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18/08/2009

Les bières bretonnes à l’honneur

L’hebdomadaire le Point a récemment publié les résultats d’une dégustation des bières disponibles sur le marché français .Le jury était présidé par Laure Gasparetto, critique gastronomique du magazine. Il en ressort que la meilleure bière blonde est la DREMMWEL, brassée dans le village natal de Saint Yves, à Minihy-tréguier, dans le Trégor,  avec une note de 17/20. Elle précède la DUVEL (Belgique) et la GAUDALE (Nord). En quatrième position on trouve encore une bière bretonne, la MORGANE BIO (16/20), élaborée par la brasserie Lancelot, installée sur un site néolithique au Roc-Saint-André, dans le Morbihan.

coffret-britt-dremmwel-6x33cl-5-7_lightbox1-225x300.pngDans la catégorie des bières aromatisées, c’est la BONNET ROUGE, également brassée par Lancelot, qui remporte la première place avec la note de 17/20.

Pour les bières blanches, la BLANCHE HERMINE (encore Lancelot) obtient une belle troisième place avec une note de 16/20.

Quant aux bières de spécialité, trois bretonnes se classent dans les cinq premières : la BIERE BREIZH AU MALT élaborée à Lannion (Côtes d’Armor), la CERVOISE ROUSSE (toujours Lancelot) et la BRITT ROUSSE, brassée à Tregunc dans le Finistère.

Sur les 80 bières vendues en France, le jury du Point en a retenu 37, avec une note supérieure à 13/20. Si la région Nord-Pas-de-Calais l’emporte avec 8 bières sélectionnées, la Bretagne se place en deuxième position avec 7 marques, devant l’Alsace (6).

Un joli succès pour les brasseurs bretons, qui ont su allier qualité et identité. Toutes ces bières sont brassées artisanalement dans le respect de la tradition : non filtrées, non pasteurisées et naturellement refermentées en bouteille et en fût.  Yec’hed mad d’an holl !

(A consommer, bien sûr, avec modération…)

Source : http://breizh.novopress.info

17:55 Publié dans Bretagne | Lien permanent | Commentaires (0)

15/08/2009

Noms de lieux. Le casse-tête breton

 

digor-eo.jpg15 août 2009  - Le Télégramme


Nom d'une pipe! Comment bien prononcer Ploubezre ou Tourc'h? Les noms de communes bretonnes relèvent souvent du casse-tête.

Pourquoi Pont-Aven, Cité des peintres, rime-t-elle avec «vilaine»? A quelques kilomètres de là, Rosporden rime bien avec «Gauguin»! Pourquoi le «z» final de Douarnenez ne se prononce-t-il pas? Et pour quelle raison dit-on Brec'h, comme si le nom de cette commune se terminait par un «c»... La prononciation des noms de lieux bretons peut virer au casse-tête, voire au cauchemar, pour les touristes. Qu'ils se rassurent, les Bretons ne s'en sortent parfois pas mieux. Demandez à un Léonard comment se prononce «Merlevenez», et à un Bigouden, comment il faut dire «Ploubezre», et vous verrez le résultat(*) ! Passé un rayon de 50km autour de chez eux, bon nombre de Bretons sont aussi perdus.

Pas de règle !

Alors, quelle est la règle pour bien prononcer? Eh bien, il n'y en a pas. Et c'est bien là le problème. Il faut faire au cas par cas. Seule certitude, c'est l'arrivée de la langue française en Bretagne qui a compliqué les choses. Car elle a dû composer avec des noms de lieux majoritairement issus de la langue bretonne, sans le même accent tonique, sans la même logique, et parfois sans les mêmes sons.

La faute aux francophones

L'exemple le plus criant est celui du «c'h», un son guttural, proche de la jota espagnole ou du ch allemand. Totalement inconnu en français. Donc les francophones n'ont pas su le prononcer. Et le long de la rivière d'Auray, par exemple, ils ont donc commencé à dire Krak plutôt que Crac'h (56). Ou bien, à prononcer «créache», le lieu-dit «Creac'h gwenn» à Quimper. Mais dans ce cas, pourquoi Tourc'h (29) ou Penmarc'h (29) ont-elles gardé leur prononciation originelle? Difficile de le savoir avec précision. Peut-être parce que le français y a fait une apparition plus tardive. Et que les clercs, curés et autres lettrés francophones n'ont pas réussi à imposer à la population locale une prononciation «à la française». L'explication pourrait être aussi valable pour la prononciation des noms se terminant par «en». «Les noms de lieux sont vivants», rappelle Fulup Jakez, de l'Office de la langue bretonne. «Ils sont liés à l'histoire de Bretagne, et il est normal qu'ils évoluent avec le temps. Qui dit que leur prononciation ne changera pas à l'avenir, si la langue bretonne regagne du terrain!».

