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24/11/2007

La question belge, au coeur de l'Europe

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La question belge, au cœur de l’Europe
François de Lacoste Lareymondie

Que nos amis belges veuillent bien pardonner à un Français de s’interroger sur ce qui se passe chez eux ! Et qu’ils ne nous prêtent aucune arrière-pensée suspecte, en dépit de l’arrogance qu’ils nous reprochent et dont nous n’avons pas toujours été exempts à leur endroit. La crise gouvernementale qui dure depuis cinq mois ne les concerne pas eux seuls ; elle nous interpelle tous.

On sait que la ligne de fracture entre Flamands et Wallons est ancienne. Après les invasions napoléoniennes et la défaite de Waterloo (si près de Bruxelles !), le congrès de Vienne de 1815 a réuni la principauté de Liège et les Provinces-Unies aux Pays-Bas autrichiens pour les soustraire à l’influence française. Puis c’est la Révolution de juillet 1830 qui s’y est propagée et qui a entraîné la création de la Belgique actuelle, par séparation d’avec la Hollande ; une Belgique officiellement francophone et dominée alors par les Wallons dont la province était au cœur de la première industrialisation ; mais une Belgique dont le roi sera Léopold de Saxe-Cobourg et non un fils de Louis-Philippe, toujours par méfiance envers les Français.

La suite de l’histoire est celle d’une progression régulière de la Flandre sur tous les plans, démographique, économique, linguistique et politique ; entrecoupée de crises successives, parfois violentes et graves, en dépit de la mise en place d’un État fédéral (1993).

La Belgique peut-elle maintenant éclater ? La question n’est ni incongrue ni taboue depuis qu’un récent canular de la RTB, annonçant faussement la sécession de la Flandre, l’a manifestée brutalement au grand public.

Gardons-nous cependant de fantasmer sur une telle perspective !

Gros sous

D’abord parce que les positions des Flamands et des Wallons ne sont pas symétriques. S’il existe un courant indépendantiste notable en Flandre, parallèle à la montée générale des régionalismes en Europe, la réciproque n’est pas vraie. En Wallonie, on semble beaucoup plus attachés au maintien de la situation actuelle ; et davantage encore à Bruxelles même.
Ensuite parce que le clivage est sous-tendu par des questions de gros sous. La Flandre est devenue l’une des régions les plus riches d'Europe en raison de son dynamisme économique porté par un fort courant entrepreneurial, et elle rechigne à partager les fruits de son succès.

Inversement, la Wallonie a été affectée par la fermeture des charbonnages, puis par les difficultés de la sidérurgie, et connait un chômage important. Son déclin a été accentué par ses propres industriels et financiers aspirés dans la mondialisation, et par sa classe politique arc-boutée sur la défense d’emplois voués à péricliter. Il n’en reste pas moins que le cœur économique de la Belgique est encore dans la région bruxelloise, et que certaines régions flamandes sont aussi débitrices nettes du budget fédéral.

Enfin, que deviendrait la Wallonie ? Un État indépendant ? Si l’idée en a couru au milieu du XXe siècle, elle semble aujourd’hui délaissée en raison de son irréalisme. Une région française ? Peu de gens en ont réellement envie, sans parler des déséquilibres et des contrecoups à prévoir en Europe. Une entité qui fusionnerait avec le Luxembourg ?…

Pourtant, la crise belge nous pose à tous, deux questions sérieuses.

L’ambivalence européenne

La première résulte de l’Europe même et, plus précisément de l’implantation des instances communautaires à Bruxelles. À l’extérieur du pays désormais, dans tous les esprits, Bruxelles est d’abord le siège de l’Union européenne : quand on parle de Bruxelles, quand on accuse Bruxelles, quand on en appelle à Bruxelles, on se réfère à l’Europe et à ses organes, non au royaume de Belgique.

