Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

14/12/2009

Je demande la démission du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand


Enfants du Mékong réclame le départ de Frédéric Mitterrand.
Son président, Yves Meaudre explique : "S’abriter derrière son statut d’homme politique ou d’écrivain pour revendiquer l’impunité a quelque chose de monstrueux quand on connaît la souffrance de ces victimes. Comment peut-on prendre M. Mitterrand au sérieux quand il condamne le tourisme sexuel en présentant sa « confession » comme la « sublimation » littéraire de ses actes ? Comment un Premier ministre peut-il accepter de couvrir un membre de son gouvernement quand il est lui-même père de famille ? Et si son enfant en avait été la victime ? Les jeunes gens d’Asie sont ils de moindre valeur ? "

N'hésitez pas à diffuser le lien de cette pétition autour de vous :

http://www.libertepolitique.com/index.php?option=com_chro...

12/06/2009

Les perles du bac



02:40 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0)

04/03/2009

La réforme territoriale, entre espoirs et peurs

 

VOUS L'AVEZ DIT - La réforme territoriale, entre espoirs et peurs

Les propositions du comité présidé par Édouard Balladur sur la réforme territoriale vont être remises jeudi au président de la République © MOUSSE-POOL/SIPA

Regroupements de régions, Grand Paris, suppressions des cantons, nouvelles métropoles..., les propositions du comité présidé par Édouard Balladur sur la réforme territoriale vont être remises jeudi au président de la République. Les premiers sentiments des internautes du point.fr, qui ont livré plus de 400 commentaires à ce sujet, sont très partagés. Certains expriment haut et fort un soulagement : la mise en oeuvre d'un tel projet libérerait enfin la France de carcans obsolètes, coûteux, inefficaces. On raisonne ici en termes financiers, on se préoccupe de la rationalisation de la gestion territoriale.

D'autres internautes, aussi haut et aussi fort que les premiers, expriment leurs peurs. Le fond des préoccupations, c'est alors la question de l'identité, notion complexe diversement définie. Il n'est pas certain, à vos propres yeux, que les arguments historiques, géographiques, culturels avancés pourtant pour justifier un refus de la réforme soient si solides que ça. Peut-être sont-ils la formulation indirecte d'une crainte de voir dissous ce qui forge le sentiment d'appartenance. Alors, on revendique des attaches territoriales, une filiation, quitte à se définir comme différent des autres, quitte à rejeter un rassemblement qui pervertirait le groupe de ses semblables.

La réforme vue comme une nuit du 4 août : saine abolition de trop de privilèges dispendieux

"Les gaspillages sont énormes, clientélisme électoral, effectifs pléthoriques, palais dignes de Ceaucescu, doubles ou triples emplois, budgets de communication délirants, et j'en passe...", résume élus du peuple . Il faut "arrêter la gabegie des conseils généraux et régionaux" ( Lutèce ), "dégraisser les baronnies locales", car "trop de structures s'empilent" et génèrent "trop de charges sur les contribuables qui ressemblent aux paysans de l'image révolutionnaire de 1789, chevauchés par les privilégiés de l'Ancien Régime" ( Alix ).

Une opération d'assainissement financier

Ceux qui sont favorables à la réforme la défendent d'un ton résolu ; ils s'intéressent plus au périmètre de compétences qu'aux aires géographiques. Beaucoup commentent l'objectif de rationalisation des dépenses, pour une gestion budgétaire mieux maîtrisée. La réforme est perçue comme une modernisation essentielle : "Il ne devrait même pas y avoir de débat ! Nous n'avons plus les moyens d'entretenir tout ce système, point barre" ( jbasm ). Bananier demande une information précise des citoyens sur le coût du "millefeuille" (métaphore qui traduit à la fois le nombre de structures et les chevauchements de compétences, dont maeldan résume les effets en trois mots : "redondance, surcoût, paralysie") : "Peut-être qu'à réception d'un tel document, certains seraient moins fiers de faire partie de la commune X, de la communauté de communes Y, du canton Z, de l'arrondissement U, du département V, de la région W, du...".

