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15/11/2007

Les Pays-Bas partagés sur un rattachement de la Flandre

Quelque 45 % des Néerlandais sont favorables à une « fusion » de la Flandre (les provinces néerlandophones de la Belgique) et des Pays-Bas, alors que 49 % s'y opposent, selon un sondage de l'institut Maurice de Hond publié hier.

Les partisans d'un rattachement estiment qu'avec 22 millions d'habitants les Pays-Bas élargis à la Flandre seraient plus puissants au sein de l'Union européenne et qu'une telle fusion profiterait à l'économie. Par contre, ceux qui n'y sont pas favorables redoutent les chocs entre les deux cultures et l'instabilité politique.

Les partisans du rapprochement avec la Flandre sont surtout les personnes qui ont voté pour l'homme politique de droite Geert Wilders. Ce sondage montre également que 80 pc des personnes interrogées apprécient la Flandre.

07:35 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Flandre, Pays Bas

07/11/2007

Le droit du bon droit

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Depuis des années, certains politiques –parmi lesquels l’actuel ministre des Affaires étrangères français- se sont faits les chantres du droit d’ingérence. Un « droit » qui, par nature, implique de se substituer à une autorité existante, dans un pays autre, afin de lui dicter quelques mesures de bonnes conduites. Toute la question est alors de savoir quels sont les critères de bonne conduite, les bonnes valeurs ? Qui définit le bon du mauvais ?

L’affaire de l’Arche de Zoé met en exergue ce problème, au point que désormais nombre de politiques, journalistes ou faiseurs d’opinion se la posent ouvertement. Car même si, dans ce cas précis, les faits sont poussés à l’extrême, l’ensemble de cette affaire repose clairement la question de l’ingérence et surtout des critères justifiant cette ingérence.

Des critères qui n’ont jamais été définis et qui, de fait, dépendent entièrement de l’interprétation que l’on fait du bien et du mal, du bon et du mauvais, du confort et de l’inconfort, de l’admissible et de ce qui ne l’est pas. Les déclarations du fondateur de l’Arche de Zoé sont, sur ce thème, un véritable cas d’école lorsqu’il justifie son action sur le « il n’y a qu’à voir comme ils vivent » ! On croit rêver. C’est exactement comme si un Américain débarquait dans une famille française et décidait d’enlever ses enfants aux parents sous prétexte que la maison n’est pas assez chauffée, les vêtements pas assez « mode » et les ados pas assez ronds.

La question est alors de savoir si le monde entier doit vivre sur les mêmes bases matérielles, intellectuelles et spirituelles. Actuellement, ce n’est pas le cas, mais l’uniformisation du monde et du mode de vie sont-elle nécessaires ? Comme le rappelait fort justement l’historien Jacques Marseille dans une émission de radio du 3 novembre au matin, la colonisation a commencé avec de bons sentiments. Avec le désir d’imposer à d’autres pays, d’autres cultures celle des occidentaux, sous prétexte que ces derniers la considéraient comme le summum de l’aboutissement intellectuel. Avec le désir de faire partager le savoir, les découvertes, la spiritualité…

Imposer, serait-ce la meilleure des valeurs, c’est nier aux autres tout système de pensée propre. C’est nier sa liberté d’être humain, exactement comme Robespierre et Saint-Just voulurent imposer leurs idéaux par la Terreur. Pourtant, ils ne rêvaient jamais que d’égalité…

Source :  www.historia-nostra.com

03/11/2007

Grève des pêcheurs en Bretagne contre le prix du pétrole

Les marins-pêcheurs du Guilvinec (Finistère), de Concarneau et de Lorient (Morbihan) sont restés à quai vendredi matin
pour protester contre les hausses successives du prix du gazole et demander des aides, apprend-on auprès du comité local des pêches.


Ce mouvement de grève a été lancé jeudi au Guilvinec et pourrait faire boule de neige sur l'ensemble de la façade Atlantique, estime le comité des pêches.

Quelque 500 marins ont manifesté vendredi matin devant les bâtiments des affaires maritimes du Guilvinec, dont les accès ont été bloqués par des panneaux et des filets. D'autres actions sont prévues au cours des prochains jours.

Les pêcheurs réclament des mécanismes permettant de répercuter les hausses du prix du pétrole, qui représente selon eux de 20 à 30% de leurs dépenses, sur le prix du poisson qui est aujourd'hui vendu à la criée et ne peut être directement facturé par les pêcheurs.

Il y a deux ans, un seuil de rentabilité des bateaux avait été établi à 0,30 euros le litre de gazole. Celui-ci a atteint 0,51 euros le litre ces derniers jours.

Un système de compensation des hausses du pétrole a été supprimé il y a un an après avoir été jugé incompatible avec les règles de la communauté européenne.

Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Michel Barnier, a annoncé il y a trois jours une enveloppe de 25,5 millions d'euros correspondant à un plan de sortie de flotte déjà engagé par son prédécesseur Dominique Bussereau.

Les pêcheurs du quartier du Guilvinec, qui regroupe également les ports de Lesconil, Loctudy et Saint-Guénolé, représentent environ 300 bateaux dont un tiers pratiquent le pêche hauturière, la plus touchée par les hausses du prix du gazole.