Comment préserver l’identité nationale d’un pays qui est ainsi progressivement dépossédé de sa propre capitale ? Or l’ambivalence de la ville ne peut que s’aggraver : un jour ou l’autre, la création d’un district communautaire plus ou moins extraterritorial deviendra d’actualité ; district qui sera évidemment centré sur Bruxelles où une bonne part de la population vit déjà au rythme communautaire ; ce qui se fera forcément au détriment de la Belgique tout entière.

Vivre ensemble

La seconde porte sur les raisons de vivre ensemble, dans un même pays. Qu’est-ce qui fait que l’on se sent belge, ou français, ou autre ?
  • La communauté de langue et de culture ? C’est un facteur puissant ; mais non suffisant puisque les Wallons francophones ne se sentent pas français pour autant ; tandis que la diversité des langues n’affaiblit pas la cohésion interne de la Suisse.
  • Une histoire partagée et un destin vécu ensemble ? 170 années vie commune, ce n’est pas rien, surtout quand elles ont été traversées par deux guerres où le pays fut totalement occupé et où toute la population fit preuve d’un grand courage ; encore que ces périodes d’occupation ont aussi vu se développer les irrédentismes régionaux favorisés par l’occupant.
  • L’attachement au symbole d’unité qu’est la royauté ? La crise royale qu’a connue la Belgique à l’issue de la dernière guerre aurait pu susciter un doute ; il a été certainement levé par l’aura personnelle qu’avait acquise le roi Baudouin. Mais en s’engageant personnellement pour tenter de dénouer la crise sans être assuré du succès, le roi Albert II prend un risque.
Tout cela néanmoins ne saurait suffire sans une ferme volonté de vivre ensemble en assumant ses différences, et sans l’acceptation d’une solidarité qui va à rebours des égoïsmes qu’induit la trop grande prévalence de la richesse et de la réussite des uns par rapport aux autres.

Cette volonté de vivre ensemble de façon solidaire existe-t-elle encore suffisamment chez nos amis belges ? Et suffisamment pour compenser la pression qu’exercent les institutions européennes sur leur propre capitale ? Selon la réponse qu’ils donneront eux-mêmes à la question, non seulement leur avenir en sera changé, mais probablement aussi celui de l’Europe.



« Au service de tous les francophones »

6777e65b5d6d33f927e17e05cebb80bc.jpgChristian Van Eyken (FDF) est le seul francophone élu au parlement flamand. « Je ne veux pas trop exciter mes amis néerlandophones », soutient-il. Pourtant, il a l'habitude d'exaspérer ses collègues. Entretien.

Un intrus. Un gêneur. La situation de Christian Van Eyken, unique député francophone au parlement flamand, paraît aussi incongrue que celle d'un Esquimau égaré en plein Sahara. Parmi ses collègues les plus flamingants, certains voient en lui un infiltré, une sorte de cinquième colonne au service de l'ennemi ( franstalig, bien sûr). Ex-bourgmestre de Linkebeek, membre du FDF, Van Eyken a été élu sur la liste Union des francophones. Une grande partie de son travail parlementaire est axée logiquement sur le suivi des dossiers institutionnels. « La première fois que j'ai été le seul à voter non, et que j'ai vu s'afficher sur l'écran un point rouge, perdu dans une marée verte, ça m'a quand même impressionné. Puis on s'y habitue... » Une surprise, pourtant : au parlement flamand, son bureau se trouve dans l'aile du bâtiment réservée au SP.A-Spirit. Une accointance idéologique ? « Non. Ici, on m'héberge. Nuance ! » 

Le Vif/L'Express : Vous êtes le seul élu francophone au Vlaams Parlement. Comment être efficace, en dépit de votre isolement ? 

Christian Van Eyken : Effectivement, je cours d'un dossier à l'autre, dans des domaines très divers. Je considère que je suis au service de tous les autres mandataires francophones de la périphérie bruxelloise. J'estime être leur relais. Mon rôle est de les informer de ce qui se prépare, de ce qui se dit ici. J'ai des contacts réguliers avec des hommes politiques de tous bords, et pas seulement ceux de mon parti, le FDF. 

Avez-vous l'impression de travailler dans un environnement hostile ? 

