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09/11/2008

125 070 poilus bretons morts par la France

samedi 08 novembre 2008

Collection Yann Thomas
Le 19e Régiment d'infanterie de Brest en 1915 : Collection Yann Thomas

Deux historiens mettent un terme à la longue polémique sur la façon dont les Bretons auraient été sacrifiés lors de la Première Guerre mondiale.

C’est la fin d’une longue polémique sur la façon dont les Poilus bretons de la Première guerre mondiale auraient été sacrifiés. Deux historiens y mettent un terme.

De 120 000 morts, pour l’estimation officielle, à 240 000 morts, selon le mémorial de Sainte-Anne-d’Auray et selon une plaque aux Invalides… Soit deux fois plus de morts que dans les autres régions françaises?!

Depuis près de 90 ans, la polémique fait rage sur la manière dont les Bretons – « chair à canon » – auraient été saignés pendant la grande boucherie de 1914-1918. Polémique habilement relayée, voire même délibérément amplifiée par certains, soucieux d’ériger la Bretagne en grande victime du centralisme jacobin.

« Cette polémique est close », assurent deux historiens, Yann Lagadec, maître de conférences en histoire à l’université de Rennes 2, et Henri Gilles, ingénieur pétrole en retraite. Ce dernier, originaire de Scaër (Finistère), passionné depuis toujours par la Bretagne en général et 14-18 en particulier, a voulu en savoir davantage.

Un nombre fiable « à 99 % »

Recenser les monuments aux morts?? Une œuvre de bénédictin à laquelle tous les historiens ont jusqu’ici renoncé… Henri Gilles, qui vient de passer une maîtrise d’histoire à la Sorbonne, a alors voulu utiliser la base de données Mémoire des hommes, mise en ligne sur Internet (1) par le ministère de la Défense depuis 2003. « Un outil incomparable, qui recense nommément chacun des 1?342?587 morts pour la France », constate-t-il.

Le hic, c’est que cette base n’est consultable que par le nom de famille, elle ne permet pas d’autres critères d’investigation, dont l’origine géographique. Henri Gilles s’accroche, auprès des Archives nationales et du ministère?: il parvient à y rencontrer une interlocutrice qui connaît parfaitement l’outil et lui donne les moyens de l’interroger autrement. Résultat?? Le nombre de morts de 14-18 nés en Bretagne s’élève très exactement à: « 125 070 ».

En affinant sa recherche, Henri Gilles retranche quelques doublons, « dont ceux des officiers qui apparaissent deux fois », ce qui donne 122?600. Auxquels l’on peut rajouter les soldats « non-morts pour la France »?: « Les malades, les quelques fusillés, les réformés morts après coup, etc. » Après tous ces correctifs, Henri Gilles avance un total hautement probable de: « 138 000 morts ». Un nombre fiable « à 99 % », assure Yann Lagadec, professeur d’histoire moderne à l’université de Rennes 2.

Choc émotionnel

Les résultats d’Henri Gilles vont maintenant faire l’objet d’une publication scientifique par Yann Lagadec, spécialiste des deux dernières guerres, heureux de pouvoir mettre un terme à cette pénible et macabre polémique.

Sur quel ressort a-t-elle joué?? « Sur le choc émotionnel. » Parce que la Bretagne était une région rurale très peuplée (3,2 millions d’habitants), le traumatisme y a été, « mathématiquement », plus fort qu’ailleurs?: « Les cinq départements bretons étaient alors parmi les treize départements français les plus peuplés. Et, simultanément, les plus ruraux. » Chaque petit village breton a donc subi de plein fouet la terrible saignée.

Et tout le monde a, depuis, trouvé « intérêt à maximiser ce total des pertes… », analyse, philosophe, Yann Lagadec. L’église et le camp conservateur, « pour valider cette idée du sacrifice breton »?; les Républicains, « pour démontrer que les Bretons avaient été capables de se mobiliser et de s’intégrer au modèle de l’identité nationale. » De part et d’autre, un égal cynisme…

« 393 noms inscrits sur le monument aux morts de Scaër, c’est énorme. C’est, de toute façon, beaucoup trop », conclut Henri Gilles.

Christophe VIOLETTE.

(1) http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

13:46 Publié dans Bretagne | Lien permanent | Commentaires (2)

28/10/2008

La passion de la Bretagne jusqu'au bout

Ouest-France
Yvonig Gicquel. : Ouest-France

L'historien Yvonig Gicquel, également président de l'Institut culturel breton, a succombé à un malaise cardiaque samedi.