Une modernisation qui n'a que trop tardé

Les objections qui dénonceraient un éclatement du rattachement identitaire à son terrain de vie sont balayées. "Les Gaulois continuent à s'étriper sur des sujets surannés" ( Jbasm ), la frilosité n'est que "populisme" pour toutankhamon , qui raille les objecteurs de la réforme : "Allons drapeaux au vent droit dans le mur". Ninou invite à "ne pas oublier que ce que nous appelons régions en France est un découpage purement et simplement administratif", dans lequel "il faut redéfinir les compétences pour y voir plus clair, être plus efficace et beaucoup moins cher". On rappelle que l'Allemagne a déjà divisé par trois le nombre de ses communes depuis quarante ans. "Appropriez-vous la construction européenne, il faut vivre avec son temps" ( frenchguy ).

Aucune raison de s'en priver

Le besoin de rattachement à l'histoire de sa terre ou à une cohérence géographique de ses contours voit ses fondements contestés. Clem relève que "les regroupements régionaux sont proposés pour des régions n'ayant pas forcément une forte identité". Scrambler rappelle qu'au lendemain de 1789 le découpage des départements répondait à la nécessité pour un commissaire de la République d'aller et de revenir "du coin le plus reculé de son département à sa préfecture au rythme d'un cheval" - pour les communes, c'étaient les paroissiens qui devaient pouvoir se rendre à pied à la messe. Et puis la mémoire, le sentiment d'identité n'ont pas besoin pour vivre d'un terrain attitré : "Les anciennes provinces ne sont plus circonscriptions administratives, les avons-nous oubliées pour autant ?" ( Xileh ), et Pave rappelle que les Basques n'ont pas de département. "L'appartenance à un terroir, ou à une région peut se perpétrer même si on se regroupe" ( Le Lampiste ).

Alors oui, suppression des départements, structures archaïques onéreuses, diminution du nombre de communes, pour au moins effacer les absurdités que sont les communes vides de tout habitant, celles "où il y a plus de vaches que d'habitants" ( frenchguy ) et celles qui n'ont pas suffisamment d'habitants pour constituer un conseil municipal.

Mais on est sceptique

Est-on optimiste, dans les rangs des défenseurs de la réforme ? Non, on doute de sa mise en oeuvre, plutôt. Les obstacles, on les perçoit à la fois du côté des politiques et du côté des citoyens. On croit voir venir chez les uns la défense du "pré carré des avantages personnels" ( fredus ), "encore une fois les représentants de l'État céderont à la pression conjuguée de toutes les seigneuries locales" ( ango ) ; chez les autres, "des particularismes et autres individualismes locaux l'emporteront sur l'efficacité administrative tant attendue et si nécessaire" ( denis ), il est à craindre que "l'esprit de clocher" ne soit encore victorieux" ( cactus22 ).

Le projet de réforme des collectivités territoriales répond donc à des attentes, des impatiences même parfois. Mais vous êtes nombreux aussi à vous insurger, à contester une redéfinition des espaces et des compétences. Le plus souvent, vous délaissez alors l'argument du doute - scepticisme quant au bénéfice financier d'une telle restructuration - pour mettre en avant le trouble jeté dans le sentiment identitaire. "Toucher aux particularismes locaux risque d'introduire un trouble identitaire majeur" ( roch ). L'histoire particulière d'une terre, sa cohérence géographique, sa spécificité culturelle, ses traditions, ses racines linguistiques parfois : autant de spécificités présentées comme arguments pour défendre ses frontières locales.

Des peurs s'expriment

La réforme apparaît comme un nouvel éteignoir qui asphyxierait les manifestations vivantes du sentiment d'appartenance à un terroir : "La maladresse des élus qui s'occupent de ce dossier, écrit jomini , résulte à mon sens à blesser l'ego identitaire régional, seul à rester avec l'écrasement général orchestré par la mondialisation, de plus, au moment où cet affect se généralisait : sons et lumières locaux, fêtes médiévales, marchés avec produits des régions..., cette réforme risque de priver brutalement de cette identité régionale."

Autre crainte, la dépersonnalisation des relations entre gestionnaires et administrés, qui laisserait le citoyen dans un labyrinthe chaque fois qu'il aurait un problème à résoudre : "J'ai très peur de la suppression des départements qui aboutira à une gestion des problèmes locaux dans une ville lointaine par des personnes qui ignorent totalement les problèmes que peuvent avoir ceux qui habitent à 200 ou 300 km du chef-lieu... Ce sont ces personnes qui décideront si j'ai le droit d'avoir des poules dans ma cour ou si je dois être habillé en biaude..." ( râleur ). La suppression de communes paraît tout aussi redoutable : on entend si souvent, dites-vous, "On a notre maire et on ne veut pas du vôtre" ( fredus ). Nul besoin d'être natif d'un lieu pour souhaiter le préserver, Papy66-67 , maire, indique que lorsqu'il a tenté une fusion de deux communes, "ce sont les personnes non originairement nées sur les communes respectives qui ont été le plus acharnées à défendre leur entité". On a peur que les régions ne soient "noyées" dans la nouvelle répartition ( Lutèce ), que la République soit "mise à mort", ( Perlikov ), car la République est représentée par les communes, et l'idée même de "fédération" inspire une peur qui soutient le paradoxe : "Pourquoi tendre vers une fédération ? Nous sommes un État centralisé décentralisé" ( AP ).