Cette réflexion, on me la ressasse sans cesse... Certains me disent : « Nous, en Flandre, nous sommes tellement tolérants que nous t'acceptons ici ! » Mais ce genre de message vient toujours des mêmes élus du Vlaams Belang et de la N-VA. 

Et parmi les autres partis ? Vous recevez des messages d'encouragement de certains députés ? 

Oui. Les députés de Groen ! m'ont appuyé sur le dossier des nuisances sonores d'avions, par exemple. Le développement non contrôlé de Zaventem nuit à la population qui habite à proximité des pistes d'atterrissage. Et cette population n'est pas que francophone. D'une manière générale, je ressens un respect et une écoute de la part de mes collègues. Sur les questions qui n'ont aucun caractère communautaire chaud, nous arrivons à partager une certaine unité de vues. Mais, lors des débats institutionnels, nous sommes diamétralement opposés. Ils disent tous noir, et moi je dis blanc. 

Vous avez été bourgmestre à Linkebeek, une commune à facilités. Vous habitez aujourd'hui à Tervuren, où les francophones sont minoritaires, mais où leur nombre ne cesse d'augmenter. Espérez-vous devenir mayeur de Tervuren ? 

Non, non (rires). Une chose à la fois ! Mais il est vrai que nous avons réalisé une percée lors des élections d'octobre 2006. Nous sommes passés de quatre à six conseillers communaux francophones, et d'un à deux conseillers CPAS. 

Cette percée illustre aussi la francisation de la périphérie. Vous comprenez la peur des Flamands qui voient la langue française s'étendre comme une « tache d'huile » ? 

Franchement, non, je ne la comprends pas. Car cette peur s'inscrit dans une logique territoriale. Or les personnes qui vivent là sont pour moi plus importantes que le territoire. Amsterdam, Londres, Paris... : toutes les grandes métropoles se développent, c'est normal. Idéalement, il faudrait élargir Bruxelles à l'ensemble des communes où vit une minorité francophone significative, c'est-à-dire toutes celles où il y a des élus sur des listes francophones. Si on fait ça, alors, une grande partie de l'hinterland socio-économique de Bruxelles sera intégrée à la Région bruxelloise. Mais je ne veux pas non plus exciter mes amis flamands... 

Entretien : François Brabant 

© 2007 Roularta Media Group

Publicatie: Le Vif Express / Le Vif/L'Express 
Publicatiedatum: 23 november 2007
Auteur: 
Pagina: 24
Aantal woorden: 672

22/11/2007

L'avis de Thomas Gunzig sur la crise politique belge!!!