Il avait eu 75 ans en juin. Ce même mois sortait son dernier livre, un pavé de 3 kg et riche de 544 pages consacrées à la Chambre de commerce et d'industrie du Morbihan, instance qu'il dirigea pendant plus de trente ans. De par son sujet, La chambre de commerce et deux siècles d'économie du Morbihan (1807-2007) aura forcément moins de succès que sa trilogie remarquable sur la famille de Rohan ou Le Combat des Trente, récit sur la guerre de succession de Bretagne.

Mais son ultime ouvrage, comme les autres, témoigne de l'attachement viscéral de ce natif de Josselin à la péninsule, à son essor économique, culturel et à son histoire.

« Un militant infatigable »

On retrouve cette passion dans ses engagements : fondateur du Cercle celtique de Josselin, président de la confédération culturelle Kendalc'h de 1973 à 1982, de la coopérative culturelle Coop Breizh de 1982 à 2003 et de l'Institut culturel de Bretagne. Fatigué après un malaise cardiaque, et en attente d'une opération à coeur ouvert, il venait de renoncer à ce dernier mandat.

Militant, élu politique (il exerça plusieurs mandats comme opposant UDF au conseil municipal de Lorient), Yvonig Gicquel fut en 1976 un des artisans d'une négociation avec l'État qui aboutit, l'année suivante, à la Charte culturelle bretonne.

À Ploemeur, ce Breton érudit habitait à cinquante mètres d'un autre Breton de coeur, Polig Monjarret. Le fondateur de Bogadeg ar Sonerien et le président de Kendalc'h s'étaient opposés au moment de la scission de leurs mouvements, mais avaient gardé « des rapports courtois », se rappelle Jean-Pierre Pichard, qui le connaissait bien. Yvonig Gicquel resta vingt ans au conseil d'administration du Festival interceltique de Lorient.

À l'annonce de son décès, le président du Conseil général de Bretagne, Jean-Yves Le Drian, a rendu hommage à « l'historien, érudit, militant infatigable de l'identité bretonne ». De son côté le Parti Breton salue « la mémoire d'un grand patriote breton qui a toujours souhaité redonner toute sa place à l'histoire nationale du peuple breton ». Yvonig Gicquel a été décoré de l'Ordre de l'Hermine en 1994.

Jérôme GAZEAU.

• Les obsèques d'Yvonig Gicquel seront célébrées mercredi, à 14 h 30, en la basilique Notre-Dame-du-Roncier, à Josselin.

http://www.ouest-france.fr/La-passion-de-la-Bretagne-jusq...

06:46 Publié dans Bretagne | Lien permanent | Commentaires (0)

16/10/2008

Bretagne

La Bretagne ça vous gagne !

 

On a tous l’image de la  pointe du Raz où s’abattent les déferlantes par gros temps, image qui évoque à merveille le caractère préservé de la Bretagne. Terre indissociable de la mer, de multiples endroits feront chavirer les visiteurs et les pousseront à mouiller l’ancre dans tel ou tel port. De  Belle-Île **** à l’île d’Ouessant **** en passant par la célèbre Pointe du Raz ****, les amoureux de la nature ne regretteront pas leur choix ! Alors n’attendez plus, larguez les amarres pour cette belle contrée !

La Bretagne côté mer


En Bretagne nord, sur la  Côte d'Emeraude **** , la réputation de Saint Malo **** n’est plus à faire. Joyau baigné par une mer émeraude, la cité corsaire se découvre du haut de ses remparts. Dinard ** et ses élégantes villas a un côté huppé qui n’est pas pour déplaire. Si vous avez soif de calme, une petite escapade sur l’île de Bréhat ***, en particulier au printemps, est tout indiquée. Des rochers roses,une végétation luxuriante, des phares pittoresques et une absence totale de véhicules sont quelques-uns de ses atouts.

 

IMG_0532.JPG

l'île Renote

La Grève Blanche à Trégastel
Photo Henri Baillavoine

La  côte de Granit rose **** est surprenante pour qui la découvre pour la première fois. Cette succession d'anses et de blocs granitiques forment un relief découpé, digne de la dentelle des crêpes bretonnes ! A Trégastel-Plage****, tout comme le long du sentier des douaniers de Perros-Guirec, on reste médusé par ces gros rochers roses, qui ont pris des formes variées, sous l'action millénaire de l'eau et du vent, comme autant de sculptures réalisées par Mère Nature.