Peur enfin d'une recentralisation excessive du système, perverse en ce qu'elle conduirait à une régression :"Le fait de ne mettre que huit ou dix grandes métropoles ferait passer des grandes villes au second plan, je pense à Grenoble, Clermont-Ferrand, Montpellier, Brest, Reims, Limoges... déjà que Paris mange toutes les villes qui se trouvent autour, si on fait passer des grandes villes au second plan, on n'est pas près de s'en sortir, sur l'équilibre de la France" ( un ilien ).

Qu'est-ce que c'est, "l'identité" ?

Quelle est au juste cette identité qui a tellement d'importance ? Le mot renvoie-t-il à des faits, des réalités de marbre ? Pas vraiment, du moins est-ce ce que montrent les variations de perceptions dans les commentaires, ainsi que les écarts subjectifs dans l'évocation des faits historiques, des étendues géographiques et des phénomènes culturels.

Géographiquement, on s'aperçoit que le sentiment identitaire ne s'inscrit pas, de manière générale, dans les aires des régions actuelles - ou futures, mais qu'il correspond bien davantage aux fiefs historiques : "Les particularismes locaux... correspondent en gros aux anciens grands fiefs féodaux" ( roch ) ; bzh cite le duché de Bourgogne, le comté de Toulouse, le duché de Bretagne... L'identité est bien un sentiment, une affaire de coeur : "Je suis de Moreuil et j'ai le coeur qui bat quand je vois Lens ou Lille au foot", "C'est le coeur qui parle et non une carte géographique" ( vendéano-britto-basque ), "Je ne vois pas comment des élus de Rhône-Alpes pourraient s'intéresser à la région Auvergne et la comprendre aussi bien et avec autant de coeur que des élus issus de nos territoires" ( michel ).

Quand vous examinez en détail les redécoupages possibles, le coeur a encore ses raisons... Prenons trois exemples. La Picardie a de fervents défenseurs : "Picards et fiers de l'être, nous resterons picards à la vie à la mort" ( dédé ) ; pourtant, note jllem , "la Picardie ne correspond pas à la Picardie historique". Et castel lance : "Libérez le sud de l'Aisne", où "personne ne se sent picard". Même dissonance au sujet de la Franche-Comté, à rattacher, selon bon sens , à la Bourgogne "comme du temps de Louis XI - mais sans Belfort qui est en Alsace francophone", tandis que pour jean-philippe allenbach , "Si c'est pour dépendre de Dijon, mieux vaut pour la Franche-Comté devenir canton suisse" pour notamment (outre les avantages en salaires, sécurité, écologie, démocratie...) le "bon respect de son identité régionale", la liberté d'afficher "le lion comtois sur les plaques de voitures". Le rattachement de l'Auvergne, dont kris reconnaît qu'elle n'a "jamais flirté avec le Rhône", pose de sérieux problèmes : "La Catalogne est fière d'avoir une histoire, pas d'Auvergne, du centre" ( M. Poulpe ), Rhône-Alpes-Auvergne "c'est un monstre, à éviter absolument" ( Esteban2 ). La Vendée est-elle poitevine ou bretonne de coeur, la Drôme et l'Ardèche auraient-elles un autre avenir en étant intégrées à des régions méridionales que ne leur offre pas leur statut actuel de "bronze-culs pour Lyonnais et Grenoblois" ( occitan ), fiatlux allant jusqu'à préconiser le rattachement de la région Rhône-Alpes à la région Paca...

Les mots sont forts, expriment des points de vue passionnés. Finalement, le souci de préserver d'intrusions sa sphère de vie est plus souvent exprimé, dans l'ensemble des commentaires, que l'acceptation d'un redécoupage des collectivités pour que naissent de nouvelles solidarités. Comment ne pas repenser au référendum sur l'Union européenne ?

 

Source : http://www.lepoint.fr/actualites-politique/vous-l-avez-di...