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30/11/2007

Clemenceau. Les Belges en favoris

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On connaîtra officiellement, avant la fin de l’année, l’entreprise qui sera chargée de désamianter et de découper l’ex-Clemenceau (26.000 t), le porte-avions immobilisé depuis un an et demi à Brest. Parmi les cinq opérateurs encore en lice, la proposition du groupe belge Galloo Recycling tient la corde.

Le groupe, qui compte 25 filiales en Belgique et dans le nord de la France (Douai, 59), a eu le temps de se forger un nom dans le recyclage de navires en tous genres. Group Galloo Recycling (1) avait participé au renflouage du Tricolor, ce ferry coulé en Mer du nord avec ses voitures à l’intérieur. Choisis parmi une trentaine d’opérateurs européens, les Belges ont également remporté, cet été, le marché du HMS Fearless, un bâtiment militaire anglais de 158 m. Son démantèlement est prévu en début d’année à Gand, le Clemenceau étant programmé dans la foulée.
600 mètres de quai et un vaste slipway.
Pas étonnant que leur dossier technique et que leur potentiel industriel aient autant fait sensation. Ils disposent à Gand d’un quai de 600 m et d’un vaste slipway pour finir le travail. Mais pas question d’effectuer eux-mêmes le désamiantage : ils ont prévu de faire appel à un sous-traitant des plus pointus dans le domaine et appliqueront une méthode éprouvée. La découpe est prévue en tronçons, du quai, bateau à flot. Des équipes légères se chargent du désamiantage et découpent niveau par niveau, des blocs de plusieurs tonnes saisis par des grues. Une fois dépollués et déposés à terre, ces ensembles sont découpés à l’aide de cisailles installées au bout de puissants bras métalliques. Il suffit de hisser sur le slipway la coque allégée au maximum, avant de la soumettre au même découpage mécanique. « Ces 36 mois de chantier au maximum sont une belle opportunité de faire parler de son savoir-faire », commente sobrement un spécialiste français du groupe. « Au moment de son départ pour l’Inde, nous avions été terriblement vexés lorsqu’on avait claironné qu’aucune entreprise européenne n’était capable de mener à bien cette opération ! »
Appelés à affiner ses coûts
La société gantoise Van Heyghen Recycling est invitée à affiner ses coûts au plus tard pour la semaine prochaine, pendant que les candidats les moins bien placées ont ou s’apprêtent à recevoir un courrier leur expliquant le choix définitif. Retenus ou pas, les Belges ont relevé le gant avec brio et une certaine suite dans les idées : le Colbert, la Jeanne d’Arc et les nombreuses frégates à suivre sont déjà dans leur ligne de mire. (1) 500 employés, 400 M€ de chiffre d’affaires en 2006, entre 10.000 et 20.000 t de navires recyclés chaque année. Le groupe belge a déjà traité plusieurs navires industriels de pêche bretons.