A la pointe de la Bretagne, le Finistère présente le visage le plus sauvage de la Bretagne. L’île d’Ouessant, où le temps ne semble pas avoir de prise, ravit par ses paysages sauvages balayés par les embruns. Une balade jusqu’à la pointe de Pern est incontournable pour profiter du spectacle continuel des vagues s’écrasant sur les rochers dans un bruit assourdissant. On pourra même se laisser tenter et passer la nuit dans cette zone naturelle protégée. Non loin, la  Presqu’île de Crozon *** ressemble à un tableau vivant. Les contrastes entre les falaises, la mer et la lande donneraient envie à n’importe quel peintre d’y poser son chevalet. La ribambelle de Pointes (Pointe de Penhir, Pointe de Dinan, Pointe des Espagnols) offre de superbes points de vue, notamment depuis le fameux Cap de la Chèvre. En suivant les sentiers sur les hautes falaises, on profitera pleinement de cette terre sauvage.

Quant à la très célèbre Pointe du Raz, elle pâtit simplement de son succès. Ce promontoire rocheux qui fait face à la mer et aux courants les plus violents est un site magnifique, classé "Grand Site National", qu’il faudra partager avec des visiteurs plus ou moins nombreux selon la période de l’année. A quelques encablures de là, Locronan, un charmant petit village breton, sera l’endroit idéal pour faire étape et découvrir les traditions bretonnes.

Le Morbihan n’est pas en reste.  Belle-Ile ***, la bien nommée, peut s’enorgueillir de jolis vallons, de charmantes criques, de petits ports et d’une remarquable citadelle ***. La fameuse la pointe des poulains *** enchantera les photographes amateurs. Le Golfe du Morbihan **** attire également les foules. Rien de tel qu’une balade en bateau pour découvrir cette petite mer intérieure constellée d’îles et d’îlots. Si vous choisissez de suivre la côte, vous pourrez voir quelques sites mégalithiques bretons comme « La Table-des-Marchands ».

La Bretagne côté terre

Comme on vient de le voir, la Bretagne regorge de superbes côtes mais il ne faudra cependant pas délaisser l’intérieur des terres qui recèle un riche patrimoine naturel et historique. Enclos paroissiaux, calvaires et musées retracent l’histoire tumultueuse de cette région de France.

Rennes *** , capitale régionale aujourd’hui tournée vers les nouvelles technologies, n’a rien perdu de son esprit breton. Elle conserve de belles maisons à pans de bois et d’agréables places pavées. Le Parlement de Bretagne mérite une petite visite, ne serait-ce que pour que pour sa riche décoration intérieure. Si le soleil est de la partie, poursuivez par un petit tour dans le jardin du Thabor, ce parc de 10 hectares au cœur de la ville est très apprécié des Rennais.

A une cinquantaine de kilomètres de Rennes,  Fougères* possède un remarquable château médiéval**, un parfait exemple des structures défensives de cette époque.

Peu connu,  Huelgoat** est un site inhabituel. Imaginez un enchevêtrement de gros blocs granitiques au cœur d’une forêt… Ce lieu étonnant, parcouru de chemins de randonnées, a alimenté bien des légendes.

Nantes qui a longtemps oscillée entre ville bretonne et ville de Loire, s’illustre par son patrimoine architectural. Sa grande cathédrale de style gothique flamboyant rappelle que le duché de Bretagne a été l’un des plus puissants de France en son temps. Parmi les autres chefs d’oeuvre d’architecture, citons le Château des Ducs de Bretagne, l’élégant passage Pommeraye, les hôtels particuliers de l’île Feydeau et la typique Tour Lu. Enfin, si vous souhaitez échapper un instant au tumulte de la ville, rendez-vous à l’île de Versailles. Située en plein cœur de Nantes, ce petit havre de paix abrite un jardin japonais composé de pièces d'eau et de rochers. L’idéal pour rester zen !

Villes / Régions - Bretagne

Côtes-D'Armor : « Trégastel » , par Henri Baillavoine, Ile de Brehat, Perros Guirec, Treguier

Finistère : Audierne, Benodet, Crozon, Guimiliau, Huelgoat, Lampaul Guimiliau, Le Folgoet, Locronan, Loctudy, Morlaix, Penmarch, Pleyben, Pont l'Abbe, Quimper, Saint Thegonnec

Ille-et-Vilaine : Dinard, Fougeres, Rennes, Saint Malo, Vitre

Morbihan : Josselin, Kernascleden, Vannes

Zone géographique : Val André, Côte d'Emeraude, Golfe du Morbihan, Belle-île, La Cornouaille, Le Ménez Hom, Pointe de la Torche, Pointe du Raz, Pointe du Van, Baie de Morlaix, La côte de Granit Rose, Côte de Granit rose, Le lac de Guerlédan, Ile d'Ouessant, Les Montagnes Noires, Les Abers, Monts d'Arrée, La Vallée de la Rance

 

Aller plus loin - Bretagne

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