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12/08/2009

La Bretagne de Philippe Gloaguen

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En bon bourlingueur, Philippe Gloaguen, le fondateur du «Guide du routard», n'a pas de pied à terre en Bretagne. Il préfère la sillonner de long en large pour renouer avec ses racines.

À 58 ans, Philippe Gloaguen a beau avoir parcouru le Globe pour étancher sa soif de découvertes et étayer ses Guides du Routard, un seul endroit tient une place importante dans le coeur de ce voyageur: «Je suis très ému par la Bretagne. Car si l'homme est un animal grégaire qui aime découvrir le monde, il aime avant tout retrouver ses racines». Les siennes sont dans le Pays bigouden. Né à Meudon (92), Philippe Gloaguen a passé toutes ses vacances dans la région de son père. «J'y ai mes plus beaux souvenirs de jeunesse. On logeait chez tante Thérèse, gardienne d'un manoir à Kerluz, à Douarnenez. Avec mon oncle, elle travaillait à la criée. Ils rapportaient homards et langoustines que l'on mangeait avec des tartines de seigle au beurre salé. Et pour moi, le banlieusard, c'était merveilleux!». Ils lui racontaient aussi les aventures de leurs copains marins pêcheurs au large de Terre-Neuve, une destination que le jeune Gloaguen regardait sur l'atlas avec envie. Mais avant de partir à l'autre bout du monde, Philippe Gloaguen a commencé, à 13 ans, par un tour de la Bretagne en 2CV. «Mon père était complexé que ses enfants ne connaissent pas sa terre natale. Golfe du Morbihan, Brest, l'Aber Wrac'h, le Léon, le Mont-Saint-Michel... C'est là que j'ai vraiment découvert la Bretagne». Et qu'il a développé son goût pour la bougeotte, alimenté par ses lectures de récits de voyage.

Le premier Routard est né en 1973

L'été de ses 16 ans, un bac avec mention en poche, il part en auto-stop en Grande-Bretagne, avant d'intégrer une école supérieure de commerce, à Paris. Les vacances suivantes, il parcourt, sac au dos, l'Espagne, la route des Indes, la Turquie, l'Iran... Lors d'un de ses périples, il fait une rencontre déterminante: un Américain qui voyageait à l'aide d'«Europe on five dollars a day», un guide de bons plans en Europe. «J'ai découvert que l'on pouvait voyager pour pas cher, et surtout que ce guide n'existait pas en France». De là, est née l'idée de faire un guide de voyage. Refusé par 19 éditeurs, le premier Guide du Routard sort en librairie en 1973. Philippe Gloaguen a alors 22 ans et vient d'inventer une nouvelle façon de voyager.

135 éditions aujourd'hui

Aujourd'hui, le routard dirige une collection de 135 éditions, pour autant de destinations, vendues à 2,5millions d'exemplaires chaque année. Une cinquantaine de salariés l'entourent, et près de quatre-vingts pigistes sillonnent la planète pour actualiser les guides. Mais sa plus grande fierté, c'est que le guide Bretagne, paru pour la première fois en 1997, figure parmi les meilleures ventes: «Je fais la promotion d'un tas de destinations. Mais là, je fais vraiment la promotion de la Bretagne, ma terre de coeur. Je n'y ai jamais vécu, mais j'ai un vrai attachement à la Bretagne». À toute la Bretagne, du Léon au golfe du Morbihan, en passant par Douarnenez... où il se rend souvent. «Je suis Breton et j'en suis fier».

21:15 Publié dans Bretagne | Lien permanent | Commentaires (0)

09/08/2009

Le Finistère-Nord de Paco Rabanne

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Inventif et précurseur, le couturier avant-gardiste Paco Rabanne a marqué le monde de la haute couture de ses créations innovantes. C'est dans le Finistère-Nord, où il a grandi, qu'il a choisi de s'installer.