Que faire?

Alors que faire? Première solution, mais pas forcément la plus simple: apprendre le breton. Après tout, cela permet de revenir au nom et à la phonétique d'origine (ou presque!). Les règles de prononciation sont simples et logiques. Pas de mauvaise surprise à l'arrivée. Et non content de bien prononcer les noms de communes, vous maîtriserez aussi les lieux-dits. Autre solution: prendre votre bâton et votre sac à dos, et entamer un «tro Breizh» (prononcez «ei» comme dans «oseille», merci!), un carnet à la main pour noter toutes les prononciations. Vive le tourisme culturel!

(*) Ces noms se prononcent «Merleuveuné» et «Ploubère».

15:53 Publié dans Bretagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : noms, lieux, breton

12/08/2009

La Bretagne de Philippe Gloaguen

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En bon bourlingueur, Philippe Gloaguen, le fondateur du «Guide du routard», n'a pas de pied à terre en Bretagne. Il préfère la sillonner de long en large pour renouer avec ses racines.

À 58 ans, Philippe Gloaguen a beau avoir parcouru le Globe pour étancher sa soif de découvertes et étayer ses Guides du Routard, un seul endroit tient une place importante dans le coeur de ce voyageur: «Je suis très ému par la Bretagne. Car si l'homme est un animal grégaire qui aime découvrir le monde, il aime avant tout retrouver ses racines». Les siennes sont dans le Pays bigouden. Né à Meudon (92), Philippe Gloaguen a passé toutes ses vacances dans la région de son père. «J'y ai mes plus beaux souvenirs de jeunesse. On logeait chez tante Thérèse, gardienne d'un manoir à Kerluz, à Douarnenez. Avec mon oncle, elle travaillait à la criée. Ils rapportaient homards et langoustines que l'on mangeait avec des tartines de seigle au beurre salé. Et pour moi, le banlieusard, c'était merveilleux!». Ils lui racontaient aussi les aventures de leurs copains marins pêcheurs au large de Terre-Neuve, une destination que le jeune Gloaguen regardait sur l'atlas avec envie. Mais avant de partir à l'autre bout du monde, Philippe Gloaguen a commencé, à 13 ans, par un tour de la Bretagne en 2CV. «Mon père était complexé que ses enfants ne connaissent pas sa terre natale. Golfe du Morbihan, Brest, l'Aber Wrac'h, le Léon, le Mont-Saint-Michel... C'est là que j'ai vraiment découvert la Bretagne». Et qu'il a développé son goût pour la bougeotte, alimenté par ses lectures de récits de voyage.

Le premier Routard est né en 1973

L'été de ses 16 ans, un bac avec mention en poche, il part en auto-stop en Grande-Bretagne, avant d'intégrer une école supérieure de commerce, à Paris. Les vacances suivantes, il parcourt, sac au dos, l'Espagne, la route des Indes, la Turquie, l'Iran... Lors d'un de ses périples, il fait une rencontre déterminante: un Américain qui voyageait à l'aide d'«Europe on five dollars a day», un guide de bons plans en Europe. «J'ai découvert que l'on pouvait voyager pour pas cher, et surtout que ce guide n'existait pas en France». De là, est née l'idée de faire un guide de voyage. Refusé par 19 éditeurs, le premier Guide du Routard sort en librairie en 1973. Philippe Gloaguen a alors 22 ans et vient d'inventer une nouvelle façon de voyager.

135 éditions aujourd'hui

Aujourd'hui, le routard dirige une collection de 135 éditions, pour autant de destinations, vendues à 2,5millions d'exemplaires chaque année. Une cinquantaine de salariés l'entourent, et près de quatre-vingts pigistes sillonnent la planète pour actualiser les guides. Mais sa plus grande fierté, c'est que le guide Bretagne, paru pour la première fois en 1997, figure parmi les meilleures ventes: «Je fais la promotion d'un tas de destinations. Mais là, je fais vraiment la promotion de la Bretagne, ma terre de coeur. Je n'y ai jamais vécu, mais j'ai un vrai attachement à la Bretagne». À toute la Bretagne, du Léon au golfe du Morbihan, en passant par Douarnenez... où il se rend souvent. «Je suis Breton et j'en suis fier».

21:15 Publié dans Bretagne | Lien permanent | Commentaires (0)