Semaine Infernale samedi 8-11-2007

Bande de cons !
pas vous, cher public !
Les autres, les formateurs, informateurs, explorateurs, chef de groupe, président de partis flamands, présidents de partis francophone, second couteau, troisième couteau, de gauche, de droite, les cathos, les écolos, les franc-maçons, les libéraux...
Bande de cons de Flandre
Bande de cons de Bruxelles
Bande de cons de Wallonie.
D'abord à tous ceux qui croient avoir gagné les élections d'il y a 5 mois.
A tous ceux qui avaient un grand sourire
A tous ceux qui avaient les bras en l'air.
Le temps est venu de vous avouer quelque chose :
Les gens n'ont pas voté pour vous parce qu'ils vous aimaient.
Les gens ont voté pour vous parce qu'ils étaient obligés.
A la veille du onze juin : dans les rues, les maisons, les bureaux les gens hochaient la tête et se demandaient vraiment qui ils allaient pouvoir choisir dans parmi ce catalogue de nul, de klet, de nouilles, d'opportuniste agressif,
de carriéristes sans charisme,
de mal fringués,
de gros type à l'élocution problématique,
de petit nerveux en pleine tendinite de l'égo,
de semi-hystérique,
de semi-mafieux,
de cynique,
de je-m'en-foutiste,
de raté de tout le reste,
de fils à papa,
d'expert comptable en décrochage professionel
d'entrepreneur en faillite frauduleuse,
de sinistres,
de pas lavés,
de faux gentil
de vrais méchant...
Les Leterme, De Krem, Reynders, Milquet, Michel, De Weaver, Maingain, Wattelet, Bacquelaine...
Cette morbide collections de nevroses qui nous gouvernent avec leur troubles anxieu, leur roubles dissociatifs, leur trouble psychosexuelle, leur troubles obsessionel compulsif.
Et en plus, ils sont tous... Si moche...
Cette élections, à tous le monde, ça a un peu fait l'impression d'un de ces mariage forcé que l'on organise dans des pays très loin d'ici.
C'est comme si on avait été une jeune fille devant choisir entre le vieux marchand qui pète au lit où l'arrière cousin qui ne se brosse pas les dents.
Bande de cons
Vous n'avez rien gagné du tout.
Si c'était possible, on reprendrait nos voix et on ne les donnerait qu'après les négociations,
à ceux qui aurait su être un peu intelligent
un peu sobre
un peu humain
Mais non donner c'est donner, reprendre c'est voler.
Vous aviez un chouette petit pays,
pas très grand mais bien équipé
de voisin plutôt sympa
bien situé
avec la mer,
avec la forêt
avec pas trop de charges
Vous aviez une chouette petit population,
par parfaite parfaite
Mais en gros, ce n'était pas des talibans non plus,
c'était pas des Contras
C'était pas des Tigre Tamoul
Une petite population de fabricant de praline
des marchand de kayak,
des chanteurs à texte
des comique parfois drôle
des styliste un peu punk
des postier plutôt poli
des sportifs en minijupe
de flics à moustaches
des tas de gens prêt à travailler plus à gagner toujours moins et à ne pas dire grand chose
Une petite population qui mélange le goût des mandarines à celui des spéculoose.
Une petite population qui n'a rien contre l'Eurovision ni les horodateurs.
Une petite population qui rend visite à ses grands parents le dimanche pour boire un café après le chicon gratin
Une petite population de buveur de bière et de joueur de kiker.
Une petite population qui emène ses enfants à Plakendael au printemps et à paradision en hiver....
Comme ça, sans ennuyer le monde,
en VW touran
Une petite population prévoyante qui à quelques euros sur un compte épargne et un concession au cimetierre.
Une petite population qui est plutôt toujours d'accord
et en gros une petite population qui ne veut pas d'histoire.
Et vous,
bande de cons,
tout ce que vous trouvez à faire,
ce sont ces petites réunions où l'on tourne encore plus en rond que sur un circuit Marklin
ce sont ces petits comités aussi stérile qu'un champs patate à Tchernobyl
ce sont ces petites réactions à chaud qui me rappel les crise de mon chat quand il n'aime pas la marque de ses croquettes
ce sont ces aires de petits tribun en solde
ce sont ces grands chevaux sur lesquelles vous montez et qui seront toujours comme ces petit poneys tristes de la foire du midi.
Tout ce que vous trouvez à faire, c'est de vous tirer dans les pattes pour gagner une floche qui vous donnera droit à un tour gratuit sur ce manège sinistre que vous appelez "politique"

Bande de nul
Alors moi,
J'ai eu une idée,
une grève,
une vrais grève,
une bonne grève
une grève de tout le monde tant que la politique Belge ressemblera à une conserve de rollemmops :
Les enfants n'iront plus à l'école
Femmes enceinte n'accoucheront pas
les déménageurs ne déménageront pas
navetteure ne navettez plus
Alcoolique n'alcoolisez plus
chauffeur ne chauffez plus
Pilote, mécanicien, traiteur, boucher, pêcheur, éboueur, esthéticienne, taxidermiste, stripteaseuse, scaphandrier, géomêtre expert, fleuriste, tradeur, opticien, huissier, substitut, gourou, prefet, trésorier, banquier, infographiste, ajusteur, analyste programmeur, technicien hotline, proxénète, dealeur, animateur, orthodontiste, urologue, animateur socioculturel, fossoyeur...
Et tous les autres....
Total Stand By
On arrête tous...
Et vous verrez que dans trois jour,
il feront moins les malins.