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24/02/2013

Les Petits Bretons… sablés

La Bretagne…

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Lorsque nous pensons à la Bretagne nous pensons évidemment à beaucoup de choses différentes et souvent à sa gastronomie. Et à ce sujet, il faut reconnaître qu’elle reste célèbre pour ses spécialités mondialement connues qui attirent toujours des milliers de gourmets, Bretons ou non.

Il y a bien sûr les fameuses crêpes mais aussi les différents fruits de mer, le beurre… salé qui se marie si bien en tartine avec les délicieuses coques et aussi : les moules, les huitres, les crabes et leur cervelle à manger à la cuillère… en passant par l’anguille, les poissons comme la dorade ou le bar et tant d’autres mets qui déjà nous font saliver sans parler des boissons bretonnes, du cidre en passant par le calva breton, l’hydromel et le chouchen.

La Bretagne occupe dans le paysage gastronomique français une place à part, une place d’honneur, de par son histoire, ses spécificités, sa culture. Région mythique, elle reste souvent assez peu connue des Français et nous aurions tendance à espérer que cela continue, car ce pays a su protéger plus qu’ailleurs, à la fois son littoral, ses traditions et aussi son paysage. La Bretagne est en particulier une des rares régions où la politique d’installations de lignes électriques est passée résolument par l’enterrement des câbles, quitte à mettre la main à la poche.

Sagesse et fierté, courage et intelligence qualifient bien l’âme bretonne. En France, l’image répandue est toutefois assez différente, celle d’une Bretagne grise et humide, celle des tempêtes et des marins en détresse, le pays du crachin et de la pluie, des eaux froides et inhospitalières pour la baignade. Mais cette contrée magnifique est pourtant un endroit de douceur où il fait bon vivre.

De son ancienne capitale, Nantes, en passant par Vannes ou Saint-Malo, c’est toute la splendeur et la gloire d’un peuple courageux qui s’étalent à travers ses monuments, à travers son architecture, à travers sa nature et ses paysages. Un pays de cartes postales, un pays de musiciens, mais aussi un pays où il fait bon vivre, une des régions où la qualité de vie est souvent supérieure à la moyenne française et aussi surtout : où l’on mange bien… et même très bien !

Au-delà des mets de fête qui nous ramènent à la Bretagne au moment de Noël et du Nouvel an, la Bretagne est en effet l’une des régions productrices en agroalimentaire parmi les plus prolixes. Lait, beurre, produits laitiers divers, volailles, œufs, viande de porc ou de veau, choux fleurs ou artichauts, ah cette Bretagne nous régale, et pas seulement en France et bien au-delà des frontières de l’Hexagone. Elle apparaît pourtant si lointaine et parfois si inaccessible que nous en oublions quelques plaisirs simples que sont ses desserts succulents, far breton ou sablé breton… la simplicité incarnée !

C’est justement autour des sablés bretons que nous vous invitons aujourd’hui avec une recette très facile à réaliser et qui ravira vraiment les papilles de toute la famille, des plus petits (les plus intéressés), aux plus anciens (au moins aussi intéressés mais en secret !). Faites-vous plaisir et régaler vos proches et vos amis avec les sablés ou pavés bretons !

Préparation :15 minutes

Cuisson :15 à 20 minutes à 190° C

Ingrédients: pour 24 à 36 sablés

- 200 g de farine

- 150 g de beurre salé breton

- 150 g de sucre

- 2 jaunes d’œuf

- 15 g de levure

Mélangez vos ingrédients dans un grand saladier, d’abord le sucre, la farine et la levure.

Puis ajoutez le beurre mou et les jaunes d’œufs,

Réservez au frais dans un film alimentaire ou un torchon, la pâte pendant une à deux heures,

Sur un plan de travail fariné, diviser la pâte obtenue en 24 ou 36 morceaux : Prenez chaque morceau, roulez le entre vos deux paumes, aplatissez-le puis disposer le sur une plaque que vous aurez au préalable recouverte de papier sulfurisé,

Tracez avec un couteau des lignes dans un sens puis dans l’autre ou si vous en avez la patience ou l’envie des dessins de votre choix (les plus petits vont adorer !),

Vous pouvez aussi (c’est mieux) les placer dans divers petits moules ou cercles beurrés selon ce que vous possédez,

Enfournez vos sablés dans votre four, et placez la grille ou la plaque très haut dans le four,

Les sablés doivent rester blonds, et pour ceux qui se trouvent dans un moule, attendez deux minutes avant de les sortir du four, ils pourraient se briser très facilement car ils sont très friables.

Variante : Si vous avez choisi d’en réaliser seulement 24, ils auront la taille d’une petite tartelette que vous pouvez parfaitement agrémenter et garnir d’une ou de plusieurs fraises. Dans ce cas, utilisez non pas un beurre salé mais du beurre doux. Mis à part les fraises, toute une série de garnitures diverses est envisageable, de diverses préparations au chocolat, en passant par des pâtes à tartiner, confiture de lait, noix, pistaches, d’autres fruits, notamment des fruits rouges comme la framboise, la myrtille etc. Ils peuvent être également parfumés à l’aide d’agrumes, tels que le citron ou l’orange, en matière de garniture ou de variantes, seule votre imagination fixera la limite !

Bon appétit !

25/07/2009

Le sarrazin, verson Breizh

sarrazin2.jpgAprès le chirashi super sain et les bentos kawaii, la cuisine japonaise abat une nouvelle carte : le sarrasin. Bourrée d’atouts santé, la petite graine a convaincu le tout Hollywood en un rien de temps. Mais c’est vite oublier que, depuis des centaines d’années, le blé noir est aussi un pilier de la gastronomie bretonne.

 

Valérie Orsini, coach des stars, le dit haut et fort sur son profil Facebook : sa nouvelle boisson miracle, c’est le soba-cha. Venu du Japon, ce thé de sarrasin est en réalité une infusion à base de blé noir torréfié ; sans caféine, elle se sirote toute la journée et draine l’organisme. Et la coach d’en remettre une louche : « au petit déjeuner, rien de meilleur qu’un porridge au sarrasin. » Si l’idée n’enchante pas les papilles au premier abord, les arguments santé sont de taille : pseudo céréale au même titre que le quinoa, le sarrasin est en fait un cousin de la rhubarbe. Exempt de gluten, il convient donc aux allergiques et cumule les propriétés hautement nutritives et antioxydantes.

Les Japonais le savent depuis longtemps. Là-bas, c’est sous forme de nouilles, les sobas, que l’on mange le sarrasin depuis des siècles. Sa culture aurait débuté en Chine bien avant notre ère. Passée par la Russie, où elle est consommée décortiquée et rôtie sous le nom de Kacha, la petite graine est arrivée en France au Moyen-Âge. Enfin, a priori, car « au sujet du sarrasin, on n’est certain de rien : la plupart des sources parlent du XVe siècle, d’autres préfèrent le XIXe ! » s’amuse Sylvie Ferdinand, auteur de Petites histoires de cuisine bretonne. (1)

(1) Petites histoires de cuisine bretonne de Sylvie Ferdinand aux éditions Terre de Brume, 95 p., 4,75 €.