«Ici, c'est le paradis», affirme Paco Rabanne, en balayant du regard la vue imprenable qu'offre sa maison néo-bretonne sur la mer d'Iroise. Il y a septans, après avoir parcouru le monde entier pour son métier, le célèbre couturier a posé ses valises à Portsall, dans la commune de Ploudalmézeau (29). Dans son jardin minéral et végétal, il a érigé un drapeau gwenn-ha-du en haut du mât de Notre-Dame-de-Rumengol et dressé une Vierge noire en souvenir de son enfance morlaisienne. C'est près de Morlaix que le Basque espagnol a grandi. Après que son père a été fusillé sous Franco, il a dû fuir l'Espagne avec sa mère en 1938. Alors qu'ils s'étaient réfugiés au camp d'Argelès(Pyrénées-Orientales), Tanguy Prigent, homme politique breton et ami de sa mère, est venu les chercher pour les cacher à Ploujean, près de Morlaix(29). «Je suis arrivé au bourg de Kerscao en février1939. J'avais quatre ans. Je ne me considère pas comme espagnol. Mon enfance et mon adolescence, je les ai passées en Bretagne. Quand un Breton de 30 ans me dit: vous n'êtes pas Breton. Je lui réponds: «J'ai 76 ans. Je connaissais la Bretagne avant même que tu naisses. Je suis Breton», martèle celui qui a appris à parler le «brezhoneg» avant même de parler français.

«Je dois beaucoup à la Bretagne»

Quand Paco Rabanne quitte la Bretagne au début des années cinquante, c'est pour étudier l'architecture à Paris. Finalement, il a préféré exercer le métier de sa mère, qui était première d'atelier chez Balenciaga, en Espagne. Novateur, surnommé le «métallurgiste de la couture» par Coco Chanel, Paco Rabanne aura marqué de son empreinte un demi-siècle de mode avec ses «robes importables» faites de papier, de métal, d'aluminium... La Bretagne aura aussi été une importante source d'inspiration. À commencer par le costume breton que le fantasque créateur a pris plaisir à détourner lors d'un défilé haute couture en 1992: «C'était une collection avec de grandes coiffes, des incrustations, des chapeaux ronds... J'avais invité sur scène un bagad qui jouait. Il fallait voir la réaction des journalistes. J'étais heureux!», jubile encore Paco Rabanne. «Je dois beaucoup à la Bretagne», précise celui que l'on connaît aussi pour ses déclarations engagées. «Toutes mes premières expériences ésotériques, bizarres, étranges, qui peuvent faire sourire, je les ai eues, ici, en Bretagne. Je suis fondamentalement attiré par la Bretagne, car on y trouve les quatre éléments: l'eau, l'air, le feu, la terre. Je sens tout ça. J'ai besoin de mon vent, de ma pluie... Pour moi, la Bretagne, c'est vital». À suivre: Philippe Gloaguen

03:50 Publié dans Bretagne | Lien permanent | Commentaires (0)

29/07/2009

Langue celtique


Le breton est une langue celtique, de même souche que le gallois (brittonique) et cousine du gaélique parlé, avec diverses variantes, par les Irlandais et les Écossais. Dans plusieurs régions de Bretagne, les personnes de certaines générations parlent encore couramment le breton entre elles.

L’attachement à leur langue démontré par les Bretons a amené les autorités à bilinguiser (breton et français) parfois les noms de lieux. Dans certaines localités, toutes les indications de ressort municipal sont même formulées dans les deux langues.

À force de revendications, la population a obtenu que la langue bretonne soit non seulement enseignée, mais que les étudiants puissent passer certains examens en breton.

Il y a une trentaine d’années, comme les autorités politiques centrales françaises ne réagissaient pas à leur demande, des militants ont créé une association, Diwan, qui a mis sur pied des écoles maternelles pratiquant l’immersion en langue bretonne.

Depuis, les écoles Diwan, Dihun, Div Yezh, essaimé à travers la Bretagne, ce qui a entraîné un renouveau de la langue ancestrale.

01:37 Publié dans Bretagne | Lien permanent | Commentaires (2)