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24/08/2009

Alain Raullet se hisse à la hauteur des drapeaux


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Sa passion est peu commune: Alain Raullet décrypte, collectionne et répertorie les drapeaux. Pour leur histoire tout autant que pour leur signification. Un hobby qui le fait voyager à l'autre bout dumonde.

«L'un de mes premiers livres était un dictionnaire. Je l'ai ouvert à la première page, celle de la couverture. Là, j'ai vu les drapeaux.» AlainRaullet est tombé dedans quand il était petit. Àl'âge où d'autres se passionnent pour le foot, lui voulait étancher sa soif de curiosité. «Quand on connaît le symbolisme d'un drapeau, on comprend à quoi il sert et on appréhende l'histoire du pays.»


Des congrès en Afrique du Sud et au Japon

Sa passion a un nom: la vexillologie. Dans le monde, ils ne sont pas légion à la partager. Qu'importe. Les Américains ouvrent la voie, notamment Whitney Smith. Alain Raullet acquiert son ouvrage alors qu'il est adolescent. «Depuis, je n'ai jamais lâché le contact», avoue-t-il. De lettres en mails, il découvre ce patrimoine ô combien particulier. Collectionne étendards et fanions, «300, 500, je ne le sais pas exactement.» Créé l'association bretonne de vexillologie, qu'il «tient à bout de bras.» Et rejoint la fédération internationale des passionnés du genre. Depuis une vingtaine d'années, elle lui permet de parcourir le monde: Melbourne en Australie, Barcelone en Espagne, Le Cap en Afrique du Sud, Varsovie en Pologne... et en juillet dernier, Yokohama, au Japon. «J'y ai fait un exposé sur l'émission de radio hebdomadaire que j'anime depuis trois ans sur RCF Clarté, explique-t-il. Ça a plu, d'autant que le concept ne semble pas exister ailleurs.» Décrire un drapeau à la radio, l'exercice révèle les compétences de l'homme. Il en revient affublé du diplôme honorifique de meilleur exposé. Pour le jeu bien plus que pour le titre. «Le drapeau français est souvent mal interprété: le bleu et le rouge symbolisent la cocarde de la ville de Paris. Le blanc représente le roi», décrit Alain Raullet. Après l'interprétation, gare au pavoisement: si Monaco a la tête à l'envers, on se retrouve alors en Pologne.

Photographier pour éviter l'oubli

Étendards nationaux, régionaux, de villes ou de personnes... les sources d'amusement sont inépuisables, pour celui qui avoue ne pas aimer les logos «mal fichus et sans cohérence. Un bon drapeau, c'est celui que l'on reconnaît au premier coup d'oeil. Celui qui parle par ses couleurs ou ses symboles. Celui qu'un enfant peut dessiner.» Dans sa mémoire, les anecdotes prolifèrent. Comme celle du drapeau du Mozambique: à côté des bandes horizontales vertes, noires et jaunes, un triangle rouge. En son centre, une étoile jaune, àl'intérieur, on y distingue notamment un livre et... une kalachnikov! «Mais certaines tendent à disparaître, comme ceux des anciens combattants.» Oubliés dans un grenier ou détruits, ils ont pourtant toute une histoire à raconter.Alors, Alain Raullet sillonne les commémorations pour les photographier. «Quand on est à l'étranger, la vision d'un drapeau connu interpelle», observe-t-il, intarissable, avant de lever le voile sur un dernier morceau de tissu: son drapeau, noir et blanc, avec ses initiales transcrites grâce à l'alphabet des pavillons. Comme une nouvelle curiosité que d'autres s'amuseront peut-être un jour à décrypter.

  • Rose-Marie Duguen

Source : http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/rostrenen...

21/08/2009

Ana et Bill imposent le code rouge à Octo Finances

Après Ana, un second cyclone se forme en Atlantique Nord, contraignant Octo Finances à repasser en Code Rouge : pas de départ prévu dans les 6 jours. On espère une nouvelle fenêtre météo le 26 août.

"Cela fait 10 jours que nous faisions les derniers préparatifs, en vue d'un départ prévu mardi 11 puis samedi 15 août. On était fin prêts. précisent Benoît et Pierre-Yves. En constante relation avec notre routeur, nous étions confiants dans la fenêtre de samedi, quasi idéale, même si dès mardi Christian nous avait alertés sur l'apparition d'une dépression tropicale au niveau du Golfe du Mexique. Les derniers fichiers ont éteint tous nos espoirs avec le passage d'Ana en tempête tropicale, rejoint maintenant par Bill qui devrait évoluer en cyclone. Il y a un risque qu'ils arrivent sur notre trajectoire : c'est dur d'attendre de nouveau, mais nous n'avons pas le choix face à ce type de phénomène météo."

