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11/11/2007

54% des Français favorables au rattachement de la Wallonie à la France

Quelque 54% des Français se disent favorables au rattachement de la Wallonie à la France en cas d'éclatement de la Belgique, indique un sondage à paraître dans Le Journal du Dimanche.

10% des personnes interrogées y sont «tout à fait favorables» et 44% «plutôt favorables», selon cette enquête d'opinion réalisée par l'institut Ifop. Ce taux atteint les 66% dans les régions et départements français du nord (Région Nord-Pas-de-Calais, Ardennes, Meuse).

Environ 41% ne sont pas favorables «au rattachement de la Wallonie, c'est à dire des provinces francophones, à la France», et 5% ne se prononcent pas.

06:27 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Belgique, Wallonie, France

10/11/2007

Un parfait cul-de-sac !

Permettez-moi de citer assez longuement le texte que Geert van Istendael a publié dans le Standaard du 12 septembre dernier (traduit dans le dernier numéro de Politique par Irène Kaufer).

Imaginons que les Flamands obtiennent satisfaction. HV et B sont séparés. HV est désormais purement flamand. Allons donc ! Dans la moitié des communes à facilités, les trois quarts des habitants parlent français, et c’est une estimation prudente. Dans des communes comme Overijse ou Beersel et beaucoup d’autres, nous pouvons seulement soupçonner le pourcentage de francophones. Allez le demander aux Flamands locaux et ils vous répondront que ce pourcentage est élevé - bien trop élevé.

On peut donc être sûr qu’aux prochaines élections le MR, allié à l’exécrable FDF, présentera une liste. Ce cartel ramassera plein de voix, car entre-temps les francophones se seront radicalisés, spontanément ou sous l’influence d’une propagande sournoise. Des francophones seront donc élus dans le purement flamand HV. Tandis qu’à Bruxelles, cette fière capitale de la Communauté flamande, plus aucun Flamand n’arrivera à se faire élire. Chers flamingants, faites le compte de vos pertes !

Ou imaginez que les Flamands les plus radicaux obtiennent satisfaction, contre la majorité de leur propre peuple - mais cela ne leur paraît qu’un détail. La Flandre se proclame République indépendante. On entend d’ailleurs de plus en plus souvent des Flamands qui considèrent sérieusement qu’il est temps de poser le pas libérateur. Attendez. Sera-ce une république flamande avec ou sans Bruxelles comme capitale propre ?

Première hypothèse : avec Bruxelles. Dans ce cas, la toute fraîche république flamande aura à l’intérieur de ses frontières quelques centaines de milliers de francophones. On peut compter sur la forte pression de l’Europe pour faire respecter leurs droits. Soyez sûrs qu’il ne sera pas possible de supprimer une seule facilité. Et que les francophones ne manqueront pas une occasion pour faire valoir leurs droits, ce sont des maîtres en la matière. Qu’avons-nous ? Une république flamande officiellement bilingue. Précisément comme cette Belgique tellement haïe, qui devait absolument « crever ». Retour à la case départ donc.

Deuxième hypothèse : sans Bruxelles. La capitale de l’Europe offerte en cadeau aux Wallons ? La deuxième ville de congrès de la planète en cadeau aux Wallons ? Le centre de gravité économique, y compris de la Flandre, en cadeau aux Wallons ? Puisqu’il est question de transferts vers la Wallonie...

On saurait difficlement mieux résumer l’impasse dans laquelle se trouve aujourd’hui le mouvement flamand (et encore, M. Van Istendael n’examine pas les conséquences qu’aurait sur la politique linguistique flamande la ratification de la convention sur la protection des minorités, indispensable pour tout nouvel adhérent à l’UE).

Les conséquences sont immenses de ce parfait cul-de-sac dans lequel ont mené l’imbécilité des séparatistes flamands et la lâcheté du reste du personnel politique de cette région qui n’a pas osé dénoncer l’incurie du séparatisme et s’est en conséquence mis à sa remorque.

Source: http://www.medium4you.be/article.php3?id_article=1791

07:35 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Belgique

09/11/2007

"En Belgique, la salive coule, mais pas le sang"

Ancien premier ministre en 1981, le chrétien-démocrate flamand Mark Eyskens estime que le vote flamands contre francophones intervenu mercredi 7 novembre à la Chambre des députés touche à "l'épine dorsale" du fédéralisme belge. "Bruxelles-Hal-Vilvorde est non seulement un problème éminemment technique mais une clé du compromis conclu dans les années 1960 et symbolisé par la frontière linguistique. Derrière ce qui peut ressembler à une bagarre de village, il y a un véritable conflit frontalier entre deux communautés", juge-t-il.

Assiste-t-on au prélude d'un éclatement du pays ? M. Eyskens, un intellectuel souvent critique, n'y croit pas. "La Belgique est coriace, et presque inséparable parce qu'inextricable." Le pays a connu d'autres crises, peut-être plus passionnelles. Il cite la "question royale", quand Flamands et Wallons se sont affrontés à propos du retour sur le trône du roi Léopold III, après la seconde guerre mondiale ; l'affaire de l'université de Louvain, avec l'expulsion des francophones en 1968 ; ou l'épisode des Fourons, une commune rattachée contre son gré à la Flandre et qui voulait réintégrer la Wallonie.

 

"ENDIGUER LE VIRUS"

 

M. Eyskens, qui fut ministre de 1979 à 1992, redoute une radicalisation des deux camps. "Parce que l'on explique plus les vrais enjeux aux gens. Parce que, dans ce pays où l'on a un scrutin tous les deux ans, le monde politique n'a plus le courage d'être courageux et de faire accepter les mesures nécessaires. Parce que certains se montrent irresponsables." Toutefois, souligne-t-il, "nous ne sommes pas en Irlande et, en Belgique, la salive coule, mais pas le sang".

Comprenant l'inquiétude à l'étranger, la jugeant même "salutaire", M. Eyskens estime qu'un avertissement des pays voisins inciterait peut-être des responsables flamands à se montrer plus raisonnables. "Il n'y aura sans doute aucune immixtion des institutions européennes, sauf si nous n'avons toujours pas de gouvernement à la fin de l'année. Dans ce cas, on nous invitera peut-être à mettre un terme à nos enfantillages."

Partisan d'un fédéralisme d'union, M. Eyskens estime que le coup de force flamand est "un coup d'épée dans l'eau, un symbole". Ce vote aura un effet, selon lui, mais essentiellement psychologique : en vertu des mécanismes constitutionnels, les francophones pourront organiser le blocage pendant plusieurs mois. "Espérons, dès lors, que ce qui s'est passé soit plutôt une catharsis, un moyen d'endiguer le virus du rejet de l'autre, qui s'insinue dans une partie du corps social."

Source: Le Monde http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-976014@...

07:36 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Belgique