qu'aucune gestion du pays ne serait possible sans une réforme de l'Etat, et ce chez tout le monde, y compris le PS et Ecolo", explique-t-il.

Il plaide pour une responsabilisation dans la gestion de la Wallonie

Une responsabilisation des Régions s'impose également, ajoute Yves Leterme : "Ce n'est quand même pas génétiquement inscrit que la Wallonie doive rester une telle région retardataire en Europe? Il y a des régions qui travaillent de façon fantastique, comme le Brabant wallon. Mais seule une plus grande responsabilisation fournira le combustible nécessaire pour une reprise de la Wallonie", indique encore M. Leterme.

 


09/12/2007

Qu'est-ce que la Belgique ?

Pour savoir où je mets les pieds
je me suis  posé
la question : oui mais
QU'EST CE QUE LA BELGIQUE ?

QU'EST CE QUE LA BELGIQUE ?
Je tape sur un  moteur de recherche du net  
réponse :
Désolé, votre requête
n'a donné aucun résultat

Pour plus de précision, j'ai installé
un petit podium
au milieu de ma cour
pour que celui qui sait ce qu'est LA BELGIQUE
monte sur le podium pour nous le dire
entre temps
pour amorcer le débat
voici quelques réponses
glanés ici et là

QU'EST CE QUE LA BELGIQUE ?
LA BELGIQUE elle-même ne se pose pas de questions
elle est 

QU'EST CE QUE LA BELGIQUE ?
L'art c'est quand à Noël  la famille se réunit
et que chacun chante ses chants,
apporte ses mets,
raconte ses souvenirs.

QU'EST CE QUE LA BELGIQUE ?
J'aimerais vous répondre
Mais je ne sais pas
je cherche

QU'EST CE QUE LA BELGIQUE ?
LA BELGIQUE  est  une excroissance,
narcissique  égotique
d'ici à 100 ans
on pourra soigner LA BELGIQUE

QU'EST CE QUE LA BELGIQUE ?
je refuse de répondre à cette question
hors de la présence de mon avocat

QU'EST CE QUE LA BELGIQUE ?
LA BELGIQUE est un  mensonge

QU'EST CE QUE LA BELGIQUE ?
LA BELGIQUE est une question
de signature et de date

QU'EST CE QUE LA BELGIQUE ?
LA BELGIQUE regarde son propre nombril
voulant se dépasser

QU'EST CE QUE LA BELGIQUE ?
LA BELGIQUE j'en ai rien à foutre
je préfère le sexe

QU'EST CE QUE LA BELGIQUE ?
Bon essayons d'être sérieux
je vais demander à google
qu'est-ce que LA BELGIQUE ?
réponse BELGIQUE c'est
BELENOS

QU'EST CE QUE LA BELGIQUE ?
LA BELGIQUE c'est  chercher à faire du nouveau
même si faire du nouveau
est vieux comme le monde

QU'EST CE QUE LA BELGIQUE ?
Au cas où les glaces du Nord descendent au Sud
LA BELGIQUE est un combustible qui pourra servir
à se chauffer

QU'EST CE QUE LA BELGIQUE ?
LA BELGIQUE ce n'est
qu'une suite d'astuces pour qu'on parle de
moi

QU'EST CE QUE LA BELGIQUE ?
LA BELGIQUE c'est le  "pouvoir " qui se regarde
dans le miroir de LA BELGIQUE

QU'EST CE QUE LA BELGIQUE ?
- LA BELGIQUE est un cul de sac
- un serpent qui se mord la queue

QU'EST CE QUE LA BELGIQUE ?
Voila  ça suffit comme ça
si je me laissais aller
il y en aurait pour 300 pages