" L’Ouragan Bill qui s’est créé juste derrière la tempête tropicale Ana est le premier cyclone de l’année. Il devrait éviter la Floride en suivant une route Nord et revenir vers l’Europe vers le 27 Août sous forme d’une très grosse dépression. Sa trajectoire est prévue au Nord des Açores. Il va générer une mer très forte avec des creux de plus de 10 mètres, des conditions à éviter à tout prix pour Octo Finances. Une nouvelle fenêtre pourrait s’ouvrir après son passage au large de New York prévu le week-end prochain", ajoute Christian Dumard, routeur du Défi.

http://www.ocean-express.org/ny/index.php/fre/blog/ana_et...

11:30 Publié dans Bretagne | Lien permanent | Commentaires (0)

Atlantique. Le bon tour des goélettes

21 août 2009

516886_5820382-etoilebis-t114a.jpgPendant que les trimarans Banque Populaire et Groupama avalaient l'Atlantique en moins de quatre jours, deux goélettes de 1932 bouclaient leur tour commencé il y a quatre mois. La Belle Poule et l'Etoile sont rentrées, hier, à Brest. En pleine forme.

Jamais les deux voiliers école de la Marine n'avaient poussé aussi loin dans le Sud et dans l'Ouest. Habituées aux côtes de la vieille Europe, les goélettes s'étaient déjà frottées aux brumes islandaises mais n'avaient jamais poussé au-delà. En participant à la Tall Ships Atlantic Challenge, réunissant une trentaine de voiliers de toutes tailles et de tous les âges, les deux voiliers de la Marine ont touché les Bermudes, goûté à la moiteur de Charleston, plongé dans les lumières de New York en juillet... En partant d'Halifax, l'Étoile et la Belle Poule se sont offert un retour des plus musclés, en 17 jours, jusqu'à Belfast.

Grands calmes...

Après 10.000 milles nautiques (18.000km), les deux goélettes n'ont pas failli à leur réputation de robustesse. Le commandant de la Belle Poule, Olivier Lebosquain a, une fois de plus, observé «leur magnifique comportement à la mer». «Un jour où nous étions plutôt contents de dévaler entre 10 et 12 noeuds, on a vu quelque-chose arriver sur notre arrière. Il faisait gris, la nuit commençait à tomber. C'était Groupama 3 lancé à plus de 40 noeuds (80km/h). Il nous restait une douzaine de jours de mer. Eux, à peine 36heures pour arriver de l'autre côté!», précise, non sans humour, Patrice L'Hour, le commandant de l'Étoile. Ils n'oublieront justement pas les grands calmes entre Tenerife et Hamilton, aux Bermudes. Une semaine complète sans vent, en pleine course... À peine 16milles nautiques (30km) parcourus le plus mauvais jour... L'accueil aux États-Unis a, une nouvelle fois, offert l'occasion de vérifier la grosse cote des marins français. En dépit des drastiques dispositifs de sécurité «11-Septembre», les goélettes ont pu évoluer à leur guise autour de New York. «On nous a même autorisés à naviguer sur des canaux qu'aucun navire militaire n'avait encore emprunté».

... et coups de tabac

D'autres images resteront solidement accrochées au hunier, notamment lors de la dernière traversée. Un monument que les plus jeunes marins du bord, les élèves officiers et les réservistes embarqués, n'oublieront pas de sitôt! Deux coups de tabac balayant l'Atlantique Nord en dix jours, deux journées avec plus de 50noeuds de vent (100km/h, 62noeuds à l'anémomètre) pour une descente vertigineuse jusqu'à Belfast. Pour ce sprint final, l'Étoile grimpe sur le podium en temps réel et compensé mais la Belle Poule ne termine pas très loin derrière. Une autre fois, l'une des goélettes a fait demi-tour pour franchir la ligne en même temps que sa jumelle, sous l'oeil ébahi des organisateurs anglophones. Au-delà de la course, resteront le périple et l'aventure humaine. Une vie spartiate et plutôt inconfortable sur la durée, à bord de voiliers construits dans la pure tradition des morutiers paimpolais. Combien de fois n'ont-ils pas eu une pensée pour ces pêcheurs qui partaient vers les bancs d'Islande, sabots aux pieds et toile de jute sur le dos?

Le projet d'un grand voilier école

Après quatre mois de mer, le sillage des goélettes a ravivé le projet d'un grand voilier école français, un trois-mâts de 80m de longueur. Du vent pour carburant, une école d'humilité à toute épreuve, une carte diplomatique incomparable et un budget de fonctionnement riquiqui comparé aux autres bâtiments de la Royale: et si cela devenait le grand projet de la Marine après le retrait de la Jeanne d'Arc?

09:58 Publié dans Bretagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : atlantique